Faire le Moondance sur le circuit noir de la Cuisinière

J'ai profité de la visite de mon ami Guillaume pour revisiter quelques circuits de la forêt de Fontainebleau et travailler l'engagement dans nos modestes "Hightball". On utilise le terme américain de highball pour distinguer certains blocs plus hauts que la "normale", car si de manière générale nos blocs plafonnent autour des 5 mètres de hauteur certains passages dépassent les 7 mètres de hauteur. Petite mise en jambes sur le circuit noir ED+ de Franchard Cuisinière Crête Sud.


Donc ce week end visite sur les hauts blocs du circuit noir ED+ initialement tracé par Emmanuel Ratouis, puis modifié par Philippe Le Denmat et repeint en 2009 par le club 2APN. Parmi eux, Moondance, magnifique mur en 6A au numéro 8.


Guillaume fait le Moondance, 6A, Franchard Cuisinière, Fontainebleau
Guillaume fait le Moondance, 6A, Franchard Cuisinière, Fontainebleau


Et dire que le finlandais Nalle Hukkataival  s'est offert en mars dernier le premier enchaînement des 34 numéros et bis de ce circuit en 5h08 !

Retour dans la Paillon avec Igor et Christophe

Il y a déjà pas mal de temps j'ai évoqué ici l'histoire de la Paillon, une voie remarquablement haute du Bas Cuvier puisque située sur l'envers de la Prestat. Un morceaux d'histoire que l'on n'affronte pas à la légère...

Pour cette nouvelle sélection d'images, je vous propose deux vieux amis grimpeurs : Igor et Christophe !
Le premier ne se présente plus. Le second n'est autre que le fils d'un des plus célèbres alpinistes français : Christophe Paragot ! Voilà plus de 25 ans que j'ai la chance de grimper (pas assez hélas) avec ses joyeux personnages. Merci les gars !

Igor Bogdanoff dans la Paillon, Cuvier, Fontainebleau
Igor Bogdanoff dans la Paillon, Cuvier, Fontainebleau


Christophe Paragot dans la Paillon, Cuvier, Fontainebleau
Christophe Paragot dans la Paillon, Cuvier, Fontainebleau
 
Christophe Paragot dans la Paillon, Cuvier, Fontainebleau
Christophe Paragot dans la Paillon, Cuvier, Fontainebleau
 

La voie Michaud de l'Eléphant

Toujours sur le circuit noir ED+ du Rocher de l'Eléphant à Larchant, la voie Michaud (n° 22 noir) compte parmi les grandes classiques du sud de la forêt. Et même si cette superbe proue échouée en bas du chaos montre quelques signes d'usure qui pondère un peu le 6C d'origine, cela reste un morceau de choix.
C'est un dévers où les grimpeurs grands, blonds et athlétiques sont bien plus à l'aise que les petits gabarits. Heureusement, pour les moins forts ou les moins grands, il nous reste un espoir avec la superbe méthode statique que nous a proposé Françoise Roumégoux.

Voici donc quelques images pour faire votre choix. N'hésitez pas à cliquer sur l'image pour passer en plein écran.


La Michaud version BaBa, Eléphant
La Michaud version BaBa, Eléphant
 

La Michaud version BaBa, Eléphant
La Michaud version BaBa, Eléphant
 

La Michaud version FanFan, Eléphant
La Michaud version FanFan, Eléphant
 

La Michaud version FanFan, Eléphant
La Michaud version FanFan, Eléphant
 

La Michaud version FanFan, Rocher de Eléphant, Larchant

Le bouton (cassé) à l'Elephant

Hier, nous étions un petit groupe d'anciens (voir de très anciens) réuni au Rocher de l'Eléphant dans le sud du Massif de Fontainebleau pour un dernier hommage grimpant à notre ami Eric Tsuroupa décédé samedi dernier. L'occasion de rigoler entre bleausards, de partager quelques bons souvenirs et nous frotter à quelques très vieilles classiques du site qui, elles aussi, accusent le poids des ans.

C'est le cas de la voie du Bouton, au numéro 26 du circuit noir, devenu un solide 6C/7A depuis que le "bouton", la petite prise caractéristique de la voie, a sauté !

Du coup, nous avons aussi retrouvé un vieux réflex avec gourmandise : la parade ! Parce que prendre soin des miches des copains, c'est toujours important pour nous.

Christophe Gaillard paré par Baptiste Briand et Clélia 

Connaissez-vous les petites centaurées ?

Petite centaurée (Centaurium erythrea), Fontainebleau
Parmi les petites fleurs roses croisées dans les rares prairies de la forêt domaniale de Fontainebleau et notamment le long de l'Aqueduc, se trouve la discrète Petite centaurée (Centaurium erythrea) de la famille des Gentianaceae, aussi appelée Erythrée. Elle fleurit de juin à septembre.

