vendredi 30 janvier 2015

Igor Bogdanoff dans l'angle

Sur le circuit rouge d'escalade  TD+ du Bas Cuvier, véritable livre ouvert sur l'histoire de cette pratique à Fontainebleau, juste en face de la Paillon, se trouve un petit angle, plus difficile qui n'y paraît en partant du sol. C'est l'Angle Réveil Matin, (n°29) dont la cotation tourne dans le 5B/C.

Parcourir ce circuit, c'est aussi croiser ses habitués et parmi ceux-ci, Igor Yourievitch Ostasenko-Bogdanoff ! 

Si Grichka ne grimpe pas, son frère est un accro de l'escalade à Bleau !

C'est promis, je vous en reparlerai régulièrement car Igor est un bon copain de grimpe rencontré il y a maintenant 30 ans sur ce même circuit à une époque où je découvrais encore les richesses de l'escalade à Fontainebleau.
Et c'est toujours avec le même plaisir que nous nous croisons sur les blocs, répétant inlassablement nos gammes sur les circuits historiques ou explorant de nouvelles voies entre bleausards passionnés...
Igor Yourievitch Ostasenko-Bogdanoff
Igor Yourievitch Ostasenko-Bogdanoff
L'angle du Réveil Matin, 5C, 29 rouge Bas Cuvier
 
Igor dans l'angle du Réveil Matin, 5C, 29 rouge Bas Cuvier
Igor dans l'angle du Réveil Matin, 5C, 29 rouge Bas Cuvier
 
Sur le site de la TL²B, nous avons  aussi évoqué l'histoire ce circuit rouge...

jeudi 29 janvier 2015

Le bilboquet comme au zoo

Que c'est triste de voir le plus célèbre des rochers de la forêt de fontainebleau et des Trois Pignons "en cage" ! Venir au Cul de chien, c'est comme aller au Zoo...



Du coup, l'ami Stephan et le magazine Grimper ont redessiné le logo du site d'information de la Tribune Libre de Bleau et d'ailleurs
Heureusement, dans quelques mois, il retrouvera sans doute sa liberté si l'ONF arrive à stabiliser sa chute !

mercredi 28 janvier 2015

Attention chute de branches aux pieds du bouquet de la Reine Amélie

 Bouquet de la Reine Amélie, Forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Le bouquet de la Reine Amélie est un superbe très vieux chêne de la Forêt domaniale de Fontainebleau.

De nombreuses cartes postale du début du XXe siècle témoignent qu'en un siècle, sa physionomie a peu changé si ce n'est la chute de quelques branches basses.

Ce très beau chêne sessile au tronc court porte le nom de Marie-Amélie Thérèse de Bourbon-Siciles (1782-1866), épouse du roi de France Louis-Philippe Ier. 

Il est situé au Mont du Fort-des-Moulins, sur le sentier bleu Denecourt n°2, parcelle 386. 

Mon collègue Olivier Blaise, sur son site photo en présente de très belles images sur son site prises au fil des saisons... mais qui cachent la réalité de l'évolution de notre société et le développement de l'idéologie sécuritaire.

Mais était-il nécessaire d'en barricader l'accès avec cet avertissement ? Bon, les photographes, n'ont qu'à changer de point de vue...

 Bouquet de la Reine Amélie, Forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
 Bouquet de la Reine Amélie, Forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau



 Bouquet de la Reine Amélie, Forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
 Bouquet de la Reine Amélie, Forêt de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

mardi 27 janvier 2015

j'ai croisé un Mange mousse !

Allez, cela fait un moment que je n'ai pas publié sur ces farces de la nature !
Connaissez-vous cet herbivore que l'on appelle "Mange-mousse" ?
 Mange-mousse, Trois pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau

Mange-mousse, Trois pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau

dimanche 25 janvier 2015

Ecaille de Lune

Le sentier bleu Denecourt qui traverse les Gorges du Houx offre quelques blocs remarquables que les grimpeurs n'ont pas manqué d'explorer également. 

