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vendredi 10 mai 2019

l'Aplat du gain à Fontainebleau

Répondre à l'aplat du gain, c'est se frotter aux mythes : rocher et ouvreur. Parisien d’origine, Alain Ghersen a fait ses premiers pas d’alpiniste sur les rochers de Fontainebleau, avant de devenir guide et de s'exiler dans le massif du Mont-Blanc. Il est l’auteur de nombreuses premières tant sur nos petits et redoutables cailloux qu'en solo sur les montagnes du monde. Bleausard, thésard en philosophie, écrivain, professeur à l'ENSA, entre ces différentes vies, Alain Ghersen a donc parcouru les faces nord, les versants sud ou les piliers ouest les plus difficiles des Alpes, souvent en solitaire. Grimpeur de haut niveau, il fait parti du club des alpinistes de huitième degré en haute altitude avec notamment la réalisation en libre de Divine Providence au Grand Pilier d’Angle avec Thierry Renault, puis en solo hivernal ! En 1990, Ghersen signe un invraisemblable enchaînement de soixante-six heures en solitaire : la face ouest des Drus par la Directe Américaine, la face nord des Jorasses par la Walker, et l’Intégrale de Peuterey jusqu’au mont Blanc. Bref, mythique.


A Bleau, c'est pareil ! Les escalades qu'il nous a laissé étaient visionnaires au milieu des années 1980 ! Des lignes souvent déversantes, engagées, très difficiles et proposant une escalade dynamique encore peu en vogue à cette époque. Parmi celles-ci, l'Aplat du gain, au Rocher du Calvaire, avec ses deux jetés successifs et son redoutable plat est longtemps resté la bête noire pour de très nombreux grimpeurs. Aujourd'hui encore, bien peu s'y frottent même si depuis quelques années, une méthode statique en sortie permet à certains de pondérer la cotation à 7C+. Voici un grimpeur à l'essai dans ce bloc qui, 30 ans après, et malgré la systématisation des entraînements dynamique sur pan, reste une croix de rêve.










Dans l'Aplat du gain, 8A Calvaire, Fontainebleau
Dans l'Aplat du gain, 8A Calvaire, Fontainebleau

mardi 18 avril 2017

Une estampe japonaise sur le grès bleausard

La peinture compte parmi les moyens d'expression artistique favori au Japon. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si les Japonais ont écrit avec un pinceau plutôt qu'avec un stylo jusqu'à l'époque moderne. Avec la montée de la culture populaire pendant la période Edo (1603-1868), un type d'estampes nommé ukiyo-e  devint un art majeur et ses techniques furent perfectionnées par la suite, ce qui permit de produire des impressions couleur.


Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau
Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau
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Hokusai (vous savez cette célèbre  La Grande Vague de Kanagawa), et Hiroshige comptent donc parmi les plus célèbres artistes de l’époque. À la suite de l’étude de l’art européen, la perspective fait son apparition, Toyoharu s'attachant dès 1750 à en comprendre les principes, avant de les appliquer à l'estampe japonaise. D’autres idées se voient également reprises et assimilées et la représentation des paysages du Japon devient un sujet majeur.

Et forcément, au Japon, qui dit paysage, dit aussi Montagne ! 

La création de listes de montagnes célèbres remonte à l'époque d'Edo où le peintre et poète Tani Bunchō établit une liste de 90 montagnes remarquables. Dans les œuvres de Katsushika Hokusai on trouve aussi Trente-six vues du mont Fuji qui sont publiées à partir d’environ 1831.

Les 100 montagnes célèbres du Japon est une liste de sommets du Japon qui provient d'un ouvrage écrit en 1964 par l'écrivain et montagnard Kyūya Fukada. Cette liste est établie sur des critères de beauté de la montagne et des paysages mais aussi de l'altitude. Depuis la parution du livre et notamment avec la popularisation de la randonnée au Japon dans les années 1980, l'ascension de ces sommets constitue un défi à relever pour de nombreux randonneurs.


Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau
Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau


mardi 1 novembre 2016

Le Carré d'As du Cuvier


Le week-end dernier, à la faveur d'une rencontre avec mon ami Guillaume,  désormais expatrié dans le Jura, nous sommes allés  jouer une carte historique de la forêt de Fontainebleau : l'ascension du Carré d'As ! Au moins vingt-ans que je n'avais pas remis les mains sur ce pilier que j'avais réalisé flash  en suivant aveuglément de Philippe Le Denmat. Cette fois, j'ai joué mon joker de photographe et demander à un CAFiste jurassien de bien vouloir jouer à cette partie de poker ! Merci Mathieu !

