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vendredi 4 décembre 2020

Saviez-vous qu'il reste des dunes de sables du Quaternaire en Forêt de Fontainebleau ?

C'est dans un site un peu oublié de la forêt de Fontainebleau que se cachent les restent des grandes dunes de sables qui s'étaient créées sous l'action du vent au Quaternaire. ce ne sont pas les dunes du Pilat, ni celles du Sahara mais elles permettent aux géologues de se faire un idée de ce qu'était le paysage de la forêt de Fontainebleau à cette période.

Les dunes de sable des Béorlots
Les dunes de sable des Béorlots un vestige du passé que la végétation colonise



Les marques de l'action éolienne sont nombreuses dans le Massif de Fontainebleau. Ce sont divers dépôts reconnus mais aussi des marques d'érosion qui n'avaient guère retenu l'attention des géologues : alvéoles vidées par le vent, couloirs d'érosion kilométriques, dénudation de platières avec évidement de dépressions à l'origine de certaines mares. Thiry Médard, célèbre géologue spécialiste de notre forêt, explique que "ces actions éoliennes ont contribué à différencier la façade occidentale au vent avec des reliefs plus vifs et plus ciselés, des chaos rocheux plus dégagés, des versants de sables nus. En revanche dans les parties orientales sous le vent, les reliefs sont moins vifs, les escarpements des platières et les chaos rocheux sont plus « empâtés » dans le sable et les platières y ont une couverture sableuse plus importante. Les dispositions héritées des actions éoliennes influent profondément sur la nature des sols et la biodiversité du Massif." 

Les dunes de sable des Béorlots, Forêt de Fontainebleau
Les dunes de sable des Béorlots, Forêt de Fontainebleau



Les dunes 

Les dunes éoliennes quaternaires du Massif de Fontainebleau sont connues depuis longtemps mais peu d’études leur ont été dédiées. Une première étude géomorphologique de ces dunes s’est attachée à les dater par la méthode du radiocarbone appliquée à des charbons de bois contenus (1966). Par la suite, la couverture de dépôts éoliens (dunes et limons sableux) a fait l’objet d’une cartographie géomorphologique sur le secteur des « Grands Feuillards » dans la partie occidentale du massif. Des datations au radiocarbone d’anciens sols interstratifés dans des dunes du secteur des « Béorlots » ont donné des âges étagés entre 2300 et 680 ans. 

Les dunes quaternaires ont entre 1 et 5 mètres de hauteur. Quelques-unes de ces dunes ont été dégagées en bordure de la route de la Haute Borne dans le secteur des « Béorlots » mais la végétation reprend immanquablement ses droits...faute de vent. Le déboisement de ces dunes permet de mieux apprécier leur forme et leur hauteur qui est d’environ 5 mètres. Il faut noter des pentes encore raides, donc relativement peu atténuées par l’érosion et le ruissellement. Une étude de ces morphologies dunaires (formes, orientation, distribution, etc.) apporterait sûrement des renseignements sur les régimes des vents à l’époque de leur formation. 

Les dunes de sable des Béorlots, Forêt de Fontainebleau
Les dunes de sable des Béorlots, Forêt de Fontainebleau



Toujours d'après Monsieur Médard, "on peut estimer que les champs de dunes quaternaires couvrent entre 15 à 25 % du Massif de Fontainebleau. Les dunes héritées des périodes glaciaires sont connues aussi bien sur les plateaux calcaires des « monts », comme dans le secteur des « Grands Feuillards », que sur les surfaces basses du paysage, dans les « plaines », comme au « Polygone » et « Champs Minette », ainsi que dans la Plaine du Rosoir dans le secteur sud-est du Massif et dans la Plaine de Bois-le-Roi dans le secteur nord-est du Massif. Les dunes sont particulièrement bien développées dans le district oriental du Massif, alors que le district occidental en est presque dépourvu. Néanmoins, la cartographie de détail montre que des dunes existent localement dans le district occidental ; elles sont limitées aux revers exposés est des buttes gréseuses isolées. De surcroit, les propriétés texturales des dunes quaternaires diffèrent dans les districts Ouest et Est. Dans le district occidental, les sables éoliens sont très bien classés et le diamètre des grains est compris entre 125 et 250 micromètres. Dans le district oriental, les sables sont moins bien triés et sont plus fins, avec des tailles de grain compris entre 80 et 200 micromètres 