Dans ma série collector, dans le gros surplomb de la Roche Vatout (lettre A), voici Marc Dunand à l'oeuvre dans Écaille de Lune, 7B+
Marc Dunand dans Ecaille de lune, 7b+, Gorges du Houx, Fontainebleau (C)90's Greg Clouzeau
Marc Dunand dans Écaille de Lune, 7B+ (C) 90's Greg Clouzeau



samedi 24 janvier 2015

Ne racontez pas de salade à Chailly en Bière !

Salades et cultures vue du Ciel,
Survoler les lisières de la forêt de Fontainebleau, c'est prendre conscience de l'importance des cultures dans le Pays du Gâtinais Français. La formidable mosaïque constituée par nos agriculteurs est parfois ponctuées de lignes à poids : les salades ! En effet, les paysages de la Plaine de Bière sont constitués de nombreux champs céréaliers mais aussi de cultures maraîchères.

Ainsi, autour d'Arbonne-la-Forêt, Barbizon, Cély-en-Bière, Chailly-en-Bière, Fleury-en-Bière, Perthes-en-Gâtinais, Pringy, Saint-Martin-en-Bière, Saint-Sauveur-sur-École, Villiers-en-Bière, vous découvrirez nos salades dont Chailly-en-Bière est la principale commune productrice de l’Ile de France !

Si aujourd’hui le peintre Jean-François Millet posait son chevalet dans nos champs, nul doute qu’il représentait des maraîchers de la Plaine de Chailly. Il convient d’ailleurs de souligner, au regard du tableau « les Glaneuses » que depuis la mécanisation de l’agriculture, seul le maraîchage offre les même images de travailleurs courbés dans les champs.


Salades et cultures vue du Ciel,
Salades et cultures vue du Ciel,
Chailly en bière, (C) 2012 Greg Clouzeau
Le Baron Georges Haussmann, Préfet de Paris (1853-1870), est chargé de diriger les grands travaux qui embelliront Paris. Les maraîchers quitte alors la capitale et s’installent alors dans les villages proches de Bobigny, Montesson, Charenton, Vincennes, Pantin…

Jusqu'à la guerre de 14/18, les activités maraîchères y restèrent concentrées. Puis, au fur et à mesure de l’urbanisation de la banlieue, les maraîchers on été contraints de s’expatrier et de s’implanter de plus en plus loin du centre de Paris.

C'est comme ça que Chailly-en-Bière, jadis commune exclusivement agricole, est devenue, l’une des premières communes maraîchères de France. Les salades et les herbes produites à Chailly, sont exportées pour une partie vers l’Union Européenne (le marché anglais est le plus important,  60 % des salades rouges traversent la Manche) et pour une autre partie vers le Moyen-Orient (Koweït et Arabie Saoudite) et également en Afrique.

Sur les milliers de petits maraîchers installés en petite banlieue qui livraient leurs produits aux halles, il ne reste guère plus d’une centaine d’entre eux. A Chailly, on compte 8 maraîchers originaires de la Seine et de la Seine-et-Oise arrivés dans le village au début des années 70.

Pourquoi Chailly ?


Salades et cultures vue du Ciel,
La terre, légère et sableuse est particulièrement propice à cette culture. Par ailleurs, la nappe phréatique étant affleurante, l'arrosage peut être limité.

Les maraîchers pratiquent la culture « raisonnée » qui consiste essentiellement à apporter aux plantes les éléments nécessaires, tout excès étant préjudiciables à leur croissance. Ils exploitent environ 850 hectares sur lesquels ils pratiquent l’assolement (alternance légumes/blé).

En dépit d’une mécanisation en constante évolution, les maraîchers emploient 150 personnes. Chaque année, on plante à Chailly de 70 à 80 millions de salades mais les caprices du du ciel et les aléas économique ne permettent pas la vente de la totalité plantée.

