lundi 30 septembre 2013

Escalade au 91.1 : le cure-dents

Greg des blocs
Stéphane dans le Cure-dents, 6a, 91.1, trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau



Le Cure-dent est un de ces très grands blocs du circuit rouge TD (Très Difficile) du Rocher du 91.1.

Proposé à 6A, ce mur demande un bonne maîtrise de l'équilibre et un peu de mental pour la sortie.

Petite histoire :
Vous noterez que sur la partie en haut à droite du bloc, il manque un bout du rocher, morceau qui se trouve au sol depuis, qu'aux débuts des années 80, une équipe de grimpeurs du Cosiroc (dont Oleg Sokolsky et Jo Montchaussé) est intervenue pour sécuriser la voie.

Lors d'une sortie de septembre 2013, j'ai pu y faire de très nombreuses photos (à retrouver dans la photothèque à cet endroit).

En voici quelques unes de ce passage incontournable et que l'on aborde toujours avec une certaine retenue. Merci aux pareurs, à Stephane, Franck et David pour ce bon moment et ces belles photos.

Le suite des images de ce circuit va suivre d'ici peu !

A gauche, Stéphane dans le Cure-dents.



Franck Scherrer dans le Cure-dents, 6a, 91.1, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau
Franck Scherrer dans le Cure-dents, 6a, 91.1, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau

Et je ne résiste pas à celle là de la retraite de David ! ;-)


La retraite de David dans le Cure-dents, 91.1 avec la parade de Stéphane, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau
La retraite de David dans le Cure-dents, 91.1 avec la parade de Stéphane, Trois Pignons, septembre 2013, (C) Greg Clouzeau

vendredi 20 septembre 2013

La vie en rose à Bleau c'est callune ou bruyère

Greg des blocs


Qui n’a pas succombé aux charmes de ces landes couvertes au début de l’été du violet de la bruyère se mêlant au jaune d’or des genêts ? En y regardant de plus près, il y a dans ces paysages deux types de fleurs roses ou violettes qui traduisent la présence de deux sortes « bruyères ».



La « vraie » bruyère est nommée Erica par les botanistes alors que la « fausse » bruyère correspond à la Callune en botanique. Elles ne fleurissent d’ailleurs pas tout à fait en même temps. Et en ce début d’automne, seule la callune colore les crêtes de sa floraison de la fin de l’été à l’automne. Mais vous aurez d’ailleurs bien du mal à faire entendre aux gens du pays de Fontainebleau que cette plante n’est pas de la « Bruyère », mais une cousine : la Callune !

La Bruyère appartient au genre Erica qui comprend 11 espèces en France, caractérisées par une corolle en grelot ou en cloche. La Callune appartient au genre Calluna avec une seule espèce : Calluna vulgaris.

LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU,
LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU,
ROCHER DU 91.1, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU

Bruyère et callune : deux genres distincts de la famille des Ericacées

Comment ne plus confondre une vraie bruyère avec la callune ?

En observant la disposition des feuilles sur les tiges :
Pour les vraies bruyères (Erica), les petites feuilles aciformes (« en forme d’aiguilles ») sont écartées du rameau : on peut donc bien voir le dit rameau brun, lignifié (en bois).
Pour la callune fausse-bruyère (Calluna vulgaris, Ericacées), les petites feuilles sont dodues, gorgées d’eau, et appliquées sur le rameau, comme des tuiles sur un toit : pas moyen de bien voir le rameau ! De plus, les fleurs sont plus ouvertes que chez Erica, moins « en clochettes ».

Comparons les deux plantes (voir photo ci-dessous) et nous verrons qu’elles sont bien différentes à la fois par leur fleur, leur feuille et leur répartition. Ici la bruyère est déjà fanée et l’on distingue la différence de taille/forme des fleurs et disposition et forme des feuilles…



A gauche : Callune, à droite Bruyère
A gauche : Callune, à droite Bruyère
(c) 2013 Greg CLOUZEAU




LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU
LA CALLUNE, UNE PLANTE OMNIPRÉSENTE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU,
ROCHER DU 91.1, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU

Je vous laisse le soin des recherches botaniques et vous invite simplement à les observer d’assez près. Plusieurs bruyères de Fontainebleau sont classées parmi les espèces végétales protégées… Inutile d’en faire un bouquet de cadavres pour la maison… faites des photos !


CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES. SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU
CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES.
SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU

CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES. SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU
CALLUNE UNE PIONNIÈRE COLONISATRICE DES SOLS PAUVRES.
SABLE DU CUL DE CHIEN, TROIS PIGNONS, SEPTEMBRE 2013, (C) GREG CLOUZEAU


Des plantes plus fragiles qu'il ne semble.


Notez aussi que toutes deux sont très sensibles au piétinement. Une fois leurs branches cassées, elle ne repoussent pas. Ne quittez pas les chemins. Elles permettent un très bon maintient du sable et participent à la lutte contre l’érosion.


ÉCRASÉES, BRUYÈRE ET CALLUNE NE REPOUSSENT PAS. TROIS PIGNONS, MARS 2013, (C) GREG CLOUZEAU
ÉCRASÉES, BRUYÈRE ET CALLUNE NE REPOUSSENT PAS.
TROIS PIGNONS, MARS 2013, (C) GREG CLOUZEAU