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire cet article :



mardi 23 avril 2019

Les nouvelles escalades balisées du Calvaire



Le secteur d'escalade du Calvaire est sans aucun doute le plus proche de la gare de Fontainebleau. C'est aussi le point culminant de la forêt domaniale (alt.143 m). Très fréquenté par les grimpeurs jusqu'à la création des premières salles d'escalade au début des années 90, le site devait plus sa réputation à la grande grotte qui permettait de longues traversées abritées de la pluie et des escalades renversantes qu'à son circuit orange AD+ tracé initialement en vert en 1977 par Charles Christe. En effet, ce qui caractérise le site du Calvaire, ce n'est pas le petit chaos de blocs formé dans une forte pente mais le très long fronton de platière parcourut par le sentier bleu Denecourt n°2. Ici, soit les blocs sont criblés de trous en tous genre et d'incrustations ferrugineuses, soit très compacts et fissurés notamment sur le rempart. Depuis mai 2009, après l'amputation du toit du Saint Roch de 16,5 tonnes de rocher, le secteur était un peu abandonné par les grimpeurs malgré diverses ouvertures de haut niveau et des entretiens régulier du circuit notamment par Christophe Forestier en 2014.
Mais voilà qu'au printemps 2018, Hervé Béranger, Axel Denier et Jean Cabane, ont eut la très bonne idée de finaliser le balisage de deux nouveaux circuits d'escalade :  un jaune peu difficile et peu exposé de 45 numéros et 8 bis et un circuit bleu (D+) de 30 numéros, 4 bis dont neuf voies en cinquième degré complètent maintenant le circuit orange. Ajoutez une poignée de très beaux blocs en 6, 7 et 8 et la proximité de la ville et vous avez là un site à redécouvrir d'urgence ! Les circuits se déroulent dans la pente à l'ombre de grands arbres et peuvent sécher lentement sans vent.
















Le circuit jaune escalade les nombreux petits blocs aux prises franches qui sont coincés entre les plus gros cailloux du sites alors que l'orange, imaginé comme un parcours d'entrainement à la montagne, alterne montées, désescalades et traversées sans poser un pied au sol notamment sur les grands murs du rempart. Une escalade atypique sur un grès qui ne l'est pas moins avec ses incrustations d'oxyde de fer qui lui donnent des couleurs si particulières allant du rouille foncé à l'orange en passant par tout une gamme de grenat et où les trous et écailles plates cèdent souvent le pas aux dalles marbrées et autres fissures… Autant vous dire que pour enchaîner l'orange, il faut faire preuve de solides qualités de grimpeurs d'autant plus qu'il est parfois assez engagé. Quant au nouveau circuit bleu, il est plutôt hétérogène et reprend quelques unes des variantes les plus difficiles de l'ancien orange complétées de nouveautés en 3 et 4 mais surtout de neuf voies entre 5A et 5C dont certaines ne devraient pas vous laisser indifférents ! Un circuit finalement assez court au regard d'un projet d'une centaine de numéros proposé dans les années 90 et qui monte et descend à plusieurs reprises dans la forte pente (risque d'érosion). Dans sa deuxième moitié, les blocs se font un peu plus hauts et les chutes dans la pente chaotique mérite une bonne parade.





Ivan dans Chouca libre, 4A,  n°3 bleu bloc du départ du circuit bleu.
Ivan dans Chouca libre, 4A,  n°3 bleu bloc du départ du circuit bleu.


Si toutes les voies ne sont pas majeure avant le numéro 14, à partir de là, elles deviennent souvent plus hautes et exigeantes.


Parmi les très belles voies, sans parler de la fissure terminale des numéros 29 et 30, essayez donc la dalle de la Pierre de Lune (n°4), celle du Développement durable (n°18), le pilier du Thé méraire (18b), l'Angle Icide (n°24), et ses voisines Le breaks it (n°25) ou J'en pince pour toi (n°26) un peu morpho. Vous trouverez le topo des trois circuits en téléchargement gratuit sur le site du Cosiroc ! Merci donc aux bénévoles pour ces nouveaux parcours de niveaux raisonnables dans ce site accessible en train.


