La photothèque de Fontainebleau

Escalade & sport nature

Vive le grès !

C'est sur les rochers et dans le sable de Fontainebleau que pour moi l'aventure a commencé. Aujourd'hui je partage mes photographies d'escalade et vous y êtes peut être En ce cas, n'hésitez pas à me contacter

Vibrez
La photothèque de Fontainebleau

Paysages

Une variété de milieux extrordinaires

Les paysages de Fontainebleau sont d'une richesse incroyable ! Ici, une plage de sable, là un chaos rocheux, entre les deux, une pinède, une vieille futaie de chênes ou une hêtraie cachant une belle mare

Admirez
La photothèque de Fontainebleau

Nature

Faune, flore, etc.

La richesse de Fontainebleau est extraordinaire. Son implantation géographique la place sous diverses influences climatiques permettant à de nombreuses espèces d'y survivre

Explorez
La photothèque de Fontainebleau

Insolite & fabuleux

Des trésors historiques

Le Pays de Fontainebleau abrite des milliers de témoignages d'une des plus riches histoires d'Europe à commencer par les trés mystérieuses gravures rupestres Préhistoriques

Découvrez

Du sable, des arbres, des rochers, des histoires et une même passion FontaineBleau

  • Bienvenue sur mon blog photographique consacré entièrement au Pays de Fontainebleau, sa forêt, ses villages, sa campagne, etc. Dans la barre de menu, vous trouverez quelques pages de présentation et une sélection d’articles sur quelques-uns des trésors bleausards que je souhaite vous faire découvrir.
    En effet, depuis le lancement du portail d’information écoresponsable sur les sites naturels de loisirs sportifs de pleine nature (www.tl2b.com), vous êtes de plus en plus nombreux à me demander des informations précises sur ce patrimoine naturel et historique de Fontainebleau. C’est donc ici que je posterai, en plus des photographies, mes articles vous incitant à partir à leur découverte.
    Pour vous faciliter le tris des articles, ils s'accompagnent de nombreux mots clés. Les grimpeurs peuvent ainsi trouver facilement des blocs par leur cotation, les secteurs, les circuits ou le nom des grimpeurs photographiés. Je vous invite aussi à découvrir mes travaux plus artistiques comme par exemple mes portraits des CréNatures, mes 50 nuances de grès et 50 nuances de green. Une de ces photographies serait sans doute idéale pour la décoration de votre salon, bureau ou gîte. Contactez-moi ici ou sur mon site photo www.gregclouzeau.fr

Mes dernières images de Bleau

mardi 4 mai 2021

[ESPECE] Le Rhinocéros à poils roux, dernier des plus gros scarabées métropolitains

Je pensais avoir présenté ici les plus grands scarabées de la forêt de Fontainebleau mais non. Il manquait les fiches du Méloé (diffusée hier), du Lucane Cerf-Volant (à venir) et du Scarabée Rhinocéros européen,  Oryctes nasicornis. Difficile de confondre celui là avec un autre scarabée tant son apparence évoque son nom. Je les croyais disparus n’en ayant pas croisé sur Fontainebleau depuis bien longtemps mais il faut dire que ces scarabées sont plutôt nocturnes et volent de juin à août. Avec le Lucane Cerf-volant, et le Grand Capricorne , le rhinocéros européen est l'un des plus gros coléoptères d’Europe. Il pourrait transporter jusqu’à 850 fois son propre poids ! 

Avec une longueur pouvant atteindre les 4 cm, ce rhino poilu, roux  et brillant, du fait de son dimorphisme sexuel très marqué, est facilement identifiable au moins pour le mâle grâce à sa longue corne recourbée sur le devant de la tête alors que la femelle ne possède un simple petit tubercule à la place. Après, il y a quand même 4 sous-espèces en France mais c’est là une affaire de spécialistes ! 

Scarabée Rhinocéros européen,  Oryctes nasicornis, Fontainebleau
Scarabée Rhinocéros européen,  Oryctes nasicornis, Fontainebleau



Comme beaucoup de ses cousins, ils se nourrissent de feuilles et de bois en décomposition principalement dans les chênaies blanches et les hêtraies de faible et moyenne altitude. Heureusement pour lui, notre Scarabée rhinocéros a réussi à s’adapter à la présence de l’Homme, à tel point qu’on peut aussi le trouver en milieu boisé urbain et dans les compostes à ciel ouvert !