Bon en revanche, côté pesticide, je suis pas certain que se soit super...

vendredi 23 janvier 2015

Vol au dessus des sablières de Fontainebleau

Le sable de Fontainebleau est exploité industriellement depuis très longtemps pour ses caractéristiques faisant de lui un matériau très recherché. Plus de deux millions de tonnes sortaient de notre sous-sol en 2004. En effet, les sables de Fontainebleau sont considérés comme le meilleur gisement européen de sables siliceux, avec celui de Mol en Belgique, et s’étendent de Nemours à Étampes et Dourdan sur près de 50 km.

Ils sont essentiellement utilisés en verrerie, en second lieu dans la métallurgie, et très spécifiquement dans l'industrie chimique. Ils sont également utilisés en fonderie, dans l'industrie réfractaire et dans l'industrie du béton.

 
Le sable de surface ne peut être utilisé, car il contient beaucoup trop d'impuretés et ne présente pas une forte teneur en silice. En revanche, en profondeur, le sable n'est pas altéré par les infiltrations et sa concentration en silice est maximum ! Ainsi, les sables extra-siliceux de fonderie requièrent un pourcentage de fines inférieur à 2 %, une composition chimique correcte (SiO2 > 98 % et CaCO3 < 1 %) et une répartition granulométrique adéquate (distribution symétrique comprise entre 100 et 600 µm). Des niveaux de sables industriels du sud Seine et Marne correspondent à ces spécifications industrielles, notamment à Bourron-Marlotte.
 
Sablière du Bois Rond vue du Ciel, Milly la Forêt, (C) 2012 Greg Clouzeau
 

Depuis 1920, la société FULCHIRON exploite des gisements de sables siliceux de haute qualité, destinés principalement à des applications industrielles. La première exploitation ouverte à Maisse dans l’Essonne, se caractérise par la pureté de la silice. Aujourd’hui encore, la qualité de ce site assure la satisfaction des industriels les plus exigeants dans des domaines aussi divers que la verrerie, la fonderie, les produits du bâtiment, la céramique… La société possède aujourd’hui 4 sites de production qui lui permettent de rayonner à l’échelle Européenne :

jeudi 22 janvier 2015

Les Sables du Cul de chien

On a l'habitude de présenter la plage du Cul de chien du côté du Bilboquet.



Je vous propose cette fois l'autre face, tout aussi jolie et moins artificialisée.





mercredi 21 janvier 2015

L'ami Bernard à la Padôle

Dans le même registre qu'hier car situé à quelques mètres de Svobodu, le 6C/6C+ de l'Ami Bernard en a fait fuir plus d'un ! C'est aussi sur le circuit blanc... et c'est encore,  Laurent Avare qui s'y colle, toujours dans les années 90 sans crash !


Laurent Avare dans L'Ami Bernard, 6c, circuit blanc, La Padôle, Essonne, 90's, Greg Clouzeau
Laurent Avare dans L'Ami Bernard, 6c, circuit blanc, La Padôle, Essonne, 90's, Greg Clouzeau


mardi 20 janvier 2015

Svobodu, engagement maximum à la Padole

Cela fait un bon moment que les copains grimpeurs n'ont pas eut de photo d'escalade à se mettre sous la dent... Du coup, pour me faire pardonner, voici un collector : Laurent Avare au début des années 90 (1994?) dans Svobodu, un 6B qui engage bien à La Padôle (Essonne) et que vous découvrirez au n°11 du circuit blanc.
Notez qu'à l'époque, nous n'avions pas de crash-pad !


Laurent Avare, Svobodu, 6b, 11 blanc, La Padôle, Essonne. (C) Col. Greg Clouzeau
Laurent Avare, Svobodu, 6b, 11 blanc, La Padôle, Essonne. (C) Col. Greg Clouzeau


lundi 19 janvier 2015

Débordé de bouleaux

Voilà ce que l'on appelle sans doute être débordé de bouleaux...

Une telle densité est quand même assez rare à Fontainebleau et ne résiste pas très longtemps au passage du bûcheron !