Titi dans Pierre de Lune, 5B...
Titi dans Pierre de Lune, 5B...


Titi dans Pierre de Lune, 5B...
...la très belle dalle du n°4 bleu...


Titi dans Pierre de Lune, 5B...
où les grimpeurs devront user de technique

Titi dans Pierre de Lune, 5B...
Titi dans Pierre de Lune, 5B, 4 bleu


Ivan dans développement durable 5B
Ivan dans développement durable 5B


David s'offre un Thé Méraire, 5B
David s'offre un Thé Méraire, 5B


David dans l'Angle Icide, 4C...
David dans l'Angle Icide, 4C...


David dans l'Angle Icide, 4C...
...un peu d'engagement...


David dans l'Angle Icide, 4C...
...notamment pour le réta de sortie



David dans Break's it, 4B
David dans le Breaks it, n°25 du circuit bleu du Calvaire


Accès :
Depuis les travaux de l'air de stationnement de la Butte à guay, le plus simple en voiture est de se garer au niveau de la Route de la Reine Amélie, remonter celle-ci jusqu'à la croix du Calvaire pour redescendre dans la pente située à l'Ouest (c'est aussi le trajet le plus logique si l'on vient par le train, depuis la gare de Fontainebleau-Avon). Pour les gens pressés, le trajet le plus court revient à se garer au carrefour de ND de Bon Secours (feu tricolore sur de la Route Nationale D606) et de remonter le sentier bleu en traversant à droite vers le sommet de la pente.




Je reviendrai sans doute pour vous parler des blocs plus difficiles notamment les célèbres toits du Calvaire. 10 ans après le déplacement du Saint Roch, si la grotte ne semble pas sur le point de s'effondrer, le risque zéro n'existe pas comme en témoigne cet éboulement imprévisible et spectaculaire d'un surplomb identique au Rocher Saint Germain en 2017 Donc mieux vaut éviter de grimper ou s'abriter sous le surplomb...







mardi 25 septembre 2018

Inspirations géologiques beausardes

Grès de Fontainebleau

S'il y a bien une formation géologique particulièrement inspiratrice de mouvement pour les grimpeurs de Bleau, c'est la desquamation polygonale !
Ces "écailles de tortue" et autres cannelures sur les flancs des blocs correspondent à une dissolution d'une partie du ciment de silice suivant un réseau dont on ne trouve aucune trace à l'intérieur des blocs de grès. Les grains de quartz libérés retournent au sable et la silice dissoute est évacuée avec le ruissellement.
Cliquez sur une photographie pour passer en plein écran
Ivan sur un petit bloc de Franchard Isatis propice à bien des jeux...
Ivan sur un petit bloc de Franchard Isatis propice à bien des jeux... et des images.
 
Ivan sur un petit bloc de Franchard Isatis propice à bien des jeux...
 
 
 

mercredi 10 janvier 2018

L'iroquois du Chaos bleausard

La nature a mis des millénaires pour sculpter les CréNatures dans les grès de Fontainebleau. Un long processus d'érosion qui s'accélère parfois très brutalement comme dans cet effondrement il y a quelques semaines.
Mais dans ce chaos, Dame Nature poursuit sa œuvre... sans doute celle-ci sera t-elle éphémère et cet statue d'iroquois née du chaos ne sera sans doute bientôt plus qu'un tas de sable et de cailloux.

L'iroquois du Chaos, Fontainebleau
L'iroquois du Chaos, Fontainebleau
 
L'iroquois du Chaos, Fontainebleau
 

lundi 2 octobre 2017

Le requin des Trois Pignons

Le sable de Fontainebleau fut déposé il y a plus de 35 millions d'années.
Si Bleau n'abrite à priori aucun fossile, j'ai quand même croisé ce beau spécimen de requin en colère sur les grès marbrés des Trois Pignons.
En revanche, ce ne peut pas être un  Mégalodon (Carcharodon megalodon) car il nageait dans les océans tropicaux entre 28 à 1,5 millions d'années...


