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Vive le grès !

C'est sur les rochers et dans le sable de Fontainebleau que pour moi l'aventure a commencé. Aujourd'hui je partage mes photographies d'escalade et vous y êtes peut être En ce cas, n'hésitez pas à me contacter

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Les paysages de Fontainebleau sont d'une richesse incroyable ! Ici, une plage de sable, là un chaos rocheux, entre les deux, une pinède, une vieille futaie de chênes ou une hêtraie cachant une belle mare

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La richesse de Fontainebleau est extraordinaire. Son implantation géographique la place sous diverses influences climatiques permettant à de nombreuses espèces d'y survivre

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Le Pays de Fontainebleau abrite des milliers de témoignages d'une des plus riches histoires d'Europe à commencer par les trés mystérieuses gravures rupestres Préhistoriques

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Ensembles, partons à la découverte de FontaineBleau

  • Bienvenue sur mon blog photographique consacré entièrement au Pays de Fontainebleau, sa forêt, ses villages, sa campagne, etc. Dans la barre de menu, vous trouverez quelques pages de présentation et une sélection d’articles sur quelques-uns des trésors bleausards que je souhaite vous faire découvrir.
    En effet, depuis le lancement du portail d’information écoresponsable sur les sites naturels de loisirs sportifs de pleine nature (www.tl2b.com), vous êtes de plus en plus nombreux à me demander des informations précises sur ce patrimoine naturel et historique de Fontainebleau. C’est donc ici que je posterai, en plus des photographies, mes articles vous incitant à partir à leur découverte.
    Pour vous faciliter le tris des articles, ils s'accompagnent de nombreux mots clés. Les grimpeurs peuvent ainsi trouver facilement des blocs par leur cotation, les secteurs, les circuits ou le nom des grimpeurs photographiés. Je vous invite aussi à découvrir mes travaux plus artistiques comme par exemple mes portraits des CréNatures, mes 50 nuances de grès et 50 nuances de green. Une de ces photographies serait sans doute idéale pour la décoration de votre salon, bureau ou gîte. Contactez-moi ici ou sur mon site photo www.gregclouzeau.fr

Mes dernières images de Bleau

jeudi 13 juin 2019

Antre potes dans le Toit d'Agrospace

Le nom de ce bloc ne vous dira probablement rien et c'est normal car c'est une des très nombreuses nouveautés brossées par notre ami Tony. C'est lors d'une de ces très belles séances entre copains d'hier et d'aujourd'hui, Antre potes et sans compétition que nous nous sommes retrouvés sous ce toit pour y ouvrir Agrospace  et ses variantes en traversées. L'occasion pour moi de faire quelques images dans une lumière très dure en début d'après midi et dorée le soir. C'est dans les Trois Pignons à quelques mètres de circuits dont j'ai parlé il n'y pas si longtemps mais je ne vous en dis pas plus sur la localisation pour le moment car d'autres voies sont en gestation. N'hésitez pas d'ailleurs à suivre les ouvertures de Tony sur Instagram @bleautony.
Agrospace démarre assis au fond (avec ou sans le socle) et remonte la grosse écaille pour une sortie directe pas si simple dans le 6B+/C ! Je commence la série d'image avec Laurent alias Patator qui avait sorti pour l'occasion un vieux Tshirt NoGrad Challenge. Dans la série vintage, le Tshirt Béal universal language de Monsieur Roche n'est pas mal non plus. Je termine ce point mode avec Tony et ses grandes guiboles.
Rappel : N'hésitez pas à cliquer sur une image pour basculer l'affichage en plein écran


















mardi 21 mai 2019

Ma participation au concours « MA FORÊT FONTAINEBLEAU EN PHOTO » 2019

Comme l'an dernier, l’association Fontainebleau Mission Patrimoine Mondial organise dans le cadre de la démarche visant à proposer l’inscription de la forêt de Fontainebleau au patrimoine mondial de l’Unesco, un concours de photographie pour les photographes amateurs. Je ne suis pas fan de concours et notamment de ceux qui permettent aux collectivités et autres de se constituer une banque d'images gratuites et "libre de droits". Mais bon, ce concours  "est organisé dans le but de sensibiliser le plus grand nombre à la beauté des paysages de la forêt domaniale de Fontainebleau ainsi qu’à ses multiples facettes. Les concurrents adultes, jeunes et juniors candidatent dans 5 thématiques distinctes (faune et flore, paysage, macro et proxy, patrimoine, et loisirs) reflétant les différents visages de cette forêt d’exception". Une démarche intéressante et qui nous offre l'occasion de présenter à un public plus important quelques uns des trésors de cette forêt. J'ai donc tenté l'aventure et vous invite à voter d'ici le 16 juin 2019.

