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C'est sur les rochers et dans le sable de Fontainebleau que pour moi l'aventure a commencé. Aujourd'hui je partage mes photographies d'escalade et vous y êtes peut être En ce cas, n'hésitez pas à me contacter

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  • Bienvenue sur mon blog photographique consacré entièrement au Pays de Fontainebleau, sa forêt, ses villages, sa campagne, etc. Dans la barre de menu, vous trouverez quelques pages de présentation et une sélection d’articles sur quelques-uns des trésors bleausards que je souhaite vous faire découvrir.
    En effet, depuis le lancement du portail d’information écoresponsable sur les sites naturels de loisirs sportifs de pleine nature (www.tl2b.com), vous êtes de plus en plus nombreux à me demander des informations précises sur ce patrimoine naturel et historique de Fontainebleau. C’est donc ici que je posterai, en plus des photographies, mes articles vous incitant à partir à leur découverte.
    Pour vous faciliter le tris des articles, ils s'accompagnent de nombreux mots clés. Les grimpeurs peuvent ainsi trouver facilement des blocs par leur cotation, les secteurs, les circuits ou le nom des grimpeurs photographiés. Je vous invite aussi à découvrir mes travaux plus artistiques comme par exemple mes portraits des CréNatures, mes 50 nuances de grès et 50 nuances de green. Une de ces photographies serait sans doute idéale pour la décoration de votre salon, bureau ou gîte. Contactez-moi ici ou sur mon site photo www.gregclouzeau.fr

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mercredi 7 août 2019

Connaissez-vous le muscari à toupet (Muscari comosum) ?


Bon vous connaissez très certainement le muscari à grappes (Muscari neglectum), cette petite plante aux fleurs violettes que l'on trouve en couvre sol dans de nombreux jardins au début du printemps. Mais connaissez-vous le muscari à toupet (Leopoldia comosa ) ? Et saviez-vous qu'on peut l'observer en forêt de Fontainebleau ? J'avoue que je n'avais jamais fait attention à sa présence. Et pourtant le port de son inflorescence est tellement original qu'elle ne passe pas inaperçue !
Muscari à toupet (muscari comosum ) en forêt de Fontainebleau
Muscari à toupet (muscari comosum ) en forêt de Fontainebleau


Du coup, lors de ma première rencontre avec ce muscari, je me suis dit encore une jolie plante exotique ou horticole échappée d'un jardin et arrivée en forêt de Fontainebleau !! Oui mais là, j'étais quand même bien loin des premières habitations. Et aucune trace de cette plante aux allures de punk dans mes guides des fleurs communes de France. Quelques recherches plus tard, je découvre donc le Muscari à toupet, une plante sauvage européenne commune et les particularités de son inflorescence à étages. Bon ben pour ce qui est du qualificatif "commune", j'avoue que c'est pas celui que j'aurai utilisé notamment lorsqu'elle pousse de manière sauvage dans certaines prairies, y compris au cœur de la forêt domaniale de Fontainebleau.
Muscari à toupet (muscari comosum ) en forêt de Fontainebleau
Muscari à toupet (muscari comosum ) en forêt de Fontainebleau




Donc, muscari comosum fait partie des monocotylédones et de la famille des asparagacées, comme la jacinthe des bois, l'ornithogale (Dame de onze heures), ou le sceau de Salomon, et bien d'autres plantes comme le Fragon (petit houx dont elle parait bien éloignée)… Le nom « muscari » vient du latin botanique à cause de l'odeur des fleurs du muscari musqué (Muscari moschatum). L'épithète comosum viendrait du grec coma et fait référence à la « coiffe » de fleurs  longuement pédiculées qui lui donne cet aspect si particulier. Ce muscari trouve ses origines autour du bassin méditerranéen (Turquie, Iran...) et sauvage, elle en garde un goût prononcé pour la lumière, les sols riches, sablonneux et bien drainés. En France, elle affectionne les plateaux calcaires et des bords de routes ensoleillés.
Muscaris à toupet (muscari comosum ) en forêt de Fontainebleau
Muscaris à toupet (muscari comosum ) en forêt de Fontainebleau

Comme toutes ces plantes, le muscari est issu d'un bulbe et ses feuilles sont longues (10 à 15 cm) à nervures parallèles….Grâce à son bulbe, c'est une espèce vivace qui atteint de 30 à 60 cm de haut et qui fleurit au printemps, entre avril et juillet.
Les fleurs, sans odeur pour cette variété, ont une forme de grelot de couleur violette, ovoïde plus ou moins tubuleux, terminé par six dents très courtes. Les pétales sont entièrement soudés. L'ovaire est divisé en trois loges. Les fleurs sont réunies en une longue grappe assez lâche. Celles du haut, à pédicelles plus longs et redressés, sont stériles et  ne produisent donc pas de fruit. Les fruits sont des capsules s'ouvrant par trois valves triangulaires un peu arrondies. 