Bouleaux, Noisy-sur Ecole, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau
Bouleaux, Noisy-sur Ecole, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau


mardi 13 janvier 2015

Le Bivouac Vert, témoin du passé de la forêt

La forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons recèlent encore de nombreux bivouacs. Ce patrimoine disparaît petit à petit au rythme des saccages, et effondrements naturels faute d'entretiens. Leurs utilisateurs actuels sont parfois beaucoup moins respectueux que les "anciens" !


Parmi ces bivouacs aménagés, le "bivouac vert" (dont je vais bien entendu taire la localisation) est encore en très bon état du fait de son entretien par une poignée de bénévoles et utilisateurs respectueux...



Ce bivouac sous roche, dépourvu de couchette, fut sans doute aménagé par les ouvriers lors de la création de l'aqueduc de la Vanne et du Loing ( Une Œuvre de l'ingénieur Eugène Belgrand, achevée en 1875 qui traverse la forêt de Fontainebleau sur 17 km dont 3,5 en aérien.) puis, amélioré par les carriers dans la première moitié du XXe siècle. Il devait donc servir d'abris et de lieux de stockage plus que de bivouac. D'ailleurs, il est construit dans une zone plutôt froide !

Sa localisation ne me paraît pas compatible avec une utilisation pour quelques rencontres secrètes de résistants (mais allez savoir) car bien trop proche de certaines zones de manœuvres.


Bivouac vert, abris aménagé sous roche, Trois Pignons.
Bivouac vert, abris aménagé sous roche, Trois Pignons.
 
Bivouac vert, abris aménagé sous roche, Trois Pignons.
Bivouac vert, abris aménagé sous roche, Trois Pignons.
 

Connu sous le nom de Bivouac de l'Aqueduc puis Bivouac vert, il a été renommé la Niche à Ulia par ses derniers occupants réguliers.

S'il lui manque sa porte (il y fait froid) depuis plusieurs décennies, les vitrages très épais, et la cheminée sont intacts. Notez qu'un pavé couvre à l'extérieur le conduit de cheminée (à retirer avant allumage et à remettre en partant).



Fenêtre cassée du Bivouac vert, en 2015 
Un peu plus haut, comme souvent autour des abris aménagés dans cette forêt, on trouve de petits bassins aménagés pour capturer les eaux de pluie sur les blocs.


 
Il est propre, régulièrement balayé, et non tagué.

Merci de respecter ces témoins d'un autre temps...si vous en découvrez.

lundi 12 janvier 2015

Coccinelle

Coccinelle, grès de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Coccinelle, grès de Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

Les Coccinellidae, (en français coccinellidés) sont une famille d'insectes de l'ordre des coléoptères, appelés aussi coccinelles, ou bêtes à bon Dieu.

Les coccinelles figurent parmi les insectes utilisés par l'homme car les larves se nourrissent en effet de pucerons et sont donc utilisées comme insecticide naturel. Selon la croyance populaire, le nombre de taches de la coccinelle dépend directement de son âge... mais cette information est fausse.

vendredi 9 janvier 2015

Liberté !

La Liberté

La liberté, 6b+, 35 bis noir, Gros Sablons, Trois Pignons
La liberté, 6b+, 35 bis noir, Gros Sablons, Trois Pignons
Au passage, ne manquez pas cette superbe fissure des Gros Sablons numéro 35 bis du circuit noir ED ouvert par Jacques Olivet en 1972 et dont toutes les cotations (ou presque) ont été remontées d'un cran ;-) C'est certain, remonter cette fissure en Dülfer, c'est encore plus dur !

jeudi 8 janvier 2015

Trail des 25 bosses

Trail sur le sentier rouge des 25 bosses, Trois Pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau
Trail sur le sentier rouge des 25 bosses, Trois Pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau

Les alpinistes parisiens ont rapidement cherché un terrain pour  s'entraîner avant leurs courses de montagne. En 1947, Fred Bernick traça dans le chaos du Rempart du Cuvier nos deux premiers circuits d'escalade. En accumulant les passages de montées et descentes, ses parcours devaient préparer physiquement et mentalement les alpinistes. On sait le succès obtenu par ces circuits...