Comme le Lucane Cerf-volant, les mâles se battent entre eux et le Rhino utilise sa corne pour soulever son adversaire puis le projeter au sol. Après l’accouplement, la femelle pond 20 à 50 œufs dans de la matière végétale en décomposition. Les larves qui sortiront des œufs se nourriront de petites racines dans les 5 à 10 cm supérieur du sol puis de bois en décomposition. Leur développement dure de 2 à 3 ans en milieu naturel. Arrivée à maturité la larve de 13 cm, la plus grande de tous les coléoptères, s'enterre à environ 20 cm de profondeur et s'aménage une loge, dite nymphale, de la taille d'un œuf de poule. Le passage de l'état de nymphe à celui d'adulte se fera de l'été à l'automne mais l'insecte ne sortira à l'air libre qu'au printemps suivant, voire à l'été avant de mourir dans les 3 à 6 mois.

La nuit, il est attiré par la lumière. Notez que si par malheur il tombe sur le dos après avoir heurté un obstacle, il meurt ainsi de façon tragique car il ne peut plus se remettre sur ses pattes !

Scarabée Rhinocéros européen,  Oryctes nasicornis, Fontainebleau
Scarabée Rhinocéros européen,  Oryctes nasicornis, Fontainebleau



Avec la Tribune Libre de Bleau, nous avons évoqué (notamment ici et )les divers programmes participatifs d'inventaire de ces espèces dont on aimerait mieux connaître la répartition. Si l'aventure vous tente, le Rhino fait partie de la mission. C'est même la numéro 30 et pour vous aider dans son identification, découvrez la fiche descriptive du Scarabée rhinocéros européen sur le site de l’INPN en cliquant ici.

lundi 3 mai 2021

[ESPECE] La drôle de vie des Méloés.

Il y a bien longtemps que je n’ai plus partagé avec vous mes observations naturalistes en Pays de Fontainebleau. Le Printemps est déjà bien avancé mais à l’occasion du déconfinement, vous allez sans doute reprendre les chemins de la forêt et vous aurez encore la possibilité d’observer la flore et la faune printanière. J’ai publié au fil du temps de très nombreuses fiches espèces pour la Flore et la Faune et dont vous retrouverez la plupart dans le menu également. C’est à la faveur d’une petite balade dans la forêt départementale des Grands Avaux que j’ai croisé ce drôle de coléoptère. Ce scarabée plutôt facile à reconnaitre est un Méloé. Un gros bonhomme aux reflets bleutés, totalement inoffensif et incapable de voler pour prendre la fuite. D’ailleurs ses élytres ne parviennent même pas à recouvrir son abdomen rebondi. J’ai écrit inoffensif, ce n’est pas tout à fait vrai !
Méloé violacé (mâle), Grands Avaux, 91


On les observe entre avril et juillet surtout le long des chemins, en bordure de talus plutôt dénudés et bien exposés au soleil mais aussi dans les landes basses, les bois ouverts ou sur leurs lisières et les prairies sèches fleuries. Globalement, ils recherchent plutôt des sites sablonneux secs et bien exposés. Rien d’étonnant donc à les croiser dans nos massifs gréseux d’Ile-de-France. On les associe donc aux régions chaudes et steppiques et leur diversité augmente vers le bassin méditerranéen ou vers les steppes d’Europe centrale. Ils évitent donc les végétations buissonnantes et recherchent les endroits avec du sol nu et des touffes d’herbes éparses. Mais, leurs exigences précises varient selon les espèces. Ainsi, en Europe centrale, le méloé violacé habite plutôt des boisements assez humides en bords de rivières. Il semble plus précoce ce qui lui permet de profiter de l’éclairement au sol tant que les feuillages ne sont pas sortis. Le méloé ténébreux serait lui, plus « xérophile », amateur de lieux secs, ouverts et chauds. On peut observer ces méloés jusque dans les jardins (à la campagne ou dans les petits villages) non aseptisés par les traitements chimiques ou un entretien excessif. Si les grands épisodes de déforestation massive en Europe de l’Ouest au cours des siècles passés ont favorisé les méloés, depuis le milieu du vingtième siècle, avec le recul des pratiques pastorales et la reforestation de nombreux espaces autrefois défrichés, les méloés connaissent maintenant un net déclin.