Requin sur grès des Trois Pignons
Requin sur grès des Trois Pignons
 
Requin sur grès des Trois Pignons
Requin colérique sur grès des Trois Pignons
 

mercredi 22 mars 2017

Wolverine, l'etrange toit oxydé

Toujours dans les blocs ouverts en 2014 autour du Pilier du désert d'Apremont, le petit toit à côté du numéro 16 jaune offre un 7C/C+ au départ assis redoutable.
Wolverine, puisque c'est son nom démarre assis à gauche avec une bonne verticale et un crochetage de talon assez pénible puis rejoint la fissure pour un rétablissement final pas si facile que ça à négocier.



Au-delà de la voie, c'est la remarquable couleur ocre du plafond qui m'a attiré. Une telle couleur est synonyme d'une migration d'oxyde de fer lors de la formation du grès il y a quelques millions d'années (voir l'article sur la géologie du massif sur la TL²B). Ce serait dommage de la gâcher avec la magnésie, alors comme l'a fait Pierre,  merci de brosser les prises en partant.



Bravo Pierre Délas pour ses essais dans ce bloc qui signe un beau retour à la forêt après ton accident de l'an dernier. Pas trop rouillé le Marca !

mardi 8 décembre 2015

mercredi 25 novembre 2015

Au gré d'une ligne de force

Parmi les très nombreuses et surprenantes étrangetés que nous réservent les grès de Fontainebleau, il y a les très graphiques desquamations polygonales !



Ces réseaux polygonaux (dits aussi « écailles de tortue » ou « peau d’éléphant ou crocodile ») comme les cannelures sur les flancs des blocs correspondent à une dissolution par ruissellement suivant un réseau dont on n’a aucune trace à l’intérieur des blocs de grès.


Les grains de quartz libérés par dissolution de la silice du ciment retournent au sable, la silice dissoute est évacuée avec le ruissellement.



Pour en voir plus et en apprendre un peu plus sur les grès, relisez l’article publié sur la TL²B sur les sculptures du grès


desquamations polygonales des grès de Fontainebleau, Apremont Dames, (C) 2015 Greg Clouzeau
desquamations polygonales des grès de Fontainebleau, Apremont Dames, (C) 2015 Greg Clouzeau

mercredi 9 septembre 2015

Au grès des Migrations !

Comme le thème est à la mode, voici une trace d'une très vieille migration : celle de l'oxyde de fer à travers les grains de silice qui composent les grès de Fontainebleau.

Vous retrouverez sur la TL²B un article sur cette formation rocheuse si particulière à cette adresse
Migration oxyde de fer dans le grès de Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau
Migration oxyde de fer dans le grès de Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau




dimanche 9 août 2015

Choisir sa lumière

En été, les lumières sont souvent très dures et les photographes n'aiment pas beaucoup ça.

Mais on peut toujours choisir sa lumière, notamment en sous-bois...
Lumière sur grès, Drei Zinnen, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau
Lumière sur grès, Drei Zinnen, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau


lundi 27 juillet 2015

Le grès de Fontainebleau, c'est magique

Voici quelques décennies que je grimpe sur les rochers de cette forêt, je ne me lasse pas des ces cailloux.

Nul part ailleurs, le grès offre une telle diversité de formes, textures et couleur.

J'avoue que le site d'Apremont Dame offre quelques unes des structures qui m'ont le plus étonné comme celle ci-dessous.

Grès de Fontainebleau, Apremont Dames, (C) 2015 Greg Clouzeau
Grès de Fontainebleau, Apremont Dames, (C) 2015 Greg Clouzeau

mercredi 8 juillet 2015

Tout en douceur

Comme une promesse de fraîcheur


Grès, à l'ombre, Franchard Isatis, (C) 2015 Greg Clouzeau
Grès, à l'ombre, Franchard Isatis, (C) 2015 Greg Clouzeau
Cliquez la photo pour passer en plein écran

jeudi 16 avril 2015

Fontainebleau a son grès

L'une des particularités du Pays de Fontainebleau réside dans sa géologie qui a permit la formation de superbes blocs de grès au grain incomparable et si réputé chez les grimpeurs.

Je partage régulièrement des photos isolées de ces rochers (voir cet album) mais seriez vous intéressé par des posters ?