Donc le Carré d'As, c'est ce magnifique pilier qui marque l'arrivée du circuit noir ED- tracé par Roland Trivellini et modifié par Jacky Godoffe et Jo Montchaussé dans les années 80. La fin du circuit (n° 24 à 30) se situe côté Rempart sur la parcelle 882 de part et d'autre du chemin.

La voie fut sans doute ouverte en 1950 par Paul Jouy pour un 6B/C engagé et reconnu aujourd'hui comme le premier 6C de Bleau. Techniquement et physiquement rien de très difficile mais la chute est très vivement déconseillée d'autant que le pin qui couvre le rocher au pied de la voie a bien grossi depuis la première escalade ! Avec plus de 6 m de haut, vous comprendrez vite que l'issue est vers le haut !

La voie démarre par une remontée en fissure puis un crawl vers LA bonne prise. Ensuite, il faut tricoter un peu avec les pieds pour parvenir au pied-main. De là, il faut jouer les équilibristes, mains à plats, en faisant corps avec le rocher pour s'échapper à gauche non sans un dernier croisé de pied salvateur...

Les plus fous tenteront le Coup de poker en 7A+, la version directe après le pied-main en gardant l'arrête main droite, une voie très engagée ouverte par Philippe tout comme la voisine de gauche (Ex Aequo, 7A, dalle directe dans l'axe de la sortie du Carré d'As).

Cliquez sur une photo pour basculer en plein écran.

Remontée de la fissure du Carré d'As par Mathieu
Remontée de la fissure du Carré d'As par Mathieu
Crawl du Carré d'As par Mathieu
Tricotage des pieds dans le Carré d'As
Le pied main du Carré d'As
Le pied main du Carré d'As
Equilibre du Carré d'As
Petit croisé, obligatoire pour les petits
Une dernière poussée et Mathieu se hisse au sommet du Carré d'As, 6C de 1950, au Cuvier !

jeudi 10 mars 2016

Le quartier d'orange, une autre voie historique du bloc de la Prestat au Cuvier

Ivan arque les prises taillées en 1942 dans le Quartier d'orange, Cuvier, (C) 2016 Greg ClouzeauEn 1942, Charles Authenac se faisait surprendre par une patrouille allemande alors qu'il taillait les prises de ce qui allait être le Quartier d'orange, une grande classique en 5B du circuit rouge du Bas Cuvier.

Nous sommes en pleine occupation. Le bivouac est d'ailleurs interdit en Forêt de Fonatinebleau et notre alpiniste a de la chnce, les militaires allemands sont aussi grimpeurs.
Avec cette nouvelle voie (la troisème du bloc de la Prestat depuis 1914), on entre dans une période où les nouveaux blocs s'ouvre à coups de marteau et burin... On est encore loin d'imaginer le potentiel des générations futures ! D'ailleurs, il est possible de faire la voie en ne prennant que la fissure naturelle de droite. Un peu plus loin, le même Charles taillera la traversée qui porte son nom, elle aussi devenue une classique du circuit rouge.


Mais en montagne, Charles ne taille pas et s'offre quelques belles ascensions. Parmi celles-ci, je citerai l'éperon nord est des Droites, un sommet indissociable des performances bleausardes de l'époque.





Les Droites ce sont 2 sommet du massif du Mont-Blanc. Situées entre l'aiguille Verte et les Courtes,
et avec tout juste 4 000 m (pour le sommet est point culminant, l'ouest étant à 3984 m), c'est le moins élevé des 82 sommets de plus de 4 000 mètres des Alpes françaises. Elles séparent le glacier d'Argentière du bassin de Talèfre. elles présentent deux sommets séparés par la brêche des Droites.


prises taillées en 1942 dans le Quartier d'orange, Cuvier, (C) 2016 Greg Clouzeau
Une des prises taillées en 1942 au Cuvier par Charles Authenac
Les bleausards s'y attaquent dès 1930 avec Bobi Arsandaux et Jacques Lagarde qui ouvrent une nouvelle voie sur le couloir nord-est (face nord), le 31 juillet après dix-sept tentatives  pour venir à bout de ce long couloir de neige et de glace. Le 21 juillet 1937, après trente-huit heures d'escalade quasi-ininterrompue  c'est donc Charles Authenac et Fernand Claret-Tournier qui gravissent pour la première fois l'éperon nord-est.