Le muscari porte donc :
- au sommet de la tige un ensemble de fleurs stériles très colorées (le fameux toupet),
- un ensemble de fleurs fertiles situées sous le toupet.

Les fleurs stériles ont la charge d'attirer les insectes polinisateurs. Les fleurs fertiles d'abord en boutons violets s'épanouissent pour former des clochettes allongées de plus en plus brunâtres vers le bas de la tige. Elles contiennent des étamines à anthères violacées que l'on peut voir par un petit trou où parfois circulent les fourmis… Lors de la floraison, l'émergence du cône floral pourrait faire penser à une orchidée qui partage le même milieu.
Description de la fleur de Muscari à toupet (muscari comosum )
Description de la fleur de Muscari à toupet (muscari comosum )












À l'image de certaines Liliacées (sa famille dans l'ancienne classification) comme l'oignon, l'ail ou l’échalote, les bulbes du Muscari à toupet sont comestibles après cuisson. Spécialité italienne, les «lampascioni» sont ébouillantés dans de l’eau vinaigrée puis salés, poivrés et mis en bocal dans de l'huile d'olive. Malheureusement, les colonies de Muscaris à toupet observées à Fontainebleau sont peu denses et tenter une récolte serait préjudiciable à leur survie ! Pour gouter, il faudra donc se diriger vers une épicerie italienne !

mardi 16 juillet 2019

Le sphinx du Tilleul, le roi du camouflage


Dans la famille des lépidoptères, les Sphingidae (sphinx) jouent parfois les "m'as-tu vu" en affichant des couleurs éclatantes comme par exemple le rose du sphinx de la vigne. A l'inverse le Mimas tiliae ou Sphinx du tilleul sait se fondre dans le décor. Cette semaine j'ai eu la chance d'assister à l'émergence d'un d'entre eux.

Le Sphinx du tilleul, comme la plupart des sphinx, est essentiellement nocturne. En France, on compte une bonne vingtaine d'espèces de sphinx dont certains assez gros comme celui-ci qui affiche une envergure moyenne de 6 cm. Vous aurez sans doute la chance de le croiser car il est très commun y compris en ville. Forcément, puisque son arbre hôte est très largement utilisée comme essence d'ornement le long des routes et des places et autres espaces publiques. Si celui-ci est sorti à la mi-juillet, il n'y a en général, qu'une génération annuelle volant entre Mai et Juin. Mais une seconde génération peut émerger à l'automne dans les régions les plus chaudes.


Le roi du camouflage militaire


La livrée du Sphinx du tilleul est susceptible de varier selon les individus mais la teinte générale se situe le plus souvent dans la gamme des verts et des bruns avec parfois une tendance au rosé-rougeâtre. Les femelles sont souvent plus claires.



Son camouflage par mimétisme des couleurs et des formes lui permet de se dissimuler de ses prédateurs. On parle d'homochromie (ou coloration cryptique) et du caractère disruptif de ses formes et ornementations graphiques. Notez que ce pacifique papillon nocturne et doux comme du velours affiche une très classique "tenue de combat" que ne renierait pas bon nombre de militaires en tous genres qui usent exactement des mêmes principes, ce que les anglo-saxons traduisent par "Disruptive Pattern Material". C'est sans aucun doute un moyen pour avoir plus de chance de se reproduire en échappant à ses prédateurs durant sa très courte vie. Sa durée de vie est d'autant plus brève qu'il ne peut s'alimenter du fait de l'atrophie de sa trompe. Sa seule raison d'être étant donc de perpétuer  son espèce. L'expérience montre qu'une femelle née au cours de l'après-midi (fréquente période d'émergence chez les Sphinx) est le plus souvent fécondée le soir même, l'accouplement pouvant se prolonger des heures durant, voire toute la nuit ... mais ce n'est pas exceptionnel chez les papillons nocturnes ! 

