Sports Nature et Escalade à Fontainebleau

Sports Nature et Escalade à Fontainebleau
La forêt de Fontainebleau et ses environs forme le plus beau, le plus riche et le plus vaste des terrains d'aventure aux porte de Paris. Doté d'une géologie particulière, le Pays de Fontainebleau abrite une flore et une faune exceptionnelles que l'on découvrira en pratiquant de très nombreuses activités sportives dans les plus beaux paysages d'Ile de France

Des Paysages magnifiques aux portes de Paris.

Une faune et une flore hors du commun

Un Patrimoine Historique Exceptionnel

Mes dernières photos sur le blog

lundi 27 mars 2017

Les citrons volent en forêt de Fontainebleau

Grégoire Clouzeau
Le citron Gonepteryx rhamni ♀ à gauche, mâle à droite ♂, Forêt de Fontainebleau
Celles et ceux qui me suivent depuis longtemps le savent déjà, je ne suis ni un photographe animalier, ni un naturaliste. Simplement, je pense qu'il est toujours utile d'en savoir plus sur ce que l'on photographie et quand on se passionne pour le Pays de Fontainebleau, les sujets ne manquent pas ! Je suis photographe "par nature". Cela signifie que je me laisse très volontiers distraire par tout plein de petites choses en randonnée, au grand dam (*) de celles et ceux qui m'accompagnent !
Et en ce moment, avec le retour du soleil, ce sont les nombreux papillons qui volent en forêt. Parmi les premiers lépidoptères visibles en grand nombre, se trouve le citron Gonepteryx rhamni ! Cela faisait longtemps que je cherchais à photographier ce papillon dont le vol ne facilite pas la tâche, et ce week-end, coup de chance, voilà un couple qui s'arrête !

A quoi il ressemble le Citron volant ?

Le Citron ou Gonepteryx rhamni est donc un papillon de la famille des Pieridae dont les ailes sont découpées en forme de feuille, avec des nervures en relief et les contours qui lui permettent de se fondre totalement parmi le feuillage lorsqu'il est au repos... Un point discoïdal brun orangé marque chaque aile sur le revers, alors que c'est un petit point rouge sur le recto. Bref, le citron a une forme assez unique et vous avez peu de chance de vous tromper en présence d’un mâle, car c'est le seul papillon jaune vif en France.

Vous pouvez cliquer sur les images pour passer en mode plein écran.


Le citron Gonepteryx rhamni ♀ en haut, mâle en bas ♂, Forêt de Fontainebleau
Le citron Gonepteryx rhamni ♀ en haut, mâle en bas ♂, Forêt de Fontainebleau

Madame Citron en vol paraît presque blanche (en fait elle est verdâtre !) et pourrait être confondue avec sa cousine la Piéride du Chou. Si en plus, vous vous trouvez dans le sud de la France (la Loire), le Citron a un cousin provençal qui lui ressemble beaucoup : le Citron de Provence (Gonepteryx cleopatra). On trouve les citrons dans les secteurs forestiers ou arbustifs, et tout particulièrement dans les secteurs où se situent leurs plantes nourricières du genre Rhamnus, c'est à dire principalement la Bourdaine (R. frangula) et le Nerprun (R. carthatica).
En montagne, il peut se rencontrer jusqu’à plus de 2000 mètres d’altitude. Si le Citron est capturé, il tombe dans un état cataleptique de mort apparente.


Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau
Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau


Les citrons volent presque toute l'année ! C’est en juillet que les imagos éclosent. Devenus papillons, ils voleront jusqu'aux froides journées d'automne pour passer tout l’hiver cachés au milieu des feuilles de lierre, et se reproduiront qu’au printemps suivant.

Pour survivre aussi longtemps, le citron passe par deux périodes de léthargie, (été et hiver), pendant lesquelles il vit au ralentit pour limiter ses dépenses énergétiques. Le reste du temps, outre sa parade nuptiale printanière, il constitue des réserves.


Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau
Le citron Gonepteryx rhamni ♀  Forêt de Fontainebleau

Voilà pour le citron.
Je tire la plupart des informations sur les papillon du site Lepinet

Mon ami Djamal, lui aussi photographe et naturaliste amateur a consacré encore plus d'articles que moi aux insectes de la forêt de Fontainebleau et notamment aux lépidoptères.

