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C'est sur les rochers et dans le sable de Fontainebleau que pour moi l'aventure a commencé. Aujourd'hui je partage mes photographies d'escalade et vous y êtes peut être En ce cas, n'hésitez pas à me contacter

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Les paysages de Fontainebleau sont d'une richesse incroyable ! Ici, une plage de sable, là un chaos rocheux, entre les deux, une pinède, une vieille futaie de chênes ou une hêtraie cachant une belle mare

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  • Bienvenue sur mon blog photographique consacré entièrement au Pays de Fontainebleau et sa forêt. Dans la barre de menu, vous trouverez quelques pages de présentation et une sélection d’articles sur quelques-uns des trésors bleausards que je souhaite vous faire découvrir.
    Pour faciliter le tris des articles, ils s'accompagnent de nombreux mots clés. Les grimpeurs peuvent ainsi trouver facilement des blocs par leur cotation, les secteurs, les circuits ou le nom des grimpeurs photographiés.
    Je vous invite aussi à découvrir mes travaux plus artistiques via la page Galerie. Mes articles sont gratuits alors si une de ces photographies vous semble idéale pour la décoration de votre salon, bureau ou gîte, RDV sur ma page boutique ou contactez-moi ici ou sur les réseaux sociaux ou via mon site www.gregclouzeau.fr

Mes dernières images de Bleau

mercredi 31 août 2022

[BLOC] Connaissez-vous le Surplomb des Humbles du 91,1 ?

Lors de la refonte du circuit rouge du 91,1 (Trois Pignons), le départ a été décalé 150 m en contrebas de l'ancien départ, non loin de la plage des Sables du Cul de chien, sur le même bloc que les départs des circuits orange et jaune. Nous y sommes retournés pour profiter du calme de ce petit secteur en refaisant les premiers numéros des circuits et leurs variantes. A gauche du numéro 3 rouge, se trouve le gros ventre du Surplomb des Humbles, un 6B pas "facile" à négocier et dont la variante de sortie sur la droite s'appelle Caillou Sanguin pour un bon 6B+ L'occasion pour moi de prendre une nouvelle série d'images de ce passage en lui redonnant un peu de l'ampleur qu'il mérite. J'ai donc opté pour la contre-plongée contrastée qui donne, à mon avis, de bien plus belles images de ce passage (à comparer avec une vue traditionnelle comme sur la dernière photographie). 







Le Surplomb des Humbles








91,1 TROIS PIGNONS
F O N T A I B L E A U







lundi 22 août 2022

[BLOC] Mort Intime au Drei Zinnen

Cela fait un bon moment que je veux publier de nouvelles images d'escalade à Fontainebleau et compléter mes précédentes diffusions sur le secteur des Drei Zinnen dans les Trois Pignons. Ce dimanche fut pour nous l'occasion de retourner sur les grands blocs de la pente sud et de revisiter les blocs autour de la classique Chocolat Chaud. Ma dernière visite à ces imposants pavés datait de 2015 mais je n'avais pas fait d'image présentable. Cette fois, c'est bon ! Voici donc quelques photographies de l'ami Fred dans Mort Intime un très beau surplomb en 7A ouvert par Régis Allayaud et caché dans le chaos en contrebas. Ce n'est pas le plus connu des 7A du coin mais il vaut largement le détour et, une fois passée l'appréhension causée par les blocs qui s'étalent à son pied et l'étroitesse du couloir, les mouvements s'abordent plutôt sereinement du fait des bonnes prises et des possibilités de parade. Finalement, le plus dur sera de décoller (bien entendu les blocs au sol ne sont pas des prises) et de trouver la bonne méthode pour rejoindre les prises de sortie sur l'angle. 




























samedi 2 juillet 2022

[ESPECE] Le héron cendré pêche dans le Loing

Jeudi, profitant d'un passage sur Moret-sur-Loing, j'ai fait l'acquisition d'un nouveau téléobjectif chez mon ami Nicolas, gérant du magasin Camara. Aussitôt acheté, aussitôt testé et me voici en train de photographier un héron cendré pêchant en pleine ville dans les cascades du Loing ! Le Héron est d'une patience à toutes épreuves et celui-ci est resté plus de deux heures à la même place en quête de sa nourriture. Autant vous dire que l'eau a coulé sous le pont !

