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lundi 30 décembre 2019

Balade sur la Platière du Larris qui parle en mode vieilles pelloches !

Nous avons tous la mémoire courte ! Si comme moi vous avez la chance d'avoir fréquenté la forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons il y a plus de 40 ans, vous vous rappelez peut-être des paysages semi désertiques de nombreux secteurs des Trois Pis ? Il faut parfois se replonger dans les vieux albums photographiques de famille pour mesurer le changement de physionomie des paysages. Ou alors, vous allez vous promener sur les platières et notamment celles du Coquibus, de la Touche aux mulets ou du Larris qui parle au-dessus du rocher du Télégraphe par exemple.



Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau
Platière du Larris qui parle un jour de pluie, Trois Pignons, FD de Fontainebleau




Voici donc une petite série d'images en mode vieilles "pelloches", c'est à dire au look seventies un jour de pluie ! Pour réaliser cette série nostalgique d'une certaine esthétique des couleurs, je n'ai pas sorti mon vieux boîtier argentique et mes pellicules FUJIFILM mais j'ai joué avec un post-traitement (oui, des fois je m'y essaye) particulier et qui m'évoque cette époque où ma Tante Sylvie m'emmenait parfois bivouaquer les week-end dans les Trois Pignons. Une époque où l'on pouvait garer son camping car à une vingtaine de mètres des départs des circuits d'escalade bleu, rouge et blanc du 95.2 après avoir traversé les sables de la Vallée Close.
Images à voir en plein écran en cliquant sur une des vignettes...

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau

Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau


En vrai, après une bonne pluie, le soleil est revenu et les couleurs claquaient. La preuve…



Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau
Platière du Larris qui parle, Trois Pignons, FD de Fontainebleau





mardi 17 septembre 2019

Paysages des Trois Pignons à l'heure du laisser Flare

Ce week-end, en forêt de Fontainebleau, arrivé tardivement pour une petite balade de prospection, j’ai profité du chaleureux soleil de fin de journée. Comment immortaliser au mieux cette atmosphère si ce n’est en se laissant flare. Au-delà du jeu de mots, le lens flare peut se révéler être un précieux atout en photographie. Si certains cherchent à l’éviter par tous les moyens, là je l’ai très volontairement provoqué. Profitez du coucher du soleil pour jouer avec les contrejours et ajoutez une touche de magie à vos images avec quelques effets. A l’heure dorée et chaude vos photographies seront d’un tout autre niveau.
Sur le Chemin du Bois Rond, Trois Pignons, Fontainebleau
Sur le Chemin du Bois Rond, Trois Pignons, Fontainebleau



Première chose : qu’est-ce que c’est que le lens flare ?
Par abus de langage, on appelle flare les halos lumineux qui se trouvent dans l’image. Le lens flare est un phénomène d’aberration chromatique qui apparaît lorsque la lumière va se refléter sur les lentilles à l’intérieur de l’objectif puis se disperser. Et plus il y a d’éléments optiques dans l’objectif, plus ça a de chances de se réaliser. Cela va du simple voile lumineux de haute lumière aux différents cercles verts, bleus ou rouges, en passant par différentes sortes d’aberrations chromatiques.


L'arbre de lumière, Trois Pignons, Fontainebleau
Lorsque vous photographiez le soleil en face, vous avez forcément déjà remarqué que, sur certaines de vos images, il forme soit une tâche blanche trop lumineuse soit une étoile plus ou moins rayonnante. C’est ce qu’on appelle l’effet Starburst, une autre aberration optique, et cela donne un très bel aspect à votre photo.. Mais le flare ça peut aussi être une sorte de voile brumeux sur l’image. La photographie n’est pas contrastée et les couleurs sont presque délavées.

Personnellement, ce sont des effet que je ne vais pas souvent chercher à provoquer car cela fait un petit peu trop « cliché ». Mais, s’il apparaît dans une image et qu’il renforce l’ambiance de la scène, pourquoi pas ! En photographie, c’est parfois utilisé dans l’image de mode ou de mariage par exemple pour apporter un côté plus rêveur, plus onirique, plus magique etc. Cela donne aussi parfois un effet plus réaliste au paysage. D’ailleurs, dans les jeux vidéo, on en rajoute comme si c’était une caméra qui filmait la scène alors que se sont des images de synthèse !

Pour provoquer un flare, c’est finalement assez simple. Il faut se mettre face au soleil ou légèrement de côté. Ensuite, quand le flare apparait, il faut bouger de quelques centimètres pour en accentuer plus ou moins l’effet. Avantage, il apparait dans le viseur tel qu’il sera sur l’image ! Attention, le pare-soleil de l’objectif peut en limiter l’apparition mais pas totalement. D’ailleurs sur cette série, il était bien monté sur mon objectif. Du coup, pour l’éviter, fuyez le soleil de face !