Si j'ai été recalé l'an dernier,  (sans doute un bug dans l'organisation mais pas forcément informatique), cette année mes 5 images ont été retenues pour le vote du prix spécial du public par un jury composé d’élus municipaux de Fontainebleau, de photographes professionnels, d’agents de la mairie de Fontainebleau et de membres du comité scientifique pour l’inscription de la forêt de Fontainebleau au patrimoine mondial de l’Unesco. Les lauréats qui auront obtenu le plus grand nombre de votes sur internet dans chacune des catégories se verront attribuer le Prix spécial du public et un tirage 25X38cm de leur image.

Pour cette deuxième édition, j'ai donc proposé les cinq images suivantes. Vous pouvez voter pour elles  mais aussi très librement pour les remarquables images des autres participants ! C'est sur le site de la ville de Fontainebleau.
N°109
Au creux des rochers
Chaque année, le Printemps est l'occasion pour bon nombre d'oiseaux de nicher au creux des blocs d'escalade. Après la couvaison, ces oisillons affamés ne peuvent survivre que si leurs parents multiplient les nourrissages et pour ce faire, ils ne doivent pas être dérangés. Amis grimpeurs, passez votre chemin. Chaque année, sur des circuits d'escalade très populaires et fréquentés, vous trouverez des nids plus où moins profondément cachés. Mettez en place une signalisation provisoire et éloignez-vous. 


N°215
Sale temps sur la forêt
Ce paysage chaotique aux rochers blancs et décapés est le résultat d'un incendie comme je l'évoquais ici et permet de s'interroger sur la valeur patrimoniale d'un paysage au fil des siècles ! La bêtise des uns (un feu de bivouac mal éteint en juin 2017) a révélé ici un paysage plus conforme à celui du milieu du XIXe et un peu plus loin, l'ampleur d'un massacre passé  ! Un paradoxe temporel sur l'appréciation de la qualité paysagère de Fontainebleau. Mises à nues, ces petites carrières au cœur de la forêt, sont redevenues ce vaste champ de ruines qui avait suscité tant d'émois entre 1830 et 1880 et qui aujourd'hui fait  parti de notre patrimoine historique que l'on tente de sauvegarder et remettre en valeur.

N°306
Déshydratation lichénique
Cette image est celle d'un lichen (Lassalia pustulata) très moche mais qui a un super pouvoir dont j'ai parlé très récemment.
 
N°407
Sous les pavés, la plage
Notre forêt abrite de superbes abris de pierres réalisés par les carriers pour diverses raison et qui aujourd'hui, constitue un patrimoine historique fragile.  

N°509
Douces carresses

Ai-je besoin de commenter cette image d'escalade à Bleau et ces superbes bossettes ? Bleau est une destination internationale pour les grimpeurs tant du fait du nombre de rochers que de la qualité du rocher, le grès, une roche au touché unique et d'une finesse incomparable.


mardi 14 mai 2019

Une libellule pas si déprimée à découvrir et inventorier

J'ai déjà évoqué ici les libellules (odonates) et leurs habitats à plusieurs reprises. Du printemps à l’automne, les occasions de photographier les libellules sont très nombreuses pour peu que l'on fréquente les mares et autres points d'eau du Pays de Fontainebleau. Mais de retour à la maison, identifier précisément ces belles inconnues n'est pas toujours aisé. Profitez de la 4ème édition de la fête des mares pour vous lancer dans l'aventure et participer à l'enrichissement des bases de données partagées.

Par exemple, le week-end dernier  j'ai observé la libellule déprimée. Très commune en Europe, on la rencontre jusqu'en Asie centrale. C'est une espèce relativement tolérante quant à la qualité du milieu mais Libellula depressa pourrait être moins abondante qu'il y a quelques années notamment du fait de la disparition des mares, de l’assèchement de certaines zones humides, ainsi que la densification de la végétation. Elle mérite donc d'être surveillée tout comme les mares.

Femelle Libellula depressa , Pays de Fontainebleau
Femelle Libellula depressa , Pays de Fontainebleau


Profitez donc du lancement national de la 4e édition de la Fête des mares samedi 1er juin 2019 pour vous inscrire au programme participatif d'inventaire des mares d'Ile-de-France animé par la Société nationale de protection de la nature depuis 2010. Ce travail a déjà permis de recenser près de 22 300 mares dans la région ! 


