mercredi 23 octobre 2013

Coup de Siroco à la Gorge aux chats

Greg des blocs
Grimpeur inconnu dans Coup de Siroco, Gorges aux chat, (C) 2013 Greg Clouzeau Samedi, la douceur de ce mois d'octobre avait provoqué un peu de condensation sur les blocs mais ceux de la Gorge aux Chats étaient plutôt secs. Il y avait foule dans ce petit site des Trois Pignons, hélas victime de son succès... Heureusement la lumière était là. Magnifique, même !

L'occasion donc de shooter quelques photos dans cette recherche de capture de la lumière minimum... C'est de loin, qu'un groupe de grimpeurs a retenu mon attention pour cet exercice.

Pour le bloc, c'est Coup de Siroco qui fait parti des très beaux surplombs en 6A de la Gorge aux Chats, qui sera le modèle pour des photos d'ambiance.

Voici donc une nouvelle série d'images aux mesures calées sur les hautes lumières... Les plus hautes lumières se trouvent sur le haut du bloc et sur la réverbération sur le crash pad. En prenant ces éléments pour la mesure, c'est à dire en faisant en sorte qu'ils soient correctement exposés, le reste est automatiquement sous exposé. Cela donne des images très contrastées.

J'adore mais ce n'est pas le cas de tout le monde ! Pour éviter cela, deux solutions s'offrent au photographe : le HDR ou l'apport de lumière pour déboucher les ombres (au flash ou avec un réflecteur). En attendant de revenir sur ces techniques un jour, voici deux autres images de cette série dont le principale défaut à mon gout reste ce tronc du pin qui barre la vue en plein milieu. S'il n'y avait pas eu un gros bloc à droite, je me serai décalé...Bref, un peu déçu...

Grimpeur inconnu dans Coup de Siroco, Gorges aux chat, (C) 2013 Greg Clouzeau
Grimpeur inconnu dans Coup de Siroco, Gorges aux chat, (C) 2013 Greg CLOUZEAU
 
Grimpeur inconnu dans Coup de Siroco, Gorges aux chat, (C) 2013 Greg Clouzeau
Grimpeur inconnu dans Coup de Siroco, Gorges aux chat, (C) 2013 Greg CLOUZEAU
 


lundi 21 octobre 2013

Rencontre avec Vespa Crabro dans les Trois Pignons

Greg des blocs


Le frelon ou Vespa Crabro, au nid dans les Trois Pignons, octobre 2013, (C) Greg ClouzeauLe Vespa n'est pas qu'un célèbre 2 roues !

Le frelon européen (Vespa crabro) est une espèce d'hyménoptère eusocial de la famille des vespidés ressemblant à une guêpe commune mais de taille deux fois plus importante ; c'est en fait la plus grosse des espèces de guêpes européennes.

Lors d'une petite séance de grimpe à peine perturbée par la condensation quasi inévitable avec les hautes températures de ce mois d'octobre, j'ai pu observer un superbe nid de frelons à la Gorge aux chats, en bordure du chemin menant au célèbre Rubis sur l'ongle. Très tranquille, le nid n'a semblé se réveiller qu'une fois touché par les rayons de soleil descendant de la fin de journée.



Au printemps, les jeunes reines créent dans les arbres morts, murs de pierre sèche, greniers ou cheminées un nid en papier mâché (fibres végétales mâchées) abritant les premières alvéoles où elles pondent les premiers œufs.

En automne, la colonie atteint son apogée, de jeunes reines et des faux-bourdons naissent, prélude du cycle suivant. Les nids sont souvent composés de 5 à 12 rangées de plateaux superposés constitués d'alvéoles toujours orientés vers le bas. La forme en ballon de rugby n'est pas obligatoire et peut fortement varier selon l'endroit où il est construit. La couleur et les motifs du papier varie selon la fibre végétale collectée par les ouvrières.