Et si vous cherchez à créer un flare à tout prix sachez qu’il existe des filtres spéciaux pour le provoquer. Par exemple, la gamme Prism Lens FX vous propose des filtres dotés de "rayures" en forme de trait, d'étoile ou de poussière afin de générer facilement un effet de lens flare là où il n'y en avait pas. Autre solution, le créer en postproduction grâce à des logiciels de retouche d'image tels que Photoshop ou l'ajout de calques que vous pouvez trouver sur Internet. Si certains sont tentés d'user de cette solution, attention à l'utiliser correctement. Pour un rendu réaliste, il est important de garder en tête le principe même d'apparition du flare, c'est-à-dire l'orientation de la source lumineuse !

Donc, pour une image du plus bel effet, placez le soleil juste au bord ou derrière votre sujet pour filtrer une grande partie de la lumière. Vous pouvez utiliser les arbres, les montagnes, les immeubles. En procédant ainsi, l’image est beaucoup plus contrastée et chaude. Petite astuce au passage, si l’image est prise bien avant le coucher du soleil, essayez le noir et blanc, elle sera encore meilleure.
Et si vous souhaiter créer un bel effet sachez que les rayons de l’étoile sont dus au nombre de lamelles composant le diaphragme de votre objectif (là, il faut se renseigner chez les fabriquants). Par exemple, pour 5 lamelles, il y aura 10 rayons, pour 6 lamelles, il y aura 6 rayons, ou pour 7 lamelles, il y aura 14 rayons. C’est facile à retenir : si le nombre de lamelles est impair, le nombre de rayons est doublé. Pour obtenir l’effet Starburst, vous devrez fermer le diaphragme de votre objectif pour obtenir une ouverture entre f/11 et f/22. Pour rappel, le diaphragme est cette partie de l’objectif qui permet de limiter la quantité de lumière qui arrive sur le capteur. L’ouverture du diaph est exprimée fX. Plus le chiffre est petit, plus l’ouverture est grande et plus il rentre de lumière !





Enfin, pour réussir ce type d’image, il faut s’assurer de ne pas trop surexposer sa photo. Comme pour obtenir un ciel bleu au lieu d’un ciel blanc, dans cette situation il est quasiment toujours préférable de sous-exposer la scène en fonction de la différence d’exposition qu’il y a entre la partie sombre (la terre, les arbre, etc.) et le soleil et le ciel. Une fois votre image prise, vous pourrez toujours essayer d’éclaircir les ombres en post-traitement si besoin mais pas les parties sur-exposées.






Dernier rappel, NE jamais viser le soleil directement en pleine journée, au risque de brûler votre rétine (en quelques secondes, c’est possible) ou l’obturateur et le capteur de votre appareil d’autant que l’objectif agit comme une loupe.

jeudi 11 avril 2019

La difficulté c'est selon sur le circuit bleu du Rocher de la Reine

On me demande parfois en forêt si tel ou tel bloc est difficile. Pour un grimpeur, apprécier la difficulté d'une voie d'escalade est un exercice complexe car tout dépend de son propre niveau et de son échelle de références. Pour autant, les circuits balisés, dans leur grande majorité, répondent à une certaine codification. Ainsi, lorsque l'on aborde un circuit bleu, la moyenne des passages qui le composent sera de niveau D pour Difficile. Le système de cotation de la difficulté des blocs va de 1 à 9 avec des paliers -/+ ou A,B et C et celle des circuits, qui correspond à la difficulté d'ensemble des passages va de Facile à Extrêmement Difficile.

Mais pour le spectateur ?
A quelle difficulté va t-il percevoir le passage ?

Making Of

C'est souvent une question d'angle de vue et un photographe pourra facilement influencer cette perception de difficulté en utilisant la contre-plongée. En se plaçant sous le grimpeur, le bloc paraît vite assez haut.  Renforcez avec un traitement en  noir et blanc pour dramatiser la scène. Ajoutez un pareur et c'est bon ! Le spectateur étant placé dans une position d'infériorité, le bloc devient "dangereux" et "difficile" et le grimpeur...un héro !
Exemple en image avec ce très beau passage numéro 15 (3+/4-) du circuit bleu du Rocher de la Reine dans les Trois Pignons.
Cliquez sur une photographie d'Ivan dans le 15 bleu pour l'afficher en plein écran.