Comment participer ? 


Ce programme est accessible à tous, que vous soyez déjà un naturaliste confirmé ou tout simplement comme moi curieux de nature.
Différents degrés de participation vous sont proposés et participer à l'inventaire des mares de votre secteur peut se limiter à la simple localisation d'une mare. C'est déjà une information précieuse ! Vous pouvez vous lancer dans la description plus complète de la mare à l'aide de la fiche de caractérisation des mares (pdf du SNPN) puis y réaliser des inventaires naturalistes de la  flore (pdf), des odonates (pdf), ou amphibiens (pdf)  grâce à ces supports. Il existe un protocole d'observation pour la localisation des mares et leur caractérisation (pdf), l'inventaire de la flore des mares (pdf) ou celui de la faune des mares (amphibiens et odonates).

De retour chez vous, vous pourrez saisir l'ensemble de vos observations sur la plateforme de saisie dédiée à l'inventaire dans la rubrique Saisie des mares.
Et si on ne connaît rien aux odonates ? Rassurez-vous, la SNPN (entre autres) met à votre disposition des outils gratuits et facile d'utilisation.

Petit rappel comme je l'indiquais dans ce vieux billet : Il y a deux grandes familles de libellules au sens populaire : les Anisoptères (les libellules/Epiproctophor dont entre autres, les orthétrums, les libellules, les anax, les aeschnes, les gomphes, les sympetrums etc). et les Zygoptères (aussi appelées demoiselles). En raison des grandes variations pouvant exister entre individus d’une même espèce, les critères visuels courants ne sont parfois pas suffisants et doivent alors être complétés par d’autres observations plus précises mais pas faciles (comme l’analyse des pièces copulatrices ou de la nervation alaire). Pire, l’identification des jeunes (immatures) et des femelles est souvent rendue plus ardue et repose sur des critères encore plus pointus. Heureusement pour moi, cette femelle de la  Libellula depressa n'a pas ce défaut  et son identification ne souffre pas de difficulté.

Chez la libellule déprimée adulte, l'abdomen du mâle est bleu clair alors que celui de la femelle est brun et jaune (taches jaunes bien visibles sur les côtés). Son nom vient du latin depressus qui signifie déprimé, aplati, enfoncé et fait référence à l'abdomen de cette espèce qui est court, large et aplati. Attention, à l'état immature, mâle et femelle ont les yeux verts et le corps de couleur jaune donc très ressemblant à celui de la femelle adulte. Par ailleurs, c'est la seule qui présente une large coloration noire à la base de ses ailes antérieures.

Saurez-vous trouver à quelle espèce appartient ce spécimen ?


Les adultes, visibles d'avril à mi-septembre, volent très rapidement, se perchent souvent au sommet de la végétation. Les mâles agressifs, chassent les concurrents. Elles fréquentent les cours d'eau lents, les étangs, les mares même artificielles en pleine ville où elles peuvent se reproduire mais elles ont une préférence pour les points d'eau peu profonds, ensoleillés, à la végétation pauvre. Elles sont considérées comme une espèce de libellule colonisatrice des milieux neufs.

Pour vous faciliter le travail d'identification, re-découvrez les odonates de la région à travers les « fiches Odonates » (pdf) réalisées par la SNPN et ou consultez L'atlas en ligne de l' observatoire cettia 

Femelle Libellula depressa , Pays de Fontainebleau
Femelle Libellula depressa , Pays de Fontainebleau


lundi 13 mai 2019

Lasallia pustulata un gros lichen jamais vraiment mort

J'ai déjà évoqué à diverses reprises les lichens et leur rôle de bio-indicateurs. Ce sont de formidables sujets photo-graphiques qui rentrent souvent dans la composition de mes triptyques notamment dans mes séries 50 nuances de grès et 50 nuances de green. En revanche, il est souvent très difficile pour le néophyte de les identifier avec précision. Malgré leur protection, peu d'entre-nous se soucis des lichens. Pire, la très grande majorité des grimpeurs (dont je fais partie) a plutôt tendance à les arracher pour pouvoir grimper. Il faut dire qu'avec celui que je vais vous présenter, l'escalade est impossible en sa présence ! Quand il tapisse un bloc, c'est une vraie rappe à fromage XXL. Toutefois, ce Lasallia pustulata, n'est pas rare ou menacé, plutôt facile à reconnaître et souvent synonyme d'écoulement d'eau alors, dans la mesure du possible, épargnons-le.