Restait à trouver un moyen de se préparer à l'effort long de la marche d'approche, à encaisser les dénivelées...Chose fut faite avec le célèbre sentier rouge dit des 25 bosses. Retour sur son histoire, son évolution et sur ses petits frères des Trois Pignons avec dans notre article de la TL2Bleau.

mercredi 7 janvier 2015

Résistance !

Croix de Lorraine, Trois Pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau
Croix de Lorraine, Trois Pignons, (C) 2014 Greg Clouzeau

Cette imposante croix de Lorraine se dresse sur l’étroite platière rocheuse surplombant la Vallée Close. Ce monument  a été érigé en hommage aux résistants de la Seconde Guerre Mondiale qui opéraient dans le secteur. Il se présente sous la forme d’une pyramide tronquée en pavés de grès surmontée d’une Croix de Lorraine. Elle sur-élève ce pignon de 10 m 30 dont 3,30 m pour la seule croix  et l'alourdi de 110 tonnes ! On y accède en suivant le sentier rouge dit des "25 bosses" ou par le nouveau sentier blanc.Vous trouverez sur la TL2Bleau son histoire et celle du réseau...

En attendant, en ce bien triste 07 janvier 2015, qui a vu la mort de 12 personnes assassinées au nom de leur liberté d'expression, j'ai juste envie de crier  : "Résistance" !



mardi 6 janvier 2015

La Paillon : une voie historique du Cuvier

Ce que j'aime à Bleau c'est que de nombreuses voies d'escalade ont une histoire. Une vraie et parfois assez ancienne pour n'être pas connue de la jeune génération de grimpeurs !
Exemple avec La Paillon, un morceau de choix qui, aujourd'hui encore, fait frémir les meilleurs...

C'est donc en 1929, au Bas Cuvier, qu'Hugues Paillon s'octroie "la première" du versant est du bloc de la Prestat par une diagonale engagée dont la difficulté est estimée à IV+ de l'époque. Au passage, on ne se prive pas d'améliorer les prises au burin...

Comme en alpinisme, la "directe" sera ouverte quelques temps plus tard (1938). Cette voie remarquable constitue l’arrivée (n°48) du célèbre circuit bleu TD- qui regroupe un bel ensemble de voies des années 1930 à 1950. La voie porte naturellement le nom de son ouvreur : La Paillon 

Chez les Paillon, l'alpinisme c'est une histoire de famille. On notera par exemple que Maurice Paillon, le père de Hugues, est celui qui à initié Pierre Alain à l'escalade et à Fontainebleau qu'il rencontre en 1928 et on soulignera surtout que Mary Paillon, la sœur de Maurice et Jane leur mère, compte parmi les rares alpinistes françaises du XIXe !

Dès lors, tous les week-end, la bande des premiers bleausards (dont Jacques Poincenot, René Ferlet, Guy Poulet, Jacques de Lepiney...) accueille Pierre Allain pour prendre le train à Paris Gare de Lyon pour Bois-le-Roi et retrouver le Cuvier.

Notez sur la position du bloc en haut à droite. Celui-ci se trouve aujourd'hui coincé dans la fissure après que la bande à Paragot ait essayé de le basculer au sol en 1952...

Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
 
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier

Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
 
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier




lundi 5 janvier 2015

P'tit toit au 95,2

Le P'tit toit  est sans aucun doute l'un des jeux les plus appréciés des grimpeurs en visite au 95.2 dans les Trois Pignons. Outre l'escalade, le bloc offre plusieurs jeux dont un remarquable retournement de situation...


Sur ne nez du crocodile ! Petit Toit du 95.2, Trois Pignons
Sur ne nez du crocodile ! Petit Toit du 95.2, Trois Pignons



Sur ne nez du crocodile ! Petit Toit du 95.2, Trois Pignons
Sur ne nez du crocodile ! Petit Toit du 95.2, Trois Pignons

C'est aussi un des plus photographié, filmé, discuté...