Voici un avant projet mettant en avant la structure particulière de ceux-ci et les magnifiques couleurs que nous offrent les mousses et lichens qui s'y fixent...

Projet poster sur les grès de Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau
Projet poster sur les grès de Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau
Cliquez pour agrandir !


mercredi 4 mars 2015

Pays du grès

Il n'y a qu'à Bleau que les grès déjà si beaux par leurs sculptures peuvent se parer d'une telle symphonie de couleurs. On en reparlera...

mousses, lichens et grès, Canche aux Merciers, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau
mousses, lichens et grès, Canche aux Merciers, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau



jeudi 29 janvier 2015

Le bilboquet comme au zoo

Que c'est triste de voir le plus célèbre des rochers de la forêt de fontainebleau et des Trois Pignons "en cage" ! Venir au Cul de chien, c'est comme aller au Zoo...



Du coup, l'ami Stephan et le magazine Grimper ont redessiné le logo du site d'information de la Tribune Libre de Bleau et d'ailleurs
Heureusement, dans quelques mois, il retrouvera sans doute sa liberté si l'ONF arrive à stabiliser sa chute !

vendredi 23 janvier 2015

Vol au dessus des sablières de Fontainebleau

Le sable de Fontainebleau est exploité industriellement depuis très longtemps pour ses caractéristiques faisant de lui un matériau très recherché. Plus de deux millions de tonnes sortaient de notre sous-sol en 2004. En effet, les sables de Fontainebleau sont considérés comme le meilleur gisement européen de sables siliceux, avec celui de Mol en Belgique, et s’étendent de Nemours à Étampes et Dourdan sur près de 50 km.

Ils sont essentiellement utilisés en verrerie, en second lieu dans la métallurgie, et très spécifiquement dans l'industrie chimique. Ils sont également utilisés en fonderie, dans l'industrie réfractaire et dans l'industrie du béton.

 
Le sable de surface ne peut être utilisé, car il contient beaucoup trop d'impuretés et ne présente pas une forte teneur en silice. En revanche, en profondeur, le sable n'est pas altéré par les infiltrations et sa concentration en silice est maximum ! Ainsi, les sables extra-siliceux de fonderie requièrent un pourcentage de fines inférieur à 2 %, une composition chimique correcte (SiO2 > 98 % et CaCO3 < 1 %) et une répartition granulométrique adéquate (distribution symétrique comprise entre 100 et 600 µm). Des niveaux de sables industriels du sud Seine et Marne correspondent à ces spécifications industrielles, notamment à Bourron-Marlotte.
 
Sablière du Bois Rond vue du Ciel, Milly la Forêt, (C) 2012 Greg Clouzeau
 

Depuis 1920, la société FULCHIRON exploite des gisements de sables siliceux de haute qualité, destinés principalement à des applications industrielles. La première exploitation ouverte à Maisse dans l’Essonne, se caractérise par la pureté de la silice. Aujourd’hui encore, la qualité de ce site assure la satisfaction des industriels les plus exigeants dans des domaines aussi divers que la verrerie, la fonderie, les produits du bâtiment, la céramique… La société possède aujourd’hui 4 sites de production qui lui permettent de rayonner à l’échelle Européenne :

samedi 3 janvier 2015

LES FONTAINES DE LA FORET DE FONTAINEBLEAU

La forêt de Fontainebleau n'est traversée par aucune rivière (en dehors des aqueducs) et la porosité de ses sols souvent sableux y rend la présence de l'eau assez rare. Pourtant, outre quelques grandes mares, Denecourt et son successeur Colinet, ont mis en valeur plusieurs fontaines !
Mais d'où vient cette eau ?

Sur le sentier bleu n°2 qui part de la ville de Fontainebleau, on découvre ainsi successivement 4 fontaines alors que l'on se situe bien au dessus du niveau  de la Seine et même à la plus haute altitude de la forêt... On peut donc s'interroger sur la présence de l'eau dans les Fontaines Isabelle, Dorly, TCF et Désirée.

Les eaux recueillies aux fontaines proviennent de petites "nappes" retenues au-dessus de la dalle de grès. L'eau chemine à travers la dalle par les fractures de la roche dont certaines sont aménagées par les carriers au service de nos Sylvains. Voilà aussi pourquoi, leur débit est très variable, voir inexistant en période sèche.