Emergence d'un Sphinx du tilleul à 17h10
Emergence d'un Sphinx du tilleul à 17h10


A 17h40, les ailes du sphinx du tilleul sont déjà beaucoup plus étendues
A 17h40, les ailes du sphinx du tilleul sont déjà beaucoup plus étendues
Elles seront totalement ouvertes et déployées à 19h40.




Les œufs sont pondus au revers des feuilles de l'arbre nourricier (le tilleul mais à l'occasion aulne, orme voire bouleau ou même le chêne). La durée d'incubation est de l'ordre de 2 à 3 semaines avant la naissance des chenilles particulièrement longues par rapport à la taille des œufs. A terme la chenille de Mimas tiliae peut atteindre les 6 cm ! Comme toutes celles des sphinx, elle n'est pas poilue et porte une corne.  Etrangement, la chenille qui est d'un superbe vert tilleul printanier va changer de couleur pour un brun sombre, prélude à sa nymphose, moment où elle quitte l'arbre nourricier. En principe elle emprunte la voie normale et désescalade le tronc, mais il n'est pas rare qu'elles se laissent tomber avant de s'enterrer à faible profondeur. Comme chez tous les Sphingidae la chrysalide est sans cocon.  On trouve parfois ces chrysalides sous quelques millimètres de mousses. Si elle est vivante et pleine, elle bouge ! Elle possède un apex épineux permettant l'amarrage de la chrysalide ce qui facilitera l'émergence du papillon.

Chrysalide de sphynx
Chrysalide de sphynx



A l'heure où bon nombre de papillons disparaissent, Mimas tiliae, "Sphinx des villes", se porte plutôt bien alors que ses cousins "des champs" à l'image du célèbre Sphinx tête de mort (Acherontia atropos), le plus grand de nos Sphinx, sont en très nette régression ! La faute sans doute aux biocides en tous genres et à l'abandon de certaines cultures à commencer par les pommes de terre !

lundi 15 juillet 2019

La proue de la passion de la Cuisinière

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas mis les pieds à Franchard Cuisinière où plusieurs circuits ont été re-balisés ces derniers temps (un nouveau jaune, un nouvel orange, un rouge totalement revu et le parcours montagne…) Hier, profitant d'un bon vent frais, nous nous sommes rendus sur quelques blocs sympathiques dont cette magnifique proue à consommer sans modération comme un beau fruit d'été.


Excès de Proue de la passion, Franchard Cuisinière




Cette Proue de la passion se trouve sur le bloc des n°41 et 42 blanc (et nouveau 42 rouge) et se parcoure de diverses manières :
- 5C en départ debout depuis le n°41 blanc
- 6C en départ assis sous le n°41 blanc
- 6C+ en départ assis à droite et sortie dans le n°41 blanc
et devient Passion et vertu, en traversée (droite-gauche) prolongée jusque dans le n°42 blanc, une vieille ouverture de l'ami Jean Pierre Bouvier (qui vient de prendre sa retraite de BE !)






Xav et Ivan dégustent les proues de la passion à Franchard Cuisinière
Xav et Ivan dégustent les fruits de leur passion à Franchard Cuisinière






vendredi 12 juillet 2019

Les justiciers des mers une nouveauté des Trois Pignons

C'est l'été et je grimpe de moins en moins souvent. En fait, je crois que j'ai carrément lâché l'affaire ! Mais quand les copains vous invitent à visiter un secteur inconnu des Trois Pignons, cela ne se refuse pas. Parmi les très belles découvertes, il y a cet énorme bloc échoué dans un océan mousse de verdure qui, vu de loin, semble offrir des possibilités extraordinaires. Une fois à pied d'œuvre, c'est autre chose…
Il y aurait bien une gigantesque traversée à plus de 4 mètres du sol sur plats très fuyants mais bon, il fait chaud et c'est très dur. Mon regard imagine une ligne puis se perd sur un mur à grattons... improbable. Je lorgne sous un toit mais le départ assis n'offre hélas pas assez de prises pour justifier un essai. Reste donc ce gros dévers et sa proue où l'ami Tony ouvrira Les justiciers des mers, une directe en 7B/C dont on peut heureusement s'échapper sur la gauche pour un solide 6C+/7A













Un combat lumineux pour toute la troupe !