Ivan arque les prises taillées en 1942 dans le Quartier d'orange, Cuvier, (C) 2016 Greg Clouzeau
Ivan arque les prises taillées en 1942 dans le Quartier d'orange, Cuvier, (C) 2016 Greg Clouzeau


mardi 8 mars 2016

L'Angle Allain, un morceau d'histoire au Cuvier Rempart

Jeu de mains et de pieds dans l'Angle Allain au Cuvier, 2016 (C) Greg CLOUZEAU
Le premier 6A bloc reconnu comme tel à Fontainebleau est la Marie Rose dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises.
Pourtant, à quelques minutes de cette voie mythique, se trouve une autre prétendante au titre : l'Angle Allain !


C'est sur cette ligne parfaite du Cuvier Rempart qu'en 1935, Pierre Allain, améliore véritablement ce qui va devenir les premiers vrais chaussons d'escalade.



Pierre Allain (né le 7 janvier 1904, mort le 19 décembre 2000) est l’un des plus grands alpinistes français. Il peut être considéré comme « l'un des pères de l'escalade moderne » c'est à dire sportive.  Il est aussi l'inventeur de nombreuses innovations techniques majeures de l'alpinisme : dont les équipements en duvet, les mousquetons d'escalade légers, le descendeur de rappel, etc et bien entendu les chaussons.

Pierre Allain, vit son enfance à Paris et découvre l'alpinisme en vacances dans les Alpes dans les années 1920. En 1930, il découvre l'escalade en forêt de Fontainebleau où il excelle rapidement. Il intègre donc le célèbre Groupe de Bleau dont il devient l'un des leaders. Comme les autres alpinistes parisiens, il passe la saison d'été dans les Alpes et grimpe le reste de l'année à Fontainebleau.



Remonter l'Angle Allain, 80 ans après sa première, n'est pas chose facile (c) 2016 Greg Clouzeau
Remonter l'Angle Allain, 80 ans après sa première, n'est pas chose facile (c) 2016 Greg Clouzeau




En 1934 il ouvre la Fissure des alpinistes à l'Envers d'Apremont qui est sans doute le premier 5 de Fontainebleau. L'année suivante c'est l'angle en 5C+/6A qui porte maintenant son nom. Et son palmarès en montagne ne fait que confirmer que les passages les plus difficiles qu'il a ouvert à Bleau au début des années 30 sont déjà dans les limites des possibilités humaines du moment !

1933 : première de l'arête sud-ouest de l'Aiguille du Fou avec Robert Latour.
1934 : première de l'arête sud-ouest du Pic Sans Nom avec Jean Vernet et Jean Charignon et première de la face sud de la Meije jusqu'au Glacier Carré avec Jean Vernet et Jean Leininger.
1935 : célèbre première ascension de la face nord du Petit Dru avec Raymond Leininger (sans crampon, sans chaussure de montagne, avec une corde de chanvre de seulement 7 mm de diamètre). Puis ouverture d'une « directissime » dans la face sud de La Meije depuis le Glacier Carré, avec Raymond Leininger (termine ainsi la voie ouverte en 1934). Également première de la face est de la Dent du Caïman avec Raymond Leininger.
1936 : première expédition française en Himalaya (Karakoram) avec notamment ses camarades Jean Leininger, Marcel Ichac, Jean Charignon, etc. La cordée d’assaut du Hidden Peak (8 068 mètres) menée par Pierre Allain atteint 6 850 mètres puis doit abandonner ses positions en raison de la tempête.
1937 : première de l'arête est de la dent du Crocodile avec les frères Jean Leininger et Raymond Leininger et première de l’arête nord-est des Grands Charmoz avec Yves Feutren.
1938 : première (sans lancer de corde) du Doigt de l’Etala aux Petits Charmoz avec Jean Leininger. Tentative à l'éperon Walker aux Grandes Jorasses avec Raymond Leininger. L'éperon, grand défi des alpinistes européens de l'époque, sera vaincu quelques jours plus tard par les Italiens menés par Riccardo Cassin.
1946 : troisième ascension de l'éperon Walker (des Grandes Jorasses) avec Guy Poulet, René Ferlet et Jacques Poincenot.
1947 : première de la face sud-ouest du Cardinal avec F. Aubert, Auguste Fix et J. Rousseau. Première de la face ouest de Blaitière avec Auguste Fix (qui grimpa en tête), dont le passage clé, une fissure déversante aux rebords évasés devait se situer dans la difficulté maximale de l'époque (6 sup). Effectuant la deuxième ascension, Terray et Lachenal confirmèrent que cette voie dépassait en difficulté rocheuse, tout ce qui était connu dans le massif du Mont Blanc.