Mais du coup il est aussi victime de son succès et ne cesse de se dégrader !

Paparazzi au Petit Toit du 95.2, Trois Pignons

En effet, jusqu'en 2002, cette traversée était proposée à 7a/7a+ mais le brossage excessif de certaines prises plates y a creusé de très bonnes poignées et la cotation est descendue jusqu' à 6b+.


Guillaume Roux dans le Petit Toit, 6B+, 95.2
Guillaume Roux dans le Petit Toit, 6B+, 95.2
Toutefois, ces "nouvelles" prises évoluent encore et la cotation fluctue en fonction de leur profondeur ! Et pour 2015, les choses pourrait encore évoluer car la grosse boule du virage ne va pas tarder à casser...

dimanche 4 janvier 2015

Pourquoi dit-on le 95.2 ?

95.2, 91.1, 93.7, 118.4 ??
Non, il ne s'agit pas de mes plages préférées sur la bande FM mais bel et bien de la dénomination adoptée pour désigner certains sites d'escalade de la forêt des Trois Pignons !

Les Trois Pignons, jusqu'à la fin des années 60 ne sont qu'un vaste ensemble de propriétés privées. Déclaré d'utilité publique (je reviendrai sur cette histoire dans le portail d'information de la TL²Bleau), le massif fut peu à peu ouvert au public et les propriétaires expulsés. Du coup, lorsque les grimpeurs commencèrent à fréquenter le massif, ils se repérèrent d’après les cartes de l’époque. Comme certaines éminences étaient des "collines" trop basses pour mériter un nom, ils utilisèrent les seules indications portées sur ces cartes, à savoir leur altitude. Voilà ce qui explique cette curieuse toponymie !




Devenu propriétaire des lieux, l'ONF a du baptiser à la hâte chaque chemin, pignons, carrefours... reprenant les dénominations les plus couramment admises. En 1998, à la suite de nouveaux relevés topographiques, les altitudes ont été recalculées et modifiées sur les nouvelles éditions de la carte IGN. Le 95.2 mesure donc 98 mètres !!!

C’est ainsi que l’origine de ces "noms" est devenue quasi incompréhensible pour les nouveaux visiteurs.

Par ailleurs, contrairement à ce que pourrait laisser croise cette pancarte fantaisiste que l'on peu voir dans un des pins au sommet, le 95.2 n'est pas sur la route de Saint Jacques de Compostelle dont le trajet francilien peut être étudié ici.

samedi 3 janvier 2015

LES FONTAINES DE LA FORET DE FONTAINEBLEAU

La forêt de Fontainebleau n'est traversée par aucune rivière (en dehors des aqueducs) et la porosité de ses sols souvent sableux y rend la présence de l'eau assez rare. Pourtant, outre quelques grandes mares, Denecourt et son successeur Colinet, ont mis en valeur plusieurs fontaines !
Mais d'où vient cette eau ?

Sur le sentier bleu n°2 qui part de la ville de Fontainebleau, on découvre ainsi successivement 4 fontaines alors que l'on se situe bien au dessus du niveau  de la Seine et même à la plus haute altitude de la forêt... On peut donc s'interroger sur la présence de l'eau dans les Fontaines Isabelle, Dorly, TCF et Désirée.

Les eaux recueillies aux fontaines proviennent de petites "nappes" retenues au-dessus de la dalle de grès. L'eau chemine à travers la dalle par les fractures de la roche dont certaines sont aménagées par les carriers au service de nos Sylvains. Voilà aussi pourquoi, leur débit est très variable, voir inexistant en période sèche.

