jeudi 21 mai 2015

ça mousse à Bleau !

Greg des blocs

Mousse sur grès, Fontainebleau, Gclouzeau
La forêt de Fontainebleau demeure un pur bonheur pour les amoureux de la nature pour de nombreuses raisons et notamment pour sa flore composée d'environ 1350 plantes à fleurs, 3000 champignons, 450 mousses, 500 lichens et autant d’algues !


Vous pensez donc que les photographes ont de quoi cliquer !


Je m'en donne à cœur joie... mais ne comptez pas trop sur une identification des mousses et lichens vu la complexité de la famille des Bryophytes et les évolution subits par la classification !

Le richesse faunistique et floristique de Fontainebleau est étroitement liée à la diversité des sols (acides, calcaires, etc..), des milieux (landes, platières, mares etc..) et des reliefs, des influences climatiques, des mesures de protection et des interventions humaines ces 4 derniers siècles.

Mousses et lichens communs à Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau
Mousses et lichens communs à Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau
Scrutée depuis le XVIIe, la flore de Fontainebleau abriterait donc plus de 5 000 espèces dont "seulement" 1 424 "plantes supérieures" (les Phanérogames). Parmi elles, 186 essences d'arbres (dont 109 plantées), une centaines d'arbuste (dont 79 "spontanés").

Le reste, la très grande majorité, la silencieuse, la minuscule, celle qui abrite les fées, lutins, génies et autres Korrigans légendaires, celle que l'on ne remarque pas et que le visiteurs saccagera peut être sans le savoir, se compose donc des Cryptogames, les plantes comme les champignons, algues, fougères, mousses et lichens !

Parmi les plantes actuelles, les bryophytes terrestres et les bryophytes aquatiques sont celles qui ont conservé le plus de caractères des premières plantes ayant colonisé la terre ferme.

Sporophytes de mousse, Fontainebleau, (C) Greg Clouzeau
Sporophytes de mousse, Fontainebleau, (C) Greg Clouzeau

Pris au sens large, c'est-à-dire celui des classifications traditionnelles, le terme bryophyte s'applique aux trois embranchements de plantes terrestres qui ne possèdent pas de vrai système vasculaire. Au sens strict, l'embranchement actuel des Bryophyta ne concerne que les mousses et les sphaignes au sens botanique strict (à l'exception donc des Hepaticophyta et des Anthocerotophyta).


Sporophytes de mousse, Fontainebleau, (C) Greg Clouzeau
Sporophytes de mousse, Fontainebleau, (C) Greg Clouzeau

Les Bryophythes :


- Hepaticophyta (hépatiques), l'embranchement le plus primitifs représente 6000 espèces environs dans le monde dont :


                                  - Marchantiopsida les hépatiques à thalle complexe

                                  - Jungermanniopsida les hépatiques à thalle simple ou à feuille (+/- 4000 espèces)

- Anthocerotophyta (anthocérotes) est un petit embranchement voisin des hépatiques (une centaine d'espèces)
- Bryophyta (mousses) représente près de 10 000 espèces réparties en 3 classes


                                  - Sphagnopsida (sphaignes)

                                  - Andreaeopsida (andréales)

                                  - Bryopsida (vraies mousses)

Vraie mousse (Bryopsida) sur grès à Fontainebleau
Vraie mousse (Bryopsida) sur grès à Fontainebleau

Les bryophytes, et les mousses en particulier tirent l'essentiel de leur nourriture de l'air et des nutriments apportés par l'eau, par la pluie ou les dépôts de particules et aérosols. De nombreux bryophytes sont vulnérables à l'acidification de l'air, à sa pollution et à l'eutrophisation des milieux.


Ils jouent à ce titre un rôle important dans l'épuration de l'air, mais aussi en matière d'accumulation de certains polluants (métaux lourds et radionucléides notamment). Ce sont aussi des organismes pionniers important dans les processus de résilience écologique. Ils sont moins sensibles à la continuité temporelle de l'état forestier que les lichens.


Voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Bryophyte