Un nid comprend en moyenne 5 000 alvéoles. Le nid, fin août, peut dépasser une capacité de 25 litres et la longueur ultime de son grand-axe peut atteindre un mètre. Les plus grands nids se rencontrent dans les charpentes et les arbres creux car ces emplacements offrent le plus de surface de fixation.

Lors des premiers froids automnaux, les mâles et femelles et la reine de la saison meurent, ainsi que les ouvrières. Resterons les jeunes femelles récemment fécondées qui passeront l'hiver pour constituer de nouvelles colonies.

Le frelon européen (Vespa crabro) garde son nid, Gorge aux Chats, Trois Pignons
Le frelon européen (Vespa crabro) garde son nid, Gorge aux Chats, Trois Pignons



Pour nourrir son couvain, une colonie bien développée peut consommer 500 g d'insectes par jour : mouches, guêpes, abeilles, sauterelles, libellules, ainsi que chenilles et araignées !
Dangereux le frelon ? Pas tant que cela !

La piqûre de cet insecte est très douloureuse à cause du diamètre du dard et de la composition du venin, mais sa toxicité est en moyenne 10 fois inférieure à celle du venin d'abeille ! Ainsi, contrairement à une légende tenace, le nombre de piqûres nécessaires pour tuer un être humain adulte se situe entre cent et cent cinquante (sauf pour des individus allergiques).

Le frelon est peu dangereux, tant qu'on n'agresse pas son nid, qu'on ne l'approche pas de trop près (3 à 4 m sont raisonables). Les frelons ne s'en prennent le plus souvent qu'à ceux qui passent à proximité... Hors de cette zone, le frelon est un insecte pacifique qu'il suffit de ne pas effaroucher par des gestes brusques. Ce qui rend les frelons très impopulaires, c'est que contrairement aux guêpes ils sont attirés par la lumière, et leur visite nocturne est fort probable si leur nid est installé près d'une habitation.

Si on détruit leur nid pour s'en débarrasser, ils cherchent à le reconstruire à la même place.

Niché dans une fissure d'un dévers à 60 cm du sol, le nid ne se remarque pas tout de suite. Il est assez silencieux et calme. Seul le gardien nous alerte de son habitation...


mardi 1 octobre 2013

Escalade au 91.1 : l'Arc de Cercle

Greg des blocs
Toujours durant cette séance de septembre 2013,  quelques mètres à gauche du Cure-dents, la fissure de l'Arc de cercle, bien que côtée 5+, reste un petit moment d'angoisse pour un très beau bloc du circuit rouge TD.

Là encore j'ai fait quelques clichés dont ceux-ci que je vous propose en noir et blanc pour renforcer l'aspect précaire de la situation du grimpeur...
Arc de cercle, 5+, 91.1, Trois pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau
Arc de cercle, 5+, 91.1, Trois pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau

Arc de cercle, 5+, 91.1, Trois pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau
Arc de cercle, 5+, 91.1, Trois pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau

lundi 30 septembre 2013

Escalade au 91.1 : le cure-dents

Greg des blocs
Stéphane dans le Cure-dents, 6a, 91.1, trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau



Le Cure-dent est un de ces très grands blocs du circuit rouge TD (Très Difficile) du Rocher du 91.1.

Proposé à 6A, ce mur demande un bonne maîtrise de l'équilibre et un peu de mental pour la sortie.

Petite histoire :
Vous noterez que sur la partie en haut à droite du bloc, il manque un bout du rocher, morceau qui se trouve au sol depuis, qu'aux débuts des années 80, une équipe de grimpeurs du Cosiroc (dont Oleg Sokolsky et Jo Montchaussé) est intervenue pour sécuriser la voie.

Lors d'une sortie de septembre 2013, j'ai pu y faire de très nombreuses photos (à retrouver dans la photothèque à cet endroit).

En voici quelques unes de ce passage incontournable et que l'on aborde toujours avec une certaine retenue. Merci aux pareurs, à Stephane, Franck et David pour ce bon moment et ces belles photos.