Lent mais pas si inoffensif !


Comme d’autres coléoptère, le Méloé pratique la saignée réflexe en cas de danger. Autrement dit, il sécrète un liquide répulsif. Il s’agit de gouttes d’hémolymphe (l’équivalent de notre sang) qui suintent au niveau des articulations des pattes. Ce liquide jaune orangé, de consistance huileuse, leur vaut le surnom anglais de « oil-beetle », scarabées à huile ou enfle bœuf. En effet, ce liquide renferme un poison (au moins pour les vertébrés), la cantharidine qui inhibe une enzyme clé du cycle du glycogène et induit des effets de vasodilatation. Le nom vernaculaire, enfle-bœuf, fait référence aux conséquences de ce poison sur les bovins qui auraient ingéré un méloé avec de l’herbe. Bon, à mon avis, il faut en manger plus d’un… Ce qui vaut aussi au méloé d’être parfois désigné à tort sous le nom de cantharide puisque c’est en réalité à une autre espèce de coléoptère. Au contact de la peau, elle peut provoquer des réactions sous forme de cloques mais il faut manipuler ces insectes longuement pour subir de tels effets. Donc pas de panique et lavez-vous les mains…

Autre singularité de cette charmante bestiole, sa larve se développe en parasitant les nids d’abeilles solitaires. Un vrai profiteur ce Méloé ! En effet, si les adultes se nourrissent de végétaux et de pollen (notamment les fleurs de ficaires), sa larve, le triongulin, mange des œufs d’abeille ! Notre femelle Méloé pond ses œufs sur le sol. A l’éclosion, les larves se rassemblent souvent en masse sur une fleur et s’accrochent au premier butineur venu en espérant qu’il s’agisse d’une abeille solitaire. Pour cela, la larve est munie des trois griffes qui lui permettent de s’accrocher (d’où « triongulin »). Parvenu dans une cellule d’abeille solitaire, une andrène généralement, le triongulin mange l’œuf, puis les réserves de nectar et de pollen et se transforme alors en un deuxième type de larve, qui ressemble cette fois à un asticot. Après avoir mué, cette larve quitte le nid de l’abeille et mue encore deux fois avant de se nymphoser. On comprend vite à la lecture de ce cycle de vie combien la probabilité qu’un triongulin devienne un Méloé adulte est faible…


Méloé violacé femelle (Meloe violaceus) Grand Avaux, 91
Méloé violacé femelle (Meloe violaceus) Grand Avaux, 91

Primo, il leur faut d’abord trouver une abeille. En début de printemps, sil la période fraîche se prolonge, les abeilles ne volent pas. Deusio, il faut qu’il choisisse une abeille solitaire. Il n’aurait aucune chance avec les abeilles sociales vivant dans les ruches ou un autre insecte velu. Tertio, il faut qu’il s’accroche à une femelle ! Bref, c’est pas gagné d’avance. Du coup, les méloés compensent par une extrême fécondité. L’abdomen démesuré des femelles est un véritable « sacs à œufs ambulant ». Selon les espèces, une femelle méloé peut pondre plus de 25 000 (M. rugosus) et jusqu’à 40 000 (M. proscarabeus). De tels chiffres ne se retrouvent que chez des insectes sociaux avec par exemple les reines des abeilles ou des termites. Selon les espèces de méloés, ces milliers d’œufs sont soit pondus en gros paquets dans quelques terriers seulement ou en petits lots dans de multiples terriers. A cela s’ajoute la sélection de sites de ponte proches de colonies installées d’abeilles solitaires. L’habitat des méloés se trouve ainsi intiment lié à celui des hôtes de ses larves.

