mercredi 26 avril 2017

Guillaume joue encore l'égoïste à Apremont

Greg CLOUZEAU
Encore, car j'ai déjà publié une photographie de mon ami Guillaume Roux dans l'Egoïste et qui plus est, dans le même mouvement que celui publié en juillet 2014 !
Cette fois...pas de parade et le point de vue opposé...

lundi 24 avril 2017

Sexe et dentelles au Rocher des Demoiselles

Greg CLOUZEAU
C'est encore à une ligne superbe que l'on a affaire avec Sexe et dentelles, une arrête déversante ouverte par Michel Grillère non loin de la lettre L du sentier bleu Denecourt n°9 au Rocher des Demoiselles dans la forêt domaniale de Fontainebleau. Un bon 6A+ en départ debout qui passe à 6B en départ assis. Attention, prévoir un ou deux pads et quelques pareurs vigilants...

vendredi 21 avril 2017

L'ortie rouge fleurit de mars à novembre

Greg CLOUZEAU

L' Ortie Rouge ou plutôt le lamier pourpre (Lamium purpureum var. purpureum) est une variété de plantes de la famille des Lamiaceae très commune en Europe, et considérée comme une mauvaise herbe qui, malgré son nom commun, ne pique pas (elle même comestible !)

Elle fait partie des première fleurs du Printemps et offre ses sucs aux insectes de mars à novembre malgré une odeur plutôt désagréable ! Haute de 10 à 30 cm, ses feuilles poilues semblables à celles des orties (quoique plus arrondies) deviennent pourpres dans la partie supérieure de la plante.
Elle pousse abondament dans les champs, jardins, talus, chemins, jusqu'à 2.000 m.

Sexualité : hermaphrodite


jeudi 20 avril 2017

Papy on States au Rocher des Demoiselles

Greg CLOUZEAU
Si le Rocher des Demoiselles n'est pas le secteur le plus fréquenté de la forêt par les grimpeurs (petit parking, marche d'approche, un seul circuit balisé...) il n'en n'abrite pas moins quelques voies très remarquables.
J'ai profité d'une récente visite pour faire découvrir le célèbre dévers en 6A+/B de Papy on States, ouvert il y a bien longtemps par Michel Grillère à mes deux comparses, Ivan et Laurent.
La voie, très caractéristique, est située sur la droite d'un couloir sur le sentier bleu n°9 entre les lettres M et N non loin d'une autre classique du site : Sexe et dentelles.
Sur la gauche du dévers se trouve une autre voie, Mamy on Sight, dont je vous reparlerai bientôt...

Ivan dans Papy on States, 6B, Rer des Demoiselles
Ivan dans Papy on States, 6B, Rer des Demoiselles

Laurent dans Papy on States, 6B, Rer des Demoiselles
Laurent dans Papy on States, 6B, Rer des Demoiselles

mercredi 19 avril 2017

Les plats d'endorphines sont servis au Désert d'Apremont

Greg CLOUZEAU
Il y a quelques semaines, nous étions à Apremont Désert pour nous essayer sur l'ensemble de blocs remarquables ouverts en 2014. Si certains sont hauts ou très déversants, il existe aussi de nombreux blocs en 7A/7A+ de petite taille. Cela signifie qu'il va falloir serrer fort les prises. Parmi ceux-ci, essayez donc la proue en départ assis d'Endorphines. Un très beau cocktail de plats et crochetages de talon...
Il faut partir assis juste à droite du n°22 jaune avec une grosse prise un peu sableuse et une fissure et sortir à gauche sur la proue.