Attention ! La réalisation de ce type d'image n'est pas sans risque tant pour le grimpeur et le photographe que pour le matériel… J'avais évoqué ces risques dans cet article sur la contre plongée Le point de vue inverse, la plongée, permet aussi de renforcer la sensation de vide et de provoquer le vertige du spectateur mais présente l'inconvénient de placer celui-ci dans une position de supériorité vis à vis du sujet comme je l'indiquais dans cet autre making of


Même traitement avec le pilier du numéro 13 bleu, très beau bloc en 4+ qui devient sans doute ainsi un peu plus impressionnant qu'il ne l'est en réalité. Méfiance tout de même, 4+, c'est déjà Difficile !





jeudi 21 février 2019

Clairs-obscurs en forêt de Fontainebleau

Les douces lumières d'hiver se prêtent particulièrement bien à la photographie de paysages et permettent de réussir de superbes clairs-obscurs forestiers. Le clair obscur est un genre artistique issu de la peinture et qui consiste selon le Larousse à « moduler la lumière sur un fond d’ombre, suggérant ainsi le relief et la profondeur ». C'est un genre que j'affectionne particulièrement. En gros, on parle de clair-obscur quand les parties claires de l’image contrastent avec des parties sombres majoritaires. Depuis l'invention du numérique, réussir ses photographies de paysage en clair-obscur est plus facile mais nécessite tout de même un minimum d'attention sur la mesure de la lumière. En voici 24 exemples saisis le week-end dernier à la JA Martin dans les Trois Pignons.





Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons



C'est quoi le clair-obscur ?



Il apparaît dès la Renaissance avec Polidoro da Caravaggio, puis il est porté à son apogée par Le Caravage qui pousse encore plus loin les contrastes jusqu'au "ténébrisme" et enfin, par des peintres des écoles du nord notamment Rembrandt. La photographie est "officiellement" inventée le 7 janvier 1839, jour de la présentation par Arago à l'Académie des sciences de l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype (même si ce n'est en fait qu'une amélioration de l'invention de Niepce datant d'une dizaine d'années). En 1850, la technique photographique produit majoritairement des images en clair-obscur. Ce phénomène se reproduit jusqu'aux pictorialistes (1890) qui se plairont à produire des images plus artistiques.


Le clair obscur photographique renforce le relief et la profondeur des images par des effets d’ombre et de lumière. Ce jeu de contraste (parfois violent notamment dans les contre-jours) entre ombre et lumière doit pourtant être maîtrisé afin de ne pas produire des ombres parfaitement noires, lisses et sans détails. Le clair-obscur permet aussi d'ajouter une ambiance dramatique notamment dans la photographie de rue ou documentaire. En isolant par de forts contrastes les sujets éclairés, on guide le regard du spectateur vers l'essentiel. 

Clairs-obscurs forestiers dans les Trois Pignons

 
Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons



Making of de clairs-obscurs photographiques



Pour la photographie de paysage en clair-obscur, je commence donc par rechercher les lieux où la lumière mettra en valeur un sujet pris dans une zone fortement ombragée. Autant dire un lieu couvert et faiblement ensoleillé ! Ensuite, je règle ma sensibilité autour de 400 ISO pour ne pas trop perdre de détails dans les ombres. Photographier c'est au sens littéral : « peindre avec la lumière ». S'agissant d'isoler les lumières les plus fortes en les exposant correctement, deux possibilités s'offrent à nous pour mesurer la quantité de lumière nécessaire. Toutefois, comme souvent en photographie, je positionne mon boîtier en mode AV (priorité ouverture) et je règle l’ouverture du diaphragme entre f/8 et f/11. Cela permet d’avoir un bon compromis entre profondeur de champ et performances de l’objectif notamment en photographie de paysage. Attention donc à ce que cette vitesse ne soit pas trop basse si vous êtes à main levée. Du coup, la bonne quantité de lumière sera liée à la vitesse choisie par l'appareil et au type de mesure de lumière.




Donc là, quelques précisions s'imposent. Côté mesure de la lumière, vous avez le choix entre la couverture totale de l'image (l'appareil fait une moyenne pour que tout soit exposé correctement mais dans les limites des possibilités techniques), la mesure à moyenne centrale pondérée (qui couvre 8 à 12 % du centre de l'image) ou la mesure sélective (qui ne couvre que 3% du centre et qui est parfois couplée au choix du collimateur AF de mise au point sur les boîtier de dernière génération). Comme notre image comporte beaucoup de zones fortement ombragées, il y a de forte chance que votre appareil cherche à bien les exposer notamment avec le premier types de mesure. Du coup votre clair-obscur est foutu et les fortes lumières que vous vouliez mettre en valeur sont cramées ! Je travail donc ici en mesure spot ou centrale pondérée. Comme mon sujet n'est généralement pas central, je zoome sur celui-ci, prend et mémorise la mesure d'exposition (touche *), dé-zoome et re-cadre.


Cela permet aussi de bien faire la mise au point (en mode manuel) car du fait de la faible luminosité, l’autofocus peut avoir du mal à trouver son calage.


Dans la série ci-dessous, j'ai travaillé mes clairs-obscurs en contre-jours en cherchant toujours à ce que les ombres ne soient pas totalement bouchées ou noires (l'avant dernière est déjà limite à mon goût).





Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons



Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons

Clair-obscur forestier dans les Trois Pignons