Donc, si vous croisez un insecte aux allures de fourmi géante noire aux reflets métalliques à gros ventre, c'est peut être un Méloé. Ces insectes mesurent jusqu’à 3,5 cm pour les femelles (les mâles sont un peu plus petits). Pour distinguer les deux espèces les plus répandues, il faut d’abord vérifier si les antennes possèdent une partie centrale avec des articles (articulations) épaissis ; si oui, vous êtes sur une de ces deux espèces. Ensuite, observer de près le thorax (pronotum) qui porte chez le méloé violacé (Meloe violaceus) un sillon transversal vers sa base inférieure et une échancrure, sillon absent chez le méloé ténébreux (M. proscarabaeus) ; ce dernier est, en général plus noir que l’autre et la ponctuation de sa carapace plus grossière. Donc si vous photographiez un de ces insectes pensez à zoomer sur le thorax vu de dessus pour pouvoir discriminer ces deux espèces. Les antennes des mâles présentent un coude marqué (presque à 90°) au niveau du sixième ou septième article mais ceci ne vaut que pour les deux espèces les plus communes.

Critères d'identification Méloé violacé femelle (Meloe violaceus)
Critères d'identification Méloé violacé femelle (Meloe violaceus



REMARQUES : D’autres espèces de Meloe sont très proches notamment Meloe variegatus.

mercredi 10 mars 2021

[ALBUM] Lumière dans les pins du Pays de Fontainebleau

Je ne suis pas un grand fan des pins en forêt de Fontainebleau mais je leur reconnais facilement des qualités esthétiques pour les sujets les plus tordus ainsi qu'une formidable capacité à pousser là où on ne les attends pas en s'accrochant au moindre bout de terre en traversant les rochers de part en part ou en se tordant au possible pour gratter quelques rayons de soleil. Voici une petite série d'images prises ces derniers jours au Rocher des Demoiselles à Fontainebleau et dans la Forêt départementale des Grands Avaux en Essonne.
La lyre Grands Avaux
La lyre Grands Avaux


Au Rocher des Demoiselles
Au Rocher des Demoiselles


Au Rocher des Demoiselles
Au Rocher des Demoiselles


Au Rocher des Demoiselles
Au Rocher des Demoiselles


Au Rocher des Demoiselles
Au Rocher des Demoiselles


Au Rocher des Demoiselles
Au Rocher des Demoiselles


Le bloc lui tient à cœur
Le bloc lui tient à cœur


Au Rocher des Demoiselles
Au Rocher des Demoiselles


Collé serré Grands Avaux
Collé serré Grands Avaux










lundi 22 février 2021

Retour dans Sexe et dentelles au Rocher des Demoiselles

Quel week-end mes amis ! Il y a une semaine, on grimpait les pieds dans la neige à Fontainebleau et là, il faisait presque trop chaud  au soleil. Le printemps a donc pointé le bout de son nez ce samedi 20 février 2021 et avec lui, outre la sur-fréquentation de la forêt et son cortège d'incivilités (plus de 450 PV ont été dressés ce week-end aux abords des Trois Pignons pour des problème de stationnement en bord de route et de non respect du couvre-feu) la faune et la flore se sont réveillées. Prématurément, peut-être...
Samedi et dimanche, si vous n'étiez pas coincé dans les bouchons autour d'Apremont, Franchard, Cuvier et Trois Pignons, vous avez peut être pu observer et entendre les nombreux vols de grues cendrés au-dessus de la forêt de Fontainebleau, suivis de quelques passages de cigognes. J'ai aussi croisé mon premier citron et un couple de Vanessa batifolant au soleil. Aux perce-neiges et crocus se sont joints les premières vraies jonquilles.
Bref, il faisait beau et il y avait foule en forêt alors nous, on est allé faire un tour sur les classiques un peu oubliées du Rocher des demoiselles. L'occasion pour moi de refaire des images de la superbe arrête de Sexe et dentelles (bloc déjà présenté ici) sous tous les angles ! En voici une petite sélection pour ouvrir la saison !
Sexe et dentelles, 6B, Rer des Demoiselles Fontainebleau


Sexe et dentelles, 6B, Rer des Demoiselles Fontainebleau


Sexe et dentelles, 6B, Rer des Demoiselles Fontainebleau














Sexe et dentelles 
Rocher des Demoiselles 
F o r ê t   d e   F o n t a i n e b l e  a u