En effet, les dalles de grès sont imperméables et retiennent l'eau si une cavité le permet. Les eaux de pluie alimentent alors ces nappes perchées qui elles s'écoulent à travers les fissures des dalles avant de rejoindre les sables et alimenter les nappe phréatiques souterraines. C'est la situation de toutes les "fontaines" de la forêt de Fontainebleau situées en bordure des platières.
Gouttes à gouttes à la Fontaine Isabelle, Sentier bleu n°2 (C) 2014 Greg Clouzeau
Gouttes à gouttes à la Fontaine Isabelle, Sentier bleu n°2 (C) 2014 Greg Clouzeau
 
Sur le sentier bleu n°2 qui parcoure les hauteurs de la ville de Fontainebleau, on peut observer 4 d'entre elles qui, cette année, sont plutôt souvent en eau !

La Fontaine Isabelle.

La Fontaine Isabelle encore ensablée
Fontaine créée et baptisée par Denecourt en 1866 et restaurée par Colinet en 1893. Isabelle est le prénom de la fille du sculpteur  Samuel Adam-Salomon.

On voit très nettement que l'eau provient du trop plein de la platière sommitale. Elle ruisselle ensuite le long du front de taille du banc de grès pour alimenter le petit bassin.
 

 
 
 
 
 
 
 
Fontaine Dorly.


La Fontaine Dorly, Sentier bleu n°2, Fontainebleau
La Fontaine Dorly, Sentier bleu n°2,
 Fontainebleau
Fontaine créee et baptisée par Denecourt en 1852. Dorly est un négociant à Paris, conseiller municipal à Fontainebleau, un des premiers souscripteurs de l'œuvre de Denecourt. Elle fut restaurée en 1898 par Colinet.

En face de la fontaine se trouvait une buvette aménagée dans un monceau de pierraille issu des carrières abandonnées, on y vendait de la bière, de l’orangine et quelques babioles, souvenirs de la forêt. Autrefois, sur la paroi de grès, étaient tracés au charbon les vers suivants :

Fontaine, de ta parure
J’aime la simplicité,
J’aime ton onde si pure,
J’aime ta sévérité

« Cette fontaine, qu’en 1852 j’ai fait construire sous le banc de grès d’une ancienne carrière, après avoir fait creuser profondément pour réunir, dans les rigoles ou caniveaux, les larmes qui s’échappaient de côté et d’autre, est la plus précieuse qui se trouve dans nos promenades, vu que son eau est coulante et à l’abri de toute souillure, et ne tarit jamais ».

Denecourt, 1868.

 
Fontaine Désirée.
La fontaine Désirée, sentier bleu n°2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Fontaine découverte en 1837 lors des travaux au lieu dit de la route de la butte à Guay. Son aménagement fut fait par Denecourt en 1852. Désirée est le prénom de l’épouse du forestier Achille Marrier de Bois d’Hyver.

Denecourt raconte que « c’était autrefois la fontaine des Acacias parce qu’elle était ombragée par des arbres de cette espèce. Son nom actuel est dù à une noble dame de Fontainebleau, qui a eu l’heureuse idée d’intercéder en faveur de cette fontaine dont les abords étaient devenus infréquentables par suite des travaux des carriers et de leurs décombres qui en obstruaient toutes les issues ». Restaurée par Denecourt en 1852, puis par Colinet en 1898.

La fontaine Désirée, sentier bleu n°2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
La fontaine Désirée, sentier bleu n°2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau

 
Fontaine TCF, Sentier bleu 2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Fontaine du Touring Club de France.

La Fontaine du TCF est sans aucun doute la plus élaborée avec un beau bassin à demi couvert par une voûte décorée typique des jardins du XIXe bien que créée en 1901. La plaque commémorative a été volé il y a quelques année...
 
Fontaine TCF, Sentier bleu 2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau
Fontaine TCF, Sentier bleu 2, Fontainebleau, (C) 2014 Greg Clouzeau 
Situation : Dans le massif de la forêt de Fontainebleau lieu dit La Béhourdière.

Départ du circuit du parking au-dessus de l'ancienne piscine de la gare de Fontainebleau Avon.
Position GPS réelle : E02°43'14.0'' - N48°25'32.5''
Parcelle : 383