Les aqueducs de Fontainebleau

Si la forêt est bordée par la Seine, aucune rivière ne la traverse. Tout du moins, pas naturellement ! En 1854, Georges Eugène Hausmann propose un projet d'alimentation en eau de Paris.

Les sources de la Vanne sont acquises en 1860 et les plans du tracé de l'aqueduc sont terminés en 1865. Œuvre de l'ingénieur Eugène Belgrand, l'ouvrage est achevé en 1875. Long de 173 km, l'aqueduc traverse la forêt de Fontainebleau sur 17 km dont 3,5 en aérien.

L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus

Il rassemble des eaux provenant de différentes sources dont celles du Loing et du Lunain.
L'eau arrive au réservoir de Montsouris, situé dans une ancienne carrière souterraine dans le 14e arrondissement de Paris.
L’aqueduc est parfois souterrain. Il traverse intégralement le rocher de Bouligny à une profondeur moyenne de 26 mètres sur une longueur de 1397 m. C’est exactement ici, à deux pas de la route de Nemours, qu’eut lieu un éboulement lors du chantier de creusement, le 20 juillet 1868, accident qui fit quatre morts !

 
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
 
En dehors des mares de platières et des quelques fontaines aménagées par les Sylvains, l'eau ne coule pas beaucoup en forêt. Au XIXe, on profita donc du succès de certains sites pour y aménager de nombreuses buvettes. Les six plus importantes sont en effet établies autour de la Fontaine Sanguinède, au Mont Chauvet, au Bouquet du roi, près de la Fontaine Dorly, au Rocher Cassepot et, bien entendu, à la Caverne aux Brigands.
Mais cela ne semblait pas suffire à calmer la soif de nos touristes alors certains échafaudent des projets au coût pharaonique et qui n'aboutiront jamais.
Ainsi, en 1847, l'ingénieur Alexandre Corréard, envisage la construction d'un barrage sur la Seine. De celui-ci, un réseau de canalisations amènerait l'eau au cœur de la forêt.
Denecourt n'est pas en reste et reprenant ce projet, il imagine un aqueduc pour alimenter les sites les plus touristiques.
Enfin, en 1865, l'ingénieur Garceau proposait lui de creuser un canal de trois mètres de large qui encerclerait la forêt domaniale sur une vingtaine de Kilomètres. Des travaux estimés alors à plus d'un millions de francs !
 
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
 
 

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