En 1948, Pierre Allain commercialise les premiers chaussons d'escalade, qu'il avait conçus et bricolés dans les années 1930, les fameuses P.A. Elles deviendront incontournables sous le nom de EB (initiales d'Édouard d'Edmond Bourdonneau, voir  les commentaires) et seront utilisés par les grimpeurs du monde entier jusque dans les années 1970.
 
En 1948 toujours, il publie Alpinisme et compétition, qui aura une influence considérable sur le milieu des alpinistes. Dans son dernier chapitre, il explique tout ce que l'escalade à Fontainebleau a apporté aux alpinistes parisiens, privés de falaises d'entraînement. La recherche de la difficulté pure, par la répétition des passages et l'absence de risque de chute leur permettant d'« acquérir des qualités de grimpeur supérieures à ce que peut donner toute autre grande école d'escalade » [...] « Et puis à dire vrai, ce n'est pas uniquement en vue des courses en montagne que nous allons à Bleau et que nous y grimpons, c'est même surtout parce que nous en faisons un jeu qui passionne en lui-même. [...] Si, sortant des « classiques », on s'aventure jusqu'à essayer un des « derniers grands problèmes du Cuvier », et qu'après bien des « buts », l'un d'entre nous triomphe de cette prestigieuses première de quatre ou cinq mètres, il est momentanément aussi fier que s'il venait de réussir quelque nouvel itinéraire sur les flancs d'un grand sommet des Alpes. Et ses camarades de s'exciter pour la deuxième, la troisième, etc. »


Steph Carconne remonte l'Angle Allain, 5C/6A, Cuvier Rempart, (C) 2016 Greg Clouzeau
Steph Carcone remonte l'Angle Allain, 5C/6A, Cuvier Rempart, (C) 2016 Greg Clouzeau
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Donc, la prochaine fois que vous irez frotter vos chaussons sur l'arrête de l'Angle Allain, que ce soit par la dalle de gauche (5C+/6A), ou dans le mur à droite (5C), gardez à l'ésprit que tout ceci n'est qu'un jeu et qu'il dure depuis plus de 80 ans !

Steph Carconne remonte l'Angle Allain, 5C/6A, Cuvier Rempart, (C) 2016 Greg Clouzeau
Steph Carcone remonte l'Angle Allain, 5C/6A, Cuvier Rempart, (C) 2016 Greg Clouzeau

Steph Carconne remonte l'Angle Allain, 5C/6A, Cuvier Rempart, (C) 2016 Greg Clouzeau
Steph Carcone remonte l'Angle Allain, 5C/6A, Cuvier Rempart, (C) 2016 Greg Clouzeau


mardi 6 janvier 2015

La Paillon : une voie historique du Cuvier

Ce que j'aime à Bleau c'est que de nombreuses voies d'escalade ont une histoire. Une vraie et parfois assez ancienne pour n'être pas connue de la jeune génération de grimpeurs !
Exemple avec La Paillon, un morceau de choix qui, aujourd'hui encore, fait frémir les meilleurs...

C'est donc en 1929, au Bas Cuvier, qu'Hugues Paillon s'octroie "la première" du versant est du bloc de la Prestat par une diagonale engagée dont la difficulté est estimée à IV+ de l'époque. Au passage, on ne se prive pas d'améliorer les prises au burin...

Comme en alpinisme, la "directe" sera ouverte quelques temps plus tard (1938). Cette voie remarquable constitue l’arrivée (n°48) du célèbre circuit bleu TD- qui regroupe un bel ensemble de voies des années 1930 à 1950. La voie porte naturellement le nom de son ouvreur : La Paillon 

Chez les Paillon, l'alpinisme c'est une histoire de famille. On notera par exemple que Maurice Paillon, le père de Hugues, est celui qui à initié Pierre Alain à l'escalade et à Fontainebleau qu'il rencontre en 1928 et on soulignera surtout que Mary Paillon, la sœur de Maurice et Jane leur mère, compte parmi les rares alpinistes françaises du XIXe !

Dès lors, tous les week-end, la bande des premiers bleausards (dont Jacques Poincenot, René Ferlet, Guy Poulet, Jacques de Lepiney...) accueille Pierre Allain pour prendre le train à Paris Gare de Lyon pour Bois-le-Roi et retrouver le Cuvier.

Notez sur la position du bloc en haut à droite. Celui-ci se trouve aujourd'hui coincé dans la fissure après que la bande à Paragot ait essayé de le basculer au sol en 1952...

Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
 
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier

Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
 
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier
Guillaume Roux dans la paillon directe, 4+, Bas Cuvier