Franck se paye sa dose d'endorphine, 7A, Apremont Désert
Franck se paye sa dose d'endorphine, 7A, Apremont Désert
 
Franck se paye sa dose d'endorphine, 7A, Apremont Désert
Franck se paye sa dose d'endorphine, 7A, Apremont Désert
 

mardi 18 avril 2017

Une estampe japonaise sur le grès bleausard

Greg CLOUZEAU
La peinture compte parmi les moyens d'expression artistique favori au Japon. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si les Japonais ont écrit avec un pinceau plutôt qu'avec un stylo jusqu'à l'époque moderne. Avec la montée de la culture populaire pendant la période Edo (1603-1868), un type d'estampes nommé ukiyo-e  devint un art majeur et ses techniques furent perfectionnées par la suite, ce qui permit de produire des impressions couleur.


Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau
Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau
Cliquez sur l'image pour l'afficher en plein écran

Hokusai (vous savez cette célèbre  La Grande Vague de Kanagawa), et Hiroshige comptent donc parmi les plus célèbres artistes de l’époque. À la suite de l’étude de l’art européen, la perspective fait son apparition, Toyoharu s'attachant dès 1750 à en comprendre les principes, avant de les appliquer à l'estampe japonaise. D’autres idées se voient également reprises et assimilées et la représentation des paysages du Japon devient un sujet majeur.

Et forcément, au Japon, qui dit paysage, dit aussi Montagne ! 

La création de listes de montagnes célèbres remonte à l'époque d'Edo où le peintre et poète Tani Bunchō établit une liste de 90 montagnes remarquables. Dans les œuvres de Katsushika Hokusai on trouve aussi Trente-six vues du mont Fuji qui sont publiées à partir d’environ 1831.

Les 100 montagnes célèbres du Japon est une liste de sommets du Japon qui provient d'un ouvrage écrit en 1964 par l'écrivain et montagnard Kyūya Fukada. Cette liste est établie sur des critères de beauté de la montagne et des paysages mais aussi de l'altitude. Depuis la parution du livre et notamment avec la popularisation de la randonnée au Japon dans les années 1980, l'ascension de ces sommets constitue un défi à relever pour de nombreux randonneurs.


Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau
Estampe japonaise naturelle en grès et lichens de Fontainebleau


jeudi 6 avril 2017

Avez-vous remarquez ces potentilles printanière ?

Greg CLOUZEAU
Parmi les plantes à fleurs jaunes déjà visibles en forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons, vous rencontrerez certaines variétés de potentilles, (genre Potentilla) qui sont des plantes herbacées pérennes ou arbustives de la famille des rosacées.

Les fleurs, solitaires ou en grappes, sont généralement de couleur jaune mais certaines espèces ont des fleurs blanches, roses ou brun-pourpre.
Ce genre compte environ 500 espèces dans les régions tempérées dont divers hybrides !
C'est une plante rampante, dont les tiges ne s'enracinent pas et dont la hauteur varie de 5 à 30 cm. Ses feuilles sont composées et palmées.
Comme elle apprécie les terrains acides, elle trouve à Fontainebleau et dans les Trois Pignons de quoi se satisfaire... On la trouve dans les tourbières, landes, pelouses et forêts humides.

Jusqu'ici, je ai rencontré plusieurs variétés comme Potentilla tabernaemontani (en haut à gauche) qui est une des premières de la saison,  Potentilla erecta, à 4 pétales (contrairement à la majorité des Rosacées qui en ont 5), aussi la Potentille des montagnes (Potentilla Montana) très rare ailleurs que dans le sud-est dumassif de Fontainebleau, en situation d'isolat septentrional en Ile-de-France. Attention, cette espèce à fleures blanches est régionalement en régression. Caractéristique de landes silico-calcaires, elle se retrouve dans un mélange insolite de flores dans certains pré-bois renfermant le chêne pubescent (cf. Guide des groupements végétaux de la région parisienne et P Jauzein).

Potentilla signifie "petite puissante" ou "petite efficace" (diminutif de potens, puissant), et son ancien nom latin (P. tormentilla) signifiait "qui guérit les douleurs du ventre".
 
Attention, son rhizome contient jusqu'à 20 % de tanin et il est extrêmement astringent ! Ils sont aussi toniques et hémostatiques.