En effet, les dalles de grès sont imperméables et retiennent l'eau si une cavité le permet. Les eaux de pluie alimentent alors ces nappes perchées qui elles s'écoulent à travers les fissures des dalles avant de rejoindre les sables et alimenter les nappe phréatiques souterraines. C'est la situation de toutes les "fontaines" de la forêt de Fontainebleau situées en bordure des platières.
Gouttes à gouttes à la Fontaine Isabelle, Sentier bleu n°2 (C) 2014 Greg Clouzeau
Gouttes à gouttes à la Fontaine Isabelle, Sentier bleu n°2 (C) 2014 Greg Clouzeau
 
Sur le sentier bleu n°2 qui parcoure les hauteurs de la ville de Fontainebleau, on peut observer 4 d'entre elles qui, cette année, sont plutôt souvent en eau !

La Fontaine Isabelle.

La Fontaine Isabelle encore ensablée
Fontaine créée et baptisée par Denecourt en 1866 et restaurée par Colinet en 1893. Isabelle est le prénom de la fille du sculpteur  Samuel Adam-Salomon.

On voit très nettement que l'eau provient du trop plein de la platière sommitale. Elle ruisselle ensuite le long du front de taille du banc de grès pour alimenter le petit bassin.
 

 
 
 
 
 
 
 
Fontaine Dorly.


La Fontaine Dorly, Sentier bleu n°2, Fontainebleau
La Fontaine Dorly, Sentier bleu n°2,
 Fontainebleau
Fontaine créee et baptisée par Denecourt en 1852. Dorly est un négociant à Paris, conseiller municipal à Fontainebleau, un des premiers souscripteurs de l'œuvre de Denecourt. Elle fut restaurée en 1898 par Colinet.

En face de la fontaine se trouvait une buvette aménagée dans un monceau de pierraille issu des carrières abandonnées, on y vendait de la bière, de l’orangine et quelques babioles, souvenirs de la forêt. Autrefois, sur la paroi de grès, étaient tracés au charbon les vers suivants :

Fontaine, de ta parure
J’aime la simplicité,
J’aime ton onde si pure,
J’aime ta sévérité

« Cette fontaine, qu’en 1852 j’ai fait construire sous le banc de grès d’une ancienne carrière, après avoir fait creuser profondément pour réunir, dans les rigoles ou caniveaux, les larmes qui s’échappaient de côté et d’autre, est la plus précieuse qui se trouve dans nos promenades, vu que son eau est coulante et à l’abri de toute souillure, et ne tarit jamais ».

Denecourt, 1868.

 
Fontaine Désirée.
La fontaine Désirée, sentier bleu n°2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Fontaine découverte en 1837 lors des travaux au lieu dit de la route de la butte à Guay. Son aménagement fut fait par Denecourt en 1852. Désirée est le prénom de l’épouse du forestier Achille Marrier de Bois d’Hyver.

Denecourt raconte que « c’était autrefois la fontaine des Acacias parce qu’elle était ombragée par des arbres de cette espèce. Son nom actuel est dù à une noble dame de Fontainebleau, qui a eu l’heureuse idée d’intercéder en faveur de cette fontaine dont les abords étaient devenus infréquentables par suite des travaux des carriers et de leurs décombres qui en obstruaient toutes les issues ». Restaurée par Denecourt en 1852, puis par Colinet en 1898.

La fontaine Désirée, sentier bleu n°2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
La fontaine Désirée, sentier bleu n°2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

 
Fontaine TCF, Sentier bleu 2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Fontaine du Touring Club de France.

La Fontaine du TCF est sans aucun doute la plus élaborée avec un beau bassin à demi couvert par une voûte décorée typique des jardins du XIXe bien que créée en 1901. La plaque commémorative a été volé il y a quelques année...
 
Fontaine TCF, Sentier bleu 2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Fontaine TCF, Sentier bleu 2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau 
Situation : Dans le massif de la forêt de Fontainebleau lieu dit La Béhourdière.

Départ du circuit du parking au-dessus de l'ancienne piscine de la gare de Fontainebleau Avon.
Position GPS réelle : E02°43'14.0'' - N48°25'32.5''
Parcelle : 383