Importante colonie de Lasallia pustulata Rocher de la Reine, Trois Pignons
Importante colonie de Lasallia pustulata Rocher de la Reine, Trois Pignons


Lasallia est un genre de champignons lichénisés de la famille des Umbilicariaceae. Ce taxon comprend 12 espèces saxicoles présentes essentiellement dans les régions tempérées des deux hémisphères. Parmi ces espèces, vous croiserez certainement sur certains blocs de Fontainebleau, Lasallia pustulata dont le thalle foliacé peut mesurer jusqu'à 20 cm ! Appelé « tripes de roches » au Canada où il est consommé, ou oreilles de cochon, ce lichen plutôt moche et détesté des brosseurs de cailloux à cause de la dureté de son ombilic (le crampon central unique qui lui permet de s'accrocher aux blocs) a pourtant une faculté intéressante. Il peut ressusciter !


Colonie de Lasallia pustulata  qui marque l'écoulement d'eau du sommet de la platière de grès dans les Trois Pignons.

Importante colonie de Lasallia pustulata Rocher de la Reine, Trois Pignons

Importante colonie de Lasallia pustulata Rocher de la Reine, Trois Pignons

Importante colonie de Lasallia pustulata Rocher de la Reine, Trois Pignons

Cette espèce saxicole calcifuge n'est pas abondante mais peut former d'importantes colonies si les conditions sont réunies notamment sur les parois inclinées à verticales à surface irrégulière dans un air ambiant plutôt sec, exposées à tous les temps et bien éclairées (même au soleil). Il pousse nettement mieux si les roches siliceuses sont enrichies en nutriments (nitrates ou sels minéraux) par l’eau de ruissellement qui a préalablement traversé un sol



Cette espèce a donc  ceci de particulier qu'il a une forte faculté de reviviscence !  On dit qu'il y a un retour aux manifestations de la vie lorsque les conditions extrêmes qui les ont mis en sommeil cessent. Ainsi, des pluies abondantes déclenchent une réhydratation très rapide de Lassalia pustulata. En quelques heures ses bords noircis secs et recourbés vers le haut se ramollissent puis s'étalent et la face supérieure du thalle vire au brun verdâtre, couleur qui traduit la reprise d’activité photosynthétisante des algues vertes microscopiques du genre Pseudotrebouxia avec qui il est en symbiose.

Réhydratation de Lasallia pustulata dans divers sites des  Trois Pignons
Réhydratation de Lasallia pustulata dans divers sites des  Trois Pignons

Réhydratation de Lasallia pustulata dans divers sites des  Trois Pignons

Réhydratation de Lasallia pustulata dans divers sites des  Trois Pignons


Réhydratation de Lasallia pustulata dans divers sites des  Trois Pignons
Réhydratation de Lasallia pustulata dans divers sites des  Trois Pignons




Description rapide et partielle :
Le thalle foliacé et ombiliqué (crampon unique), à rebord ondulé très irrégulièrement, de 3-6 en moyenne et jusqu'à 20 cm de diamètre, va du gris-brun à noirâtre par temps sec en passant par les verts quand il a plu. Sa face supérieure est couverte de pustules convexes et de bouquets d’isidies coralloïdes brun-noir, la partie centrale étant recouverte d’une pruine blanche.


Autre particularité, son nom Lasallia lui fut donné par Mérat de Vaumartoise, médecin-botaniste, en hommage à Lasalle, botaniste à l’ex-école centrale de Fontainebleau puis au jardin botanique de l’île de Corse. Pustulata vient du latin « pustulatus » = purifié au feu, qui a eu des bulles à la fusion (allusion aux pustules couvrant le thalle).
Lasallia pustulata est présent notamment dans divers sites des  Trois Pignons
Lasallia pustulata est présent notamment dans divers sites des  Trois Pignons

Ce lichen a aussi été appelé Umbilicaria pustulata (L.) Hoffm., Gyrophora pustulata (L.) Ach., Umbilicaria pustulata (L.) Hoffm.


On le distingue des autres Umbilicaria macroscopiquement. Ils sont caractérisés par :
- un thalle sans pustules,
- des asques à 8 spores,
- des spores plus petites, incolores ou brunes, généralement non muriformes.