Le suite des images de ce circuit va suivre d'ici peu !

A gauche, Stéphane dans le Cure-dents.



Franck Scherrer dans le Cure-dents, 6a, 91.1, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau
Franck Scherrer dans le Cure-dents, 6a, 91.1, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau

Et je ne résiste pas à celle là de la retraite de David ! ;-)


La retraite de David dans le Cure-dents, 91.1 avec la parade de Stéphane, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau
La retraite de David dans le Cure-dents, 91.1 avec la parade de Stéphane, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau

vendredi 20 septembre 2013

La vie en rose à Bleau c'est callune ou bruyère

Greg des blocs


Qui n’a pas succombé aux charmes de ces landes couvertes au début de l’été du violet de la bruyère se mêlant au jaune d’or des genêts ? En y regardant de plus près, il y a dans ces paysages deux types de fleurs roses ou violettes qui traduisent la présence de deux sortes « bruyères ».



La « vraie » bruyère est nommée Erica par les botanistes alors que la « fausse » bruyère correspond à la Callune en botanique. Elles ne fleurissent d’ailleurs pas tout à fait en même temps. Et en ce début d’automne, seule la callune colore les crêtes de sa floraison de la fin de l’été à l’automne. Mais vous aurez d’ailleurs bien du mal à faire entendre aux gens du pays de Fontainebleau que cette plante n’est pas de la « Bruyère », mais une cousine : la Callune !

La Bruyère appartient au genre Erica qui comprend 11 espèces en France, caractérisées par une corolle en grelot ou en cloche. La Callune appartient au genre Calluna avec une seule espèce : Calluna vulgaris.

LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU,
LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU,
ROCHER DU 91.1, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU

Bruyère et callune : deux genres distincts de la famille des Ericacées

Comment ne plus confondre une vraie bruyère avec la callune ?

En observant la disposition des feuilles sur les tiges :
Pour les vraies bruyères (Erica), les petites feuilles aciformes (« en forme d’aiguilles ») sont écartées du rameau : on peut donc bien voir le dit rameau brun, lignifié (en bois).
Pour la callune fausse-bruyère (Calluna vulgaris, Ericacées), les petites feuilles sont dodues, gorgées d’eau, et appliquées sur le rameau, comme des tuiles sur un toit : pas moyen de bien voir le rameau ! De plus, les fleurs sont plus ouvertes que chez Erica, moins « en clochettes ».

Comparons les deux plantes (voir photo ci-dessous) et nous verrons qu’elles sont bien différentes à la fois par leur fleur, leur feuille et leur répartition. Ici la bruyère est déjà fanée et l’on distingue la différence de taille/forme des fleurs et disposition et forme des feuilles…



A gauche : Callune, à droite Bruyère
A gauche : Callune, à droite Bruyère
(c) 2013 Greg CLOUZEAU




LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU
LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU,
ROCHER DU 91.1, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU

Je vous laisse le soin des recherches botaniques et vous invite simplement à les observer d’assez près. Plusieurs bruyères de Fontainebleau sont classées parmi les espèces végétales protégées… Inutile d’en faire un bouquet de cadavres pour la maison… faites des photos !


CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES. SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU
CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES.
SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU

CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES. SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU
CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES.
SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU


Des plantes plus fragiles qu'il ne semble.


Notez aussi que toutes deux sont très sensibles au piétinement. Une fois leurs branches cassées, elle ne repoussent pas. Ne quittez pas les chemins. Elles permettent un très bon maintient du sable et participent à la lutte contre l’érosion.


ÉCRASÉES, BRUYÈRE ET CALLUNE NE REPOUSSENT PAS. TROIS PIGNONS, MARS 2013, (C) GREG CLOUZEAU
ÉCRASÉES, BRUYÈRE ET CALLUNE NE REPOUSSENT PAS.
TROIS PIGNONS, MARS 2013, (C) GREG CLOUZEAU