Immobile et indifférent au temps qui s'écoule, le Héron cendré chasse à l'affut à Moret sur Loing
Immobile et indifférent au temps qui s'écoule, le Héron cendré chasse à l'affut à Moret sur Loing
(C) Greg Clouzeau

Les Hérons cendrés sont de nature farouche et gardent leurs distances vis à vis de l'homme. Mais cela ne les empêche pas de venir par exemple tôt le matin ou tard le soir vider un bassin de ses poissons rouges dans un jardin ou de pêcher en zone urbaine comme cet après midi.

Le Héron cendré se nourrit essentiellement de poissons, mais son régime inclut aussi des amphibiens comme les grenouilles, certains invertébrés comme les écrevisses mais aussi la couleuvre à collier, la musaraigne aquatique, etc. En intersaison, on le voit souvent en milieu terrestre, surtout en prairie, où il chasse les campagnols.

Il pêche les poissons à l'affût, parfaitement immobile, les yeux rivés vers la surface. Une fois le poisson repéré, d'une détente foudroyante du cou, il capture sa proie ou la harponne si elle est assez volumineuse, avec son bec en poignard. Il fait de même en milieu terrestre avec les campagnols qu'il peut affûter près de leurs galeries ou alors saisir par surprise en maraudant. Les grosses proies terrestres sont tuées du bec avant d'être avalées.

Héron cendré (Ardea cinerea), Moret sur Loing, Pays de Fontainebleau
Héron cendré (Ardea cinerea), Moret sur Loing, Pays de Fontainebleau
(C) Greg Clouzeau

Facile à reconnaitre, le héron cendré (Ardea cinerea) se caractérise par un long cou placé en S, un long bec pointu et de longues pattes qui lui font atteindre les 95 cm de hauteur et une envergure de 1,85 m pour une masse de 1,5 à 2 kg. Le héron est un échassier de la famille des Ardeidae (comme les  aigrettes, les butors, crabiers, bihoreaux, savacou, onorés et blongios) C'est le plus commun des hérons d'Europe et il est à peine plus petit que son cousin américain (Grand Héron - Ardea herodias).Comme son nom le laisse supposer, le héron cendré présente un plumage à dominante grise. Les jeunes ont un plumage plus terne : leur dos est gris-brunâtre, leur cou est gris et leur ventre est blanc rayé noir et ils n'ont pas de huppe. Les jeunes hérons n'acquièrent leur plumage d'adulte qu'à l'âge de deux ans. Les bords de la calotte deviennent alors bien noirs et se prolongent en petite huppe. Le bec jaunit, le devant du cou égrène de nettes stries noires, une tache blanche apparaît au poignet au-dessus des petites couvertures noires, les scapulaires s'allongent, les pattes s'éclaircissent. C'est ce plumage qui prévaut une grande partie de l'année, mais dans le courant de l'hiver, le plumage nuptial va se développer chez l'adulte reproducteur. Le bec devient jaune orange, les lores bleuissent, la huppe noire s'allonge, de longues plumes ornementales poussent au bas du cou et au niveau des scapulaires, les pattes jaunissent encore. Le mâle se distingue alors de la femelle par ses teintes plus vives. Tous ces atours contribueront à la mise en valeur de l'adulte au moment des parades nuptiales. 

Il possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire frontale. Son ouïe, également très développée, le fait réagir au moindre bruit suspect. La cascade couvrant le bruit de mes pas, j'ai pu l'approcher assez facilement pour tirer son portrait au 200mm. A main levée, sans filtre, difficile d'obtenir un beau filé de l'eau qui coule mais comme mon héron est patient et ne bouge presque pas, je suis assez satisfait du résultat.

Immobile et indifférent au temps qui s'écoule, le Héron cendré chasse à l'affut à Moret sur Loing
(C) Greg Clouzeau


Si un héron cendré peut vivre 25 ans une grande partie d'entre eux meurt avant un an. Autre particularité, le Héron cendré n'a pas de chant. Discret, son cri qu'il pousse par exemple à l'envol, est une sorte de "waarr" très râpeux. En vol c'est un "weeh" sonore et plus doux et de tonalité plus élevée. Finalement, c'est dans la héronnière, au moment de l'installation, que l'on peut entendre les cris divers, gutturaux et éraillés des hérons qui seront bientôt complétés des caquètements des jeunes qui mendient leur pitance au nid.