Potentille, Trois Pignons







mardi 4 avril 2017

Cannon ball à Franchard Isatis

Greg CLOUZEAU
Sur la droite du secteur classique de Franchard Isatis, avant de traverser le chemin en direction des Hautes-Plaines, vous croiserez une belle boule pleine de magnésie où les grimpeurs s'élance dans de grands bonds vers le sommet. C'est Cannon ball, une jeu aux multiples variantes.

La plus facile, à gauche, tourne dans le 6A+ en partant avec la grosse rampe et en sortant à gauche de la proue. En allant attraper la bonne prise à droite, la cotation grimpe à 7A+ et si vous arrivez directement au sommet depuis la rampe, vous êtes dans le 7B.

Il existe aussi un départ assis à droite qui remonte en diagonale vers la gauche baptisé Side Show Bob pour un beau 6B+ et une version directe à droite en 6C/7A répondant au nom de Spongebob 6c+,


Un grimpeur joue à Cnnon ball, 7B, Franchard Isatis
Un grimpeur joue à Cnnon ball, 7B, Franchard Isatis

lundi 3 avril 2017

Et si la forêt de Fontainebleau abritait aussi le Pays d'elfes et de trolls ?

Greg CLOUZEAU
Dans la mythologie nordique, le "troll" est un être vivant dans les montagnes ou les buttes (bergtroll). En Islande, les croyances en ces créatures surnaturelles sont une chose sérieuse, et vous trouverez peu d'islandais pour oser affirmer qu'ils n'y croient pas ! La preuve, 5% en ont vu et 55% sont convaincus de leur existence... Ici, la nature toute entière est habitée par le "huldufólk", le peuple caché. Les "Vœttir" (les esprits) sont partout et les humains ne peuvent pas les ignorer.

Franchard carrières... Fontainebleau, le Pays des légendes et des trolls
D'ailleurs, on peut voir en pleine campagne des routes effectuer d'étranges virages. C'est que les ingénieurs ont préféré être prudents en contournant tel ou tel rocher, connu depuis des lustres comme étant en fait un lieu habité par un troll …

Un écrivain islandais contemporain, Árni Björnsson, a publié une sorte d'annuaire des créatures surnaturelles, le "Vœttatal". On y apprend que plus de cinq cents elfes, trolls, et autres esprits habitent l'Islande !

A Bleau, non loin d'Arbonne-la-Forêt, le GR traverse une de ces zones à l'ambiance extraordinaire digne des plus beaux décors du Seigneur des anneaux et qui pourraient bien abriter quelques unes de ces créatures... A Franchard, les anciennes carrières abandonnées sont aujourd'hui couvertes de mousses et on s'attend à voir surgir ici un elfe, là un troll...Chut...
Franchard carrières... Fontainebleau, le Pays des légendes et des trolls
Franchard carrières... Fontainebleau, le Pays des légendes et des trolls

Franchard carrières... Fontainebleau, le Pays des légendes et des trolls
Franchard carrières... Fontainebleau, le Pays des légendes et des trolls

Franchard carrières... Fontainebleau, le Pays des légendes et des trolls
Franchard carrières... Fontainebleau, le Pays des légendes et des trolls




samedi 1 avril 2017

CréNatures et esprits du rocher à Franchard

Greg CLOUZEAU
Vous connaissez ma passion pour la chasse aux CréNatures de Fontainebleau. Nul part ailleurs vous ne trouverez une telle concentration de sculptures naturelles. Outre le célèbre bestiaire des rochers de Fontainebleau, Dame Nature nous joue ici quelques uns de ces tours, figeant dans la pierre, ici et là, les visages de quelques bons et mauvais génies.

Il est temps de partager avec vous quelques unes de mes dernières prises. Cette série a été faite à Franchard Isatis où j'ai donc croisé deux hommes au menton blanchit, une sorcière, un crâne d'oeuf, un regard endormi, mais aussi le sourire de Pluto, un martin-pêcheur, Droopy  et le squelette d'un dragon...

Le blanc menton, Fontainebleau
Le blanc menton, Fontainebleau
 

La sorcière, Fontainebleau
La sorcière, Fontainebleau
 

Le menton blanc, Fontainebleau
Le menton blanc, Fontainebleau
 

Crane d'œuf, Fontainebleau
Crane d'œuf, Fontainebleau
 

L'endormi, Fontainebleau
L'endormi, Fontainebleau
 

Le sourire de Pluto, Fontainebleau
Le sourire de Pluto, Fontainebleau
 

Le martin-pêcheur, Fontainebleau
Le martin-pêcheur, Fontainebleau

 

Droopy, Fontainebleau
Droopy, Fontainebleau
 
et
Le squelette du Dragon, Franchard, Fontainebleau
Le squelette du Dragon, Franchard, Fontainebleau
 
La bouche du dragon, Franchard, Fontainebleau
La bouche du dragon, Franchard, Fontainebleau
 

vendredi 31 mars 2017

Un casse croûte en 5C à Franchard

Greg CLOUZEAU
Allez encore une grande classique du circuit blanc ED de Franchard Isatis, la dalle du Casse-croûte au n°15.
Et là, rien ne sert de forcer sur les arquées si tu ne pousses pas avec les jambes ou que tu as abusé de tartiflette la veille.
Même si cette dalle a beaucoup vieilli, elle n'en reste pas moins belle.
Un bon 5C+ tout de même.

Laurent s'offre un casse-croûte à Franchard Isatis
Laurent s'offre un casse-croûte à Franchard Isatis

jeudi 30 mars 2017

Le nouveau surplomb statique d'Isatis

Greg CLOUZEAU
Face au Coup de pompe, au numéro 10 du circuit blanc, se trouve le très classique Surplomb statique aussi appelé Power-Lolotte dont j'ai publié de très nombreuses photographies dans ce blog.

La prise clef ayant cassée en février 2017 victime des trop nombreux assauts, restait à refaire le passage avec une autre méthode. Ce fut le cas rapidement pour l'ami Romuald Bussy qui propose une version en 6C passant juste à gauche de la prise cassée.

Et tant qu'il en reste un morceau, vous pouvez comme Guillaume essayer cette version directe et sans doute en 6C+/7A.
C'est d'ailleurs avec Guillaume que j'avais publié mes premières images de ce bloc (ici dans la sortie en 2012 et là avec un point de vue en contre plongée atypique ou encore ici en 2015)

Personnellement, je préfère toujours la version dite Surplomb de gauche.

Vu la beauté de la prise cassée, je vais conserver mon poster de l'ancienne...


Surplomb statique 10 blanc Franchard Isatis
Guillaume essaye une directe dans le 10 blanc
 

Surplomb statique 10 blanc Franchard Isatis
Guillaume essaye une directe dans le 10 blanc
 

Surplomb statique 10 blanc Franchard Isatis
Guillaume essaye une directe dans le 10 blanc
 

Surplomb statique 10 blanc Franchard Isatis
Guillaume essaye une directe dans le 10 blanc
 

mercredi 29 mars 2017

Pas de Coup de pompe à Franchard isatis

Greg CLOUZEAU
Retour aux photographies d'escalade avec un petit passage à Franchard Isatis avec les copains le week-end dernier sur le classique circuit blanc ED dont j'ai parlé à de nombreuses reprises.

D'ailleurs, au rythme où sont tartinés les blocs de magnésie, on ne verra bientôt sans doute plus le balisage.

Au numéro 9 se trouve un très joli mur percé d'un magnifique bi-doigts et doté d'un excellent pied. C'est Coup de pompe, un 5C+ qui nécessite une parfaite maîtrise des rétablissements. Idéal pour  travailler le "réta pompier" avec le dos au soleil.

 
 
 
 

mardi 28 mars 2017

Robert le Diable se balade aussi en forêt de Fontainebleau

Greg CLOUZEAU
Toujours dans les papillons observables dès les premiers beaux jours, vous croiserez certainement Robert-le-Diable ! Polygonia c-album de son vrai nom est donc une espèce de lépidoptères de la famille des Nymphalidae.

Robert-le-Diable Polygonia c-album en Forêt de Fontainebleau
Robert-le-Diable Polygonia c-album en Forêt de Fontainebleau
Bien qu'ils soient peu nombreux en forêt de Fontainebleau, on le croise quand même très régulièrement dès les premières chaleurs. Ce fut le cas le week-end dernier, où la génération née entre juillet et août qui a hiberné sous forme d'imago dans la végétation est sortie de dégourdir les ailes à la recherche d'un partenaire pour produire une nouvelle génération.

Robert-le-Diable a des ailes très découpées dont le revers est marbré de brun lui assurant un bon camouflage. Ailes repliées, le papillon ressemble donc à une feuille morte lobée.
En y regardant de plus près, vous verrez sur ses ailes postérieures une tache blanche en forme de C.  C'est à cause de cette tâche caractéristique que le papillon est décrit par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 sous le nom initial de Papilio c-album.

En revanche, le dessus présente de nombreuses marques brunes à noires sur un fond plutôt orange vif,  avec des taches claires en bordure. En général, les Robert le diable printaniers sont plus colorés que leur enfants estivaux. Identifier le mâle de la femelle n'est pas toujours simple car le dimorphisme sexuel réside dans  une différence d'intensité de la coloration et le découpage des ailes.

Les plantes hôtes de cette espèces sont assez nombreuses (ortie, orme champêtre, noisetier, saules...) mais assez peu présente en forêt de Fontainebleau. Il est donc plus facile de croiser ce jolie diable, dans les clairières et en lisière de la domaniale ainsi que dans les haies et les jardins ou vergers.

Robert-le-Diable Polygonia c-album en Forêt de Fontainebleau
Robert-le-Diable Polygonia c-album en Forêt de Fontainebleau

lundi 27 mars 2017

Les citrons volent en forêt de Fontainebleau

Greg CLOUZEAU
Le citron Gonepteryx rhamni ♀ à gauche, mâle à droite ♂, Forêt de Fontainebleau
Celles et ceux qui me suivent depuis longtemps le savent déjà, je ne suis ni un photographe animalier, ni un naturaliste. Simplement, je pense qu'il est toujours utile d'en savoir plus sur ce que l'on photographie et quand on se passionne pour le Pays de Fontainebleau, les sujets ne manquent pas ! Je suis photographe "par nature". Cela signifie que je me laisse très volontiers distraire par tout plein de petites choses en randonnée, au grand dam (*) de celles et ceux qui m'accompagnent !
Et en ce moment, avec le retour du soleil, ce sont les nombreux papillons qui volent en forêt. Parmi les premiers lépidoptères visibles en grand nombre, se trouve le citron Gonepteryx rhamni ! Cela faisait longtemps que je cherchais à photographier ce papillon dont le vol ne facilite pas la tâche, et ce week-end, coup de chance, voilà un couple qui s'arrête !

A quoi il ressemble le Citron volant ?

Le Citron ou Gonepteryx rhamni est donc un papillon de la famille des Pieridae dont les ailes sont découpées en forme de feuille, avec des nervures en relief et les contours qui lui permettent de se fondre totalement parmi le feuillage lorsqu'il est au repos... Un point discoïdal brun orangé marque chaque aile sur le revers, alors que c'est un petit point rouge sur le recto. Bref, le citron a une forme assez unique et vous avez peu de chance de vous tromper en présence d’un mâle, car c'est le seul papillon jaune vif en France.

Vous pouvez cliquer sur les images pour passer en mode plein écran.


Le citron Gonepteryx rhamni ♀ en haut, mâle en bas ♂, Forêt de Fontainebleau
Le citron Gonepteryx rhamni ♀ en haut, mâle en bas ♂, Forêt de Fontainebleau

Madame Citron en vol paraît presque blanche (en fait elle est verdâtre !) et pourrait être confondue avec sa cousine la Piéride du Chou. Si en plus, vous vous trouvez dans le sud de la France (la Loire), le Citron a un cousin provençal qui lui ressemble beaucoup : le Citron de Provence (Gonepteryx cleopatra). On trouve les citrons dans les secteurs forestiers ou arbustifs, et tout particulièrement dans les secteurs où se situent leurs plantes nourricières du genre Rhamnus, c'est à dire principalement la Bourdaine (R. frangula) et le Nerprun (R. carthatica).
En montagne, il peut se rencontrer jusqu’à plus de 2000 mètres d’altitude. Si le Citron est capturé, il tombe dans un état cataleptique de mort apparente.


Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau
Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau


Les citrons volent presque toute l'année ! C’est en juillet que les imagos éclosent. Devenus papillons, ils voleront jusqu'aux froides journées d'automne pour passer tout l’hiver cachés au milieu des feuilles de lierre, et se reproduiront qu’au printemps suivant.

Le citron Gonepteryx rhamni ♀, mâle, Trois Pignons

Pour survivre aussi longtemps, le citron passe par deux périodes de léthargie, (été et hiver), pendant lesquelles il vit au ralentit pour limiter ses dépenses énergétiques. Le reste du temps, outre sa parade nuptiale printanière, il constitue des réserves.


Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau
Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau

Voilà pour le citron.
Je tire la plupart des informations sur les papillon du site Lepi'net

Mon ami Djamal, lui aussi photographe et naturaliste amateur a consacré encore plus d'articles que moi aux insectes de la forêt de Fontainebleau et notamment aux lépidoptères.

Identifier un insecte est parfois un exercice difficile. Outre les nombreux guides existants, Djamal vous propose de partir à la découverte d'une famille de papillons, les Nymphalidés dans cet ebook, où vous trouverez des photos originales, des commentaires par sous-familles et toutes les informations utiles pour des identifier.

jeudi 23 mars 2017

Les aqueducs de Fontainebleau

Greg CLOUZEAU
Si la forêt est bordée par la Seine, aucune rivière ne la traverse. Tout du moins, pas naturellement ! En 1854, Georges Eugène Hausmann propose un projet d'alimentation en eau de Paris.

Les sources de la Vanne sont acquises en 1860 et les plans du tracé de l'aqueduc sont terminés en 1865. Œuvre de l'ingénieur Eugène Belgrand, l'ouvrage est achevé en 1875. Long de 173 km, l'aqueduc traverse la forêt de Fontainebleau sur 17 km dont 3,5 en aérien.

L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus

Il rassemble des eaux provenant de différentes sources dont celles du Loing et du Lunain.
L'eau arrive au réservoir de Montsouris, situé dans une ancienne carrière souterraine dans le 14e arrondissement de Paris.
L’aqueduc est parfois souterrain. Il traverse intégralement le rocher de Bouligny à une profondeur moyenne de 26 mètres sur une longueur de 1397 m. C’est exactement ici, à deux pas de la route de Nemours, qu’eut lieu un éboulement lors du chantier de creusement, le 20 juillet 1868, accident qui fit quatre morts !

 
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
 
En dehors des mares de platières et des quelques fontaines aménagées par les Sylvains, l'eau ne coule pas beaucoup en forêt. Au XIXe, on profita donc du succès de certains sites pour y aménager de nombreuses buvettes. Les six plus importantes sont en effet établies autour de la Fontaine Sanguinède, au Mont Chauvet, au Bouquet du roi, près de la Fontaine Dorly, au Rocher Cassepot et, bien entendu, à la Caverne aux Brigands.
Mais cela ne semblait pas suffire à calmer la soif de nos touristes alors certains échafaudent des projets au coût pharaonique et qui n'aboutiront jamais.
Ainsi, en 1847, l'ingénieur Alexandre Corréard, envisage la construction d'un barrage sur la Seine. De celui-ci, un réseau de canalisations amènerait l'eau au cœur de la forêt.
Denecourt n'est pas en reste et reprenant ce projet, il imagine un aqueduc pour alimenter les sites les plus touristiques.
Enfin, en 1865, l'ingénieur Garceau proposait lui de creuser un canal de trois mètres de large qui encerclerait la forêt domaniale sur une vingtaine de Kilomètres. Des travaux estimés alors à plus d'un millions de francs !
 
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
 
 

mercredi 22 mars 2017

Wolverine, l'etrange toit oxydé

Greg CLOUZEAU
Toujours dans les blocs ouverts en 2014 autour du Pilier du désert d'Apremont, le petit toit à côté du numéro 16 jaune offre un 7C/C+ au départ assis redoutable.
Wolverine, puisque c'est son nom démarre assis à gauche avec une bonne verticale et un crochetage de talon assez pénible puis rejoint la fissure pour un rétablissement final pas si facile que ça à négocier.



Au-delà de la voie, c'est la remarquable couleur ocre du plafond qui m'a attiré. Une telle couleur est synonyme d'une migration d'oxyde de fer lors de la formation du grès il y a quelques millions d'années (voir l'article sur la géologie du massif sur la TL²B). Ce serait dommage de la gâcher avec la magnésie, alors comme l'a fait Pierre,  merci de brosser les prises en partant.



Bravo Pierre Délas pour ses essais dans ce bloc qui signe un beau retour à la forêt après ton accident de l'an dernier. Pas trop rouillé le Marca !

mardi 21 mars 2017

Franck et Ivan jouent les Teletubbies dans le Désert d'Apremont

Greg CLOUZEAU
Face au Pilier du désert présenté hier, se trouve un petit dévers  dont le départ assis passe de 6B à 7A en sortant sur les plats de droite au lieu de la fissure du numéro 11 bis jaune.
Un beau combat à se mettre sur les plats qui offrent une réta de sortie bien plus difficile à négocier qu'il n'y paraît...

Toponymie :
Si la voie est baptisée Teletebbies c'est bien entendu en référence à la série télé anglaise pour enfant qui s'écrit d'ailleurs Teletubbies ! Mais savez-vous pourquoi ?

Cette série pour les tout petits de 365 épisodes de 25 minutes, créée par Anne Wood et Andrew Davenport, diffusée à partir du sur le réseau BBC. Elle met en scène les aventures de quatre personnages unicolores nommés Tinky Winky, Dipsy, Laa Laa et Po.

Notre ami Tony Fouchereau et l'ouvreur du bloc, avait l'habitude l'hier de grimper en combinaison intégrale (type grenouillère), en polaire rouge, héritage de son passé de pompier du GRIMP. Dans la série, le personnage habillé en rouge, c'est Po ! Paradoxalement, c'est aussi le plus petit alors que Tony est souvent le plus grand.  Pendant longtemps, Po a été pris pour un garçon mais il s'agit bien d'une fille, ayant approximativement l'âge d'un bébé, et qui se déplace avec une trottinette rouge dont elle ne sait pas vraiment se servir.

Un vrai supplice pour les parents ! Visiblement, c'est aussi le cas pour les grimpeurs...


Franck fait déjà la grimace dans Teletebbies, 7A, Apremont
Franck fait déjà la grimace dans Teletebbies, 7A, Apremont
 
Franck couine en sortie deTeletebbies, 7A, Apremont
puis couine en sortie de Teletebbies, 7A, Apremont
 
Franck couine en sortie deTeletebbies, 7A, Apremont