Identifier un insecte est parfois un exercice difficile. Outre les nombreux guides existants, Djamal vous propose de partir à la découverte d'une famille de papillons, les Nymphalidés dans cet ebook, où vous trouverez des photos originales, des commentaires par sous-familles et toutes les informations utiles pour des identifier.

jeudi 23 mars 2017

Les aqueducs de Fontainebleau

Grégoire Clouzeau
Si la forêt est bordée par la Seine, aucune rivière ne la traverse. Tout du moins, pas naturellement ! En 1854, Georges Eugène Hausmann propose un projet d'alimentation en eau de Paris.

Les sources de la Vanne sont acquises en 1860 et les plans du tracé de l'aqueduc sont terminés en 1865. Œuvre de l'ingénieur Eugène Belgrand, l'ouvrage est achevé en 1875. Long de 173 km, l'aqueduc traverse la forêt de Fontainebleau sur 17 km dont 3,5 en aérien.

L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus

Il rassemble des eaux provenant de différentes sources dont celles du Loing et du Lunain.
L'eau arrive au réservoir de Montsouris, situé dans une ancienne carrière souterraine dans le 14e arrondissement de Paris.
L’aqueduc est parfois souterrain. Il traverse intégralement le rocher de Bouligny à une profondeur moyenne de 26 mètres sur une longueur de 1397 m. C’est exactement ici, à deux pas de la route de Nemours, qu’eut lieu un éboulement lors du chantier de creusement, le 20 juillet 1868, accident qui fit quatre morts !

 
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
 
En dehors des mares de platières et des quelques fontaines aménagées par les Sylvains, l'eau ne coule pas beaucoup en forêt. Au XIXe, on profita donc du succès de certains sites pour y aménager de nombreuses buvettes. Les six plus importantes sont en effet établies autour de la Fontaine Sanguinède, au Mont Chauvet, au Bouquet du roi, près de la Fontaine Dorly, au Rocher Cassepot et, bien entendu, à la Caverne aux Brigands.
Mais cela ne semblait pas suffire à calmer la soif de nos touristes alors certains échafaudent des projets au coût pharaonique et qui n'aboutiront jamais.
Ainsi, en 1847, l'ingénieur Alexandre Corréard, envisage la construction d'un barrage sur la Seine. De celui-ci, un réseau de canalisations amènerait l'eau au cœur de la forêt.
Denecourt n'est pas en reste et reprenant ce projet, il imagine un aqueduc pour alimenter les sites les plus touristiques.
Enfin, en 1865, l'ingénieur Garceau proposait lui de creuser un canal de trois mètres de large qui encerclerait la forêt domaniale sur une vingtaine de Kilomètres. Des travaux estimés alors à plus d'un millions de francs !
 
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
L'aqueduc dans sa traversée du Coquibus
 
 

mercredi 22 mars 2017

Wolverine, l'etrange toit oxydé

Grégoire Clouzeau
Toujours dans les blocs ouverts en 2014 autour du Pilier du désert d'Apremont, le petit toit à côté du numéro 16 jaune offre un 7C/C+ au départ assis redoutable.
Wolverine, puisque c'est son nom démarre assis à gauche avec une bonne verticale et un crochetage de talon assez pénible puis rejoint la fissure pour un rétablissement final pas si facile que ça à négocier.



Au-delà de la voie, c'est la remarquable couleur ocre du plafond qui m'a attiré. Une telle couleur est synonyme d'une migration d'oxyde de fer lors de la formation du grès il y a quelques millions d'années (voir l'article sur la géologie du massif sur la TL²B). Ce serait dommage de la gâcher avec la magnésie, alors comme l'a fait Pierre,  merci de brosser les prises en partant.



Bravo Pierre Délas pour ses essais dans ce bloc qui signe un beau retour à la forêt après ton accident de l'an dernier. Pas trop rouillé le Marca !

POSTERS et CALENDRIERS de BLEAU

  • Premières Nuances de grès12 posters en Noir et Blanc en A4 et A3