Le Héron cendré est fondamentalement un oiseau grégaire en tous temps. À la belle saison, les adultes se reproduisent en colonies qui peuvent compter plusieurs centaines de nids. La territorialité est alors limitée aux abords immédiats du nid. En dehors de la saison de reproduction pour les adultes, les hérons se rassemblent pour la nuit en dortoirs dans des endroits qui les protègent des prédateurs notamment sur des arbres assez hauts ou sur des îlots.

À l'inverse, lorsqu'ils sont en pêche, ils deviennent très solitaires et territoriaux et défendent vivement leurs zones de pêche contre les intrus. Les poursuites sont alors fréquentes.

Héron cendré (Ardea cinerea), Moret sur Loing, Pays de Fontainebleau
Héron cendré (Ardea cinerea), Moret sur Loing, Pays de Fontainebleau

Le Héron cendré fréquente toutes les zones d'eau douce (ou saumâtres) à condition qu'elles soient poissonneuses. En intersaison, il fréquente également les champs où il chasse les rongeurs.

Suivant la latitude, les oiseaux sont sédentaires ou migrateurs. Les oiseaux sibériens par exemple sont migrateurs tandis que les hérons français sont tout au plus erratiques. 

Héron cendré (Ardea cinerea), Moret sur Loing, Pays de Fontainebleau
Héron cendré (Ardea cinerea), Moret sur Loing, Pays de Fontainebleau
(C) Greg CLOUZEAU


mercredi 29 juin 2022

[ESPECE] Epipactis des marais le plus beau représentant du genre !

Epipactis palustris, Epipactis des marais, Fontainebleau
Epipactis palustris
est sans doute le plus bel épipactis visibles dans le Pays de Fontainebleau. En effet, ses délicates fleurs blanches ne sont pas rappeler certaines orchidées horticoles. Comme son nom le laisse supposer, l'épipactis des marais pousse dans des lieux humides, en pleine lumière, ainsi que dans des sous-bois clairs et humides et jusqu'à 1 500 m d'altitude. 

Bien que rare, il est présent dans de nombreux départements de France métropolitaine, mais l'espèce est en régression du fait de la destruction de son habitat, en particulier la diminution des zones humides. Elle est donc classée NT : Quasi menacée mais ne bénéficie d’aucune protection particulière ce qui fait qu’on la trouve parfois chez des revendeurs ! Les zones propices à sa rencontre en forêt de Fontainebleau et dans le sud de la région Ile-de-France sont donc assez limitées.

Epipactis palustris, Epipactis des marais, Fontainebleau
Epipactis palustris, Epipactis des marais, Fontainebleau



Les jeunes pousses d’Epipactis sont visibles dès le début du printemps tandis que la floraison s’étale de la fin du printemps jusqu’à l’été (juin, juillet). Suite à la floraison, le feuillage fane puis disparaît complètement en hiver. Durant cette saison, les Epipactis persistent sous forme de rhizomes. Ces orchidées sont très résistantes au froid et peuvent localement former des colonies importantes. En Île-de-France, il fleurit de fin juin à début juillet. Ses pollinisateurs sont des coléoptères (Rhagonycha fulva), des œdémères (Oedemera nobilis), des diptères (Sphaerophoria scripta, Chloromyia formosa) ou des hyménoptères – (fourmis, abeilles, guêpes, bourdons) qui se cachent souvent derrière la fleur lorsque le photographe approche... 
Epipactis palustris, Epipactis des marais, Fontainebleau
Epipactis palustris, Epipactis des marais, Fontainebleau

L'épipactis des marais possède une tige (20 à 60 cm) verte teinté de pourpre et couverte de poils au niveau des fleurs. Les feuilles sont ovales à lancéolées, réunies au bas de la tige, pliées et dirigées vers le haut. Les bractées sont étroites et courtes. Les fleurs sont grandes (12 à 18 mm), assez nombreuses, généralement horizontales à légèrement pendues. Les sépales sont verts veinés de pourpre et les pétales sont de couleur générale blanche et carmin à la base contrastant avec le labelle blanc. Le labelle est formé de deux parties distinctes, bien séparées par un étranglement : l'hypochile en forme de coupe contient peu de nectar, il est blanc veiné de rouge violacé ; l'épichile en forme de gouttière est blanc avec des crêtes jaunes près de l'étranglement. L'ovaire duveteux est attaché à la tige par un long pédicelle.

Epipactis palustris, Epipactis des marais, Fontainebleau
Epipactis palustris, Epipactis des marais, Fontainebleau