Cette plante bisannuelle haute de 10 à 60 cm  présente 'une tige pleine à section carrée et ramifiée au sommet.
Elle a une surface lisse et glabre. Première particularité, cette tige est ailée, c'est-à-dire qu'elle est pourvue d'excroissances en lames minces.
Au pied, elle possède des feuilles simples, ovales et opposées dont les deux faces sont glabres.

Les fleurs roses sont regroupées en cyme dichotome.
Elles sont portées par un pédoncule court et glabre. Elles présentent 5 étamines soudées à la corolle. Le pistil est surmonté d'un seul style et de 2 stigmates rapprochés.
La corolle présente 5 lobes égaux, disposés en coupe à l'extrémité d'un tube et séparés jusqu'au tube, avec l'extrémité arrondie. Le calice est glabre. Il est en tube, avec 5 dents égales, plus courtes que le tube.

Elle est utilisée en pharmacie pour ses principes amers, qui lui confèrent la propriété de stimuler les sécrétions du foie et de l'estomac.


Petite centaurée (Centaurium erythrea), Fontainebleau
Petite centaurée (Centaurium erythrea), Fontainebleau






C'est la période de vol des Tristans en forêt de Fontainebleau

Cette année, j'ai décidé de consacrer un peu plus de temps à l'identification des espèces animales et végétales que je rencontre lors de mes escapades en forêt de Fontainebleau. Du coup, au Printemps et à l'été, une large part des observations les plus faciles à réaliser concerne la flore et les insectes qui la fréquentent. Hier, en allant grimper du côté d'Apremont, j'ai croisé divers papillons dont de nombreux Tristans, virevoltants sur le chemin de Clair Bois. Le Tristan, Aphantopus hyperantus, est une espèce de lépidoptères appartenant à la famille des Nymphalidae, à la sous-famille des Satyrinae, à la tribu des Satyrini et au genre Aphantopus dont il est le seul représentant en Europe.

Le Tristan, Aphantopus hyperantus, Fontainebleau
Le Tristan, Aphantopus hyperantus, Fontainebleau

Le Tristan est plutôt petit (40 à 45 mm), brun, et discret mais il est facilement reconnaissable avec ses petits ocelles noirs cernés de jaune et pupillés de blanc en nombre variable qui ressortent bien au verso. Ces ocelles jouent probablement un rôle contre la prédation (faux yeux ?). Au recto (intérieur) des ocelles noirs sont plus ou moins (parfois absents chez le mâle). Le brun fuligineux chez la femelle devient plus foncé, parfois presque noir, chez le mâle.
Il pourrait être confondu avec le Moiré piémontais de couleur plus claire mais ce dernier est endémique du Sud-Ouest des Alpes. En France, le Moiré n'est présent que dans les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes

Le Tristan est un papillon des forêts tempérées, plutôt humides et matures. Si en forêt de Fontainebleau on le croise rarement (comme ses congénères) au cœur des parcelles, il volette dans les clairières ou milieux assimilables. C'est donc dans les parcelles éclaircies et les bords de chemins qu'il se rencontre plus facilement. C'est un des rares papillons de jour à voler par temps couvert et même par pluie fine. La période de vol des adultes va de début juin à fin août. En quelques minutes, j'ai pu en croiser plus d'une quinzaine ainsi que des Silenes, hespérides, cuivrés...

Le Tristan, Aphantopus hyperantus, Fontainebleau
Le Tristan, Aphantopus hyperantus, Fontainebleau


Il a une large aire de répartition qui s'étend de l'ouest de l'Europe jusqu'au Japon jusqu'à 1600 mètres d'altitude, à l'exception de l'extrême nord du continent, des régions de climat méditerranéen.
Avec le recul des milieux ouverts, landes, clairières ou des trouées créées par la sylviculture, ses habitats de prédilection, il serait en régression mais néanmoins localement encore assez répandu.
En France métropolitaine où il était présent sur tout le territoire, il n'a pas été inventorié dans de nombreux départements depuis plusieurs années, ce qui pourrait signifier une importante régression de l'espèce. Ce papillon a fait l'objet d'études sur ses déplacements, qui ont conclu qu'il avait besoin de corridors écologiques spécifiques.

Une fois encore, je vous invite donc à participer aux nombreux programmes de surveillance qui sont d'une simplicité remarquable et permettent, tout en s'amusant avec les enfants, de faire avancer la science.

Le Tristan, Aphantopus hyperantus, Fontainebleau
Le Tristan, Aphantopus